La sortie en salles, limitée aux 12 et 13 octobre dans 500 salles en France, du documentaire NAZA de Yuval Abraham et Rachel Szor était attendue avec impatience et curiosité après le triomphe du film à la Mostra de Venise. Et il a effectivement fait salle comble absolument partout, dans les grandes salles comme dans les petites salles d’Art et essai, ce qui a amené de nombreux cinémas à ouvrir plusieurs salles simultanément ou à programmer des projections supplémentaires.
Si les salles UGC ont refusé tout débat à l’issue de la projection, de même que certaines salles indépendantes comme à Metz, Nîmes, La Roche sur Yon ou Saint-Quentin dans l’Aisne, dans de très nombreuses localités l’AFPS a été associée aux projections, soit pour tenir une table, participer ou animer le débat, comme notamment à Angers, Angoulême, Auray, Brest, Cahors, Chambéry, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Evry, Fontenay le Comte, Gaillac, Guingamp, Manosque, Mont de Marsan, Nanterre, Toulouse, Vannes, Vendôme.
NAZA est un film documentaire britannique sorti en 2026 et réalisé par les journalistes et cinéastes israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, déjà auteurs du film primé No Other Land en 2024. À travers des témoignages rendus anonymes par la modification des visages et des voix, le film recueille les déclarations de vingt-quatre officiers du renseignement militaire et soldats israéliens ayant participé aux opérations à Gaza.
Le titre NAZA renvoie à l’acronyme militaire utilisé par les services de renseignement israéliens, issu des termes "nezek agavi" traduits par "dommage collatéral". Le film montre l’arsenal de nouvelles technologies, y compris l’IA, mis au service de l’assassinat de civils palestiniens et traite de la déshumanisation.
Si des voix font remarquer que l’utilisation de l’IA "Lavander" a déjà été dénoncée sans provoquer de réaction et que les voix palestiniennes qui témoignent sans relâche ne bénéficient pas, loin s’en faut, de la même attention que les voix israéliennes, on ne peut que se réjouir que le film touche le maximum de spectateurs au-delà des cercles habituels des militants ou sympathisants de la cause palestinienne.
Pour celles et ceux qui n’ont pu assister aux projections, rendez-vous en novembre quand le film sera mis en ligne gratuitement par le Guardian, qui en est le producteur.





