Photo : Conséquences du massacre commis par Israël contre le camp de déplacé·es d’Al Mawasi à Gaza, 4 février 2026 © Quds News Network
Les frappes israéliennes sur Gaza ont tué au moins 21 Palestiniens mardi, alors que les autorités israéliennes ont temporairement bloqué les évacuations médicales palestiniennes via le poste-frontière de Rafah.
Selon Al Jazeera, les bombardements israéliens dans le nord de Gaza ont tué 11 personnes dans les quartiers d’al-Tuffah et d’al-Zeitoun de la ville de Gaza depuis l’aube.
Les forces israéliennes ont également bombardé la ville de Deir El-Balah et le camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de Gaza, tandis que les frappes israéliennes sur le camp de tentes d’al-Mawasi ont tué au moins deux personnes et blessé 12 autres, dont un ambulancier de la Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS).
Les tirs d’artillerie israéliens ont tué au moins quatre personnes dans la région de Qizan Rashwan, au sud de la ville de Khan Younis, selon l’agence de presse palestinienne Wafa.
Les forces israéliennes ont tué au moins 529 Palestiniens et blessé 1 462 autres depuis le début du cessez-le-feu en octobre, selon le ministère de la Santé de Gaza.
La PRCS a déclaré que les autorités israéliennes avaient annulé l’évacuation prévue de patients palestiniens vers l’Égypte, le troisième groupe depuis l’ouverture du passage lundi.
Les préparatifs étaient en cours à l’hôpital du Croissant-Rouge à Khan Younis lorsque l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a informé la PRCS qu’Israël avait suspendu l’évacuation.
Plus tard, la PRCS a déclaré à Al Jazeera que l’évacuation des patients reprendrait plus tard dans la journée de mercredi.
Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que 4 000 patients atteints de cancer, sur un total de 11 000, attendaient depuis plus de deux ans d’être transférés à l’étranger pour y être soignés après avoir été orientés vers un spécialiste. Au moins 20 000 personnes doivent être évacuées de Gaza pour recevoir des soins médicaux.
Les attaques israéliennes et la fermeture temporaire apparente du passage de Rafah sont survenues après que l’armée israélienne a déclaré qu’un de ses réservistes avait été grièvement blessé par des tirs de militants palestiniens dans le nord de Gaza pendant la nuit.
Malgré les violations répétées du cessez-le-feu par Israël et les déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu selon lesquelles l’Autorité palestinienne (AP) ne participerait pas à la gouvernance de Gaza, la Turquie et l’Arabie saoudite ont réaffirmé mercredi leur soutien à Ramallah.
Dans une déclaration commune publiée par l’Agence de presse saoudienne (SPA), la Turquie et l’Arabie saoudite « ont souligné la nécessité de consolider le cessez-le-feu, de mettre fin à l’occupation de Gaza et d’ouvrir la voie à la reprise des responsabilités de l’Autorité nationale palestinienne dans la bande de Gaza ».
Les deux pays ont également réaffirmé leur soutien à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et condamné les efforts d’Israël pour mettre l’agence hors la loi, notamment la démolition de bâtiments de l’UNRWA dans Jérusalem-Est occupée.
Mardi, Hadja Lahbib, représentante de l’Union européenne, a également réaffirmé le soutien politique et financier de l’UE à l’agence, le qualifiant d’« inébranlable ».
Pendant ce temps, en Cisjordanie occupée, les forces israéliennes ont abattu un Palestinien lors de raids dans la ville de Jéricho, selon Wafa, tandis que trois autres personnes ont été blessées.
À Jérusalem-Est occupée, des dizaines de colons israéliens ont pris d’assaut le complexe de la mosquée Al-Aqsa sous la protection de la police israélienne.
Traduction : AFPS




