|
Accueil
>>
L’Afps, qui sommes nous ?
>>
Nos analyses et communiqués
>>
France Israël : nouvelle donne ?
publié le samedi 6 août 2005 Afps « Nouvelle donne », « une page tournée dans les relations entre la France et Israël »... C’est en tout cas ainsi que l’invitation d’Ariel Sharon par Jacques Chirac, sa visite en France les 27 et 28 juillet, les rencontres multiples qu’il a eues -avec Renaud Dutreil, ministre des Petites et Moyennes Industries, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Philippe Douste-Blazy- ont été commentées dans la presse ;.../
/... la presse française, qui a insisté sur la lutte de la France contre l’antisémitisme un an après la tirade d’Ariel Sharon sur l’antisémitisme d’une « France où vivent 10% de musulmans » (cf nos communiqués de cette époque), mais aussi la presse israélienne. Alors, de quoi s’agit-il ?Suite aux propos d’Ariel Sharon L’AFPS a eu l’occasion avant la visite officielle d’Ariel Sharon d’adresser une lettre ouverte au Président de la République Lettre ouverte à Monsieur Jacques Chirac, Président de la République, que vous avez reçue et qui est sur notre site. Après les rassemblements unitaires contre cette visite et pour réclamer des sanctions un an après l’arrêt de la CIJ et le vote de l’Assemblée générale contre le mur israélien en Palestine, quel bilan tirer de cette visite ? Des relations économiques et une coopération accrues
2 . L’après Gaza
Prendre la diplomatie française au mot et exiger des sanctionsPuisque la France propose une conférence internationale de paix, d’ici l’automne, il importe de la prendre au mot. Le peuple palestinien a besoin non seulement de la mise en œuvre de ce qui a été décidé à Charm-el-Cheikh et que l’Etat d’Israël se refuse à mettre en œuvre -notamment la libération des prisonniers politiques et la levée de tous les barrages érigés sur le territoire palestinien- mais aussi et surtout d’une véritable perspective de paix, d’indépendance, d’exercice de son droit à l’autodétermination. Cela suppose non seulement que celui-ci soit réaffirmé, mais aussi qu’un calendrier d’application soit décidé, et que des garanties internationales soient prises pour le mettre en œuvre, afin qu’il ne se mue pas à son tour en nouveau « plan », sorti verbalement des tiroirs dans une intermittence soumise aux aléas des besoins de la diplomatie américaine dans la région. Une telle conférence internationale, pour qu’elle se tienne, impose une détermination diplomatique réelle au-delà des mots et, pour qu’elle aboutisse, suppose de ne pas laisser dans l’asymétrie de leur tête-à-tête la puissance occupante israélienne et les représentants du peuple palestinien occupé et en exil. Les Nations unies doivent en être le cadre, pour sa tenue comme pour sa mise en œuvre, assortie d’obligations fondées sur le droit international tant pour les parties concernées que pour les Etats membres de l’ONU. La France considère cependant que, sans l’accord d’Israël, une telle conférence ne peut avoir lieu. On est au cœur de l’aporie de cette diplomatie : d’un côté on prône le dialogue, de l’autre on reconnaît qu’il ne sert à rien. Il est urgent d’en tirer les leçons et les conséquences. Violant ses propres obligations d’Etat membre de l’ONU en charge, comme les autres Etats, de la mise en œuvre des résolutions des Nations unies, la France n’a rien fait pour l’application de l’arrêt de la Cour Internationale de Justice du 9 juillet 2004 adopté le 20 par l’AG des Nations unies. De même qu’elle omet ses obligations de Haute Partie Contractante à la Quatrième Convention de Genève. Rien n’empêche la France d’être à l’origine d’un projet de résolution du Conseil de sécurité exigeant l’application de l’arrêt de la CIJ, de façon aussi contraignante qu’a pu l’être, par exemple, la résolution 1559... La politique de l’impunité adoptée au bénéfice du gouvernement israélien plonge la région toute entière dans la guerre. Il soumet le peuple palestinien à une occupation sauvage et à une colonisation qui réduit en miettes toute perspective d’Etat viable et toute perspective de paix. Il soumet la société israélienne à l’enrôlement dans le consensus nationaliste et aux risques d’insécurité durable. Dans l’intérêt de tous les peuples de la région, cette politique doit cesser. C’est le sens de notre campagne pour des sanctions contre Israël tant que son gouvernement continue de violer le droit international. Le bureau national de l’AFPS Paris, le 1er août 2005. |
ImpressionEnvoyer par mail Sur le même sujet : AFPS |
27 mars 2008
John Pilger, New Statesman |
29 août 2007
Uri Avnery |
24 avril 2007
5 février 2007
Adri Nieuwhof |
25 juin 2006
Jamal Juma, Stop the wall |
11 juin 2006
PACBI* |
26 avril 2006
Michel Teston, Sénateur, Président du Conseil général d’Ardèche. |
24 février 2006
Laila El-Haddad |
7 janvier 2006
|
|
L'AFPS soutient le peuple Palestinien
dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux. Elle agit
pour une paix réelle et durable, fondée sur l'application du droit international.
Lire la charte
|
||
|
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent
avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'Afps traduit et publie des auteurs divers.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'Afps.
|
||
|
Site conçu avec le logiciel libre SPIP.
|