Photo : Scène du massacre atroce commis par Israël à al-Mawasi, une zone faussement désignée comme zone humanitaire par l’armée israélienne, juillet 2024 © Quds News Network
L’armée israélienne a accepté l’estimation du ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, selon laquelle environ 71 000 Palestiniens ont été tués pendant la guerre entre Israël et Gaza, précisant que ce chiffre n’inclut pas les résidents disparus qui pourraient être ensevelis sous les décombres.
L’armée israélienne a également déclaré qu’elle analysait actuellement les données sur les morts afin de déterminer combien d’entre eux étaient des combattants et combien étaient des civils. Selon le ministère de la Santé de Gaza, 71 667 Gazaouis ont été tués par les tirs de l’armée israélienne depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023.
Le décompte du ministère ne prend en compte que les personnes tuées directement par les tirs de l’armée israélienne, et non celles qui sont mortes de faim ou de maladies aggravées par la guerre.
Les registres publiés par le ministère de la Santé de Gaza identifient plus de 90 % des corps par leur nom et leur numéro d’identification, mais ne font pas la distinction entre les militants et les civils.
Les données publiées par le ministère de la Santé concernant les morts et les blessés dans la bande de Gaza ont été examinées depuis le début de la guerre par de nombreuses organisations internationales, gouvernements, médias et chercheurs, et il existe un large consensus sur leur fiabilité. Néanmoins, Israël n’a jamais officiellement accepté ce chiffre, et le ministère des Affaires étrangères l’a même qualifié de « trompeur et peu fiable ».
Cependant, Israël n’a pas réfuté ces données par des informations contradictoires, et plusieurs études ont même soulevé la possibilité que le nombre de morts à Gaza soit encore plus élevé que celui rapporté par le ministère de la Santé. En juin 2025, une étude a été publiée concluant qu’en janvier de cette année-là, quelque 75 200 Gazaouis étaient morts de mort violente pendant la guerre, ce qui contredit le décompte du ministère de la Santé, qui fait état d’environ 55 000 morts. À l’époque, de plus en plus d’experts internationaux ont conclu que les données du ministère de la Santé étaient fiables, voire très prudentes.
Traduction : AFPS




