Le 22 juin 2026, le Club des Prisonniers, une des principales organisations de défense des prisonnier-es politiques palestinien-nes, a publié communiqué dans le but d’alerter sur la situation critique de trois Palestinien-nes prisonnières politiques dans l’enfer carcéral de Damon : Amina Al-Tawil (37 ans), Dana Jouda (35 ans) et Manar Ibrahim (28 ans). Toutes les trois ont été kidnappées alors qu’elles étaient déjà enceintes.
Amine Shahr Al-Tawil est originaire de Qalqilya et est enceinte de quatre mois. Mère de quatre enfants et épouse d’un ancien détenu ayant passé au total 19 ans dans les prisons israéliennes, elle a été arrêtée le 18 mars 2026 sous prétexte d’« incitation à la rébellion » suite à des publications sur les réseaux sociaux. Elle est en détention provisoire depuis trois mois.
Dana Anad Jouda est enceinte de 5 mois. Déjà mère d’un enfant et originaire de Naplouse elle a été arrêtée le 18 avril 2026. Les autorités israéliennes l’ont placée en détention administrative, donc sans charges ni procès, pour une durée de six mois.
Quant à Manar Ibrahim Ibrahim, elle est la dernière des trois Palestiniennes kidnappées évoquées dans le communiqué. Cette mère de deux enfants et enceinte de quatre mois, avait été capturée dans son domicile de Ramallah le 30 avril 2026. Elle est aussi enfermée à cause d’une publication sur un réseau social.
Ces détenues, comme l’ensemble des femmes palestiniennes enfermées dans l’enfer du centre carcéral de Damon, sont soumis à des mauvais traitements et violences physiques et psychologiques généralisées. Isolements, coups, fouilles humiliantes, privations de nourriture … Ces conditions de captivité sont déjà terrifiantes pour les autres femmes. Elles sont criminelles et préméditées lorsqu’elles sont appliquées à des femmes enceintes.
Toutes trois ont du faire face au même parcours carcéral : centres d’interrogatoires, le centre de détention provisoire « Hasharon » et enfin l’enfer de Damon.
93 Palestiniennes sont actuellement dans les geôles israéliennes. Les autorités israéliennes en avaient pourtant libéré des centaines dans le cadre des échanges de captifs et captives entre Israel et les différents groupes armés palestiniens. Depuis octobre 2023, les troupes israéliennes ont capturé 765 femmes Palestiniennes dans tous les gouvernorats et peu importe leur profil (étudiantes, avocates, journalistes, militantes, enseignantes, femmes au foyer, médecins). Israël réprime toute forme de contestation de sa politique d’Apartheid ou de la guerre génocidaire menée à Gaza contre le peuple palestinien.
Sources : Club des prisonniers Palestiniens / Addameer / WAFA
Photo : Palestinian Center for Prisoners Advocacy
Arrestations de femmes palestiniennes en Cisjordanie occupée.




