Urgence : Agissons vite pour exiger la libération de Salah Hamouri !

AFPS, samedi 12 avril 2008

Salah Hamouri, confronté à un chantage odieux, risque la prison pour longtemps.
L’AFPS DEMANDE EN URGENCE UNE REUNION AVEC LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRAN­GERES DE LA FRANCE (lettre ci-​​dessous)

Hier salah Hamouri s’est rendu au tribunal militaire d’Ofer.

Il n’a cédé en rien mais il a pris en compte le chantage abso­lument odieux devant lequel il était placé : ou bien vous acceptez 7 ans de prison ou bien ce sera plus. Il a pris en compte aussi le fait poli­tique majeur suivant : la France n’est pas der­rière lui et n’a pas exigé sa libé­ration mais seulement un « procès rapide ».

Si la France avait dit à Israël « libé­ration », comme elle le dit en d’autres cir­cons­tances moins claires, alors le débat sortait du pré­toire et ne mettait plus aux prises seulement Salah, sa famille et son avocate mais cela devenait une question entre la France et Israël.

La France a laissé tombé Salah. Et Salah n’avait plus d’autre choix, selon les conseils de son avocate, que de « plaider coupable ».

Aujourd’hui il nous faut prendre acte des réa­lités, y compris des réa­lités humaines. Il a été fait au mieux des cir­cons­tances concrètes sur le terrain.

Et il est une réalité qui laisse un espace pour l’action : le juge doit rendre son verdict dans une semaine, jeudi pro­chain exactement.

Tenant compte du fait que Salah a déjà fait 3 ans de prison et que c’est un citoyen français cou­pable de rien, il est une exi­gence à faire valoir pour que les auto­rités fran­çaises l’exigent : 3 ans ça suffit, libé­ration de Salah Hamouri !

Dans cet esprit l’AFPS demande en toute urgence une ren­contre au Quai d’Orsay avec Bernard Kouchner.

Elle appelle tous ses groupes locaux à inter­venir auprès de « leurs » par­le­men­taires pour qu’ils inter­viennent dans le même sens auprès du gou­ver­nement français.

Nous avons une semaine devant nous : on peut encore sortir Salah de sa prison. On doit l’en sortir !


Voici la lettre adressée le 12 avril par B. Ravenel, pré­sident de l’AFPS, au chef de cabinet de B. Kouchner

Monsieur le Directeur de cabinet,

C’est avec une vive émotion empreinte de colère que je m’adresse à vous.

En effet, devant la situation qui aujourd’hui est celle de notre com­pa­triote franco-​​palestinien Salah Hamouri, j’ai demandé à être reçu en urgence, en com­pagnie de mon ami Jean-​​Claude Lefort, député hono­raire, par le ministre des Affaires étran­gères ou l’un des membres com­pé­tents de son cabinet.

Alors que le verdict du tri­bunal mili­taire d’Ofer doit sceller le sort de Salah Hamouri jeudi, j’ai obtenu une réponse abso­lument inadé­quate en ce que la seule pro­po­sition qui m’a été faite est que nous soyons reçus ven­dredi par un fonc­tion­naire dont je ne nie pas la qualité mais qui, quelle que soit sa com­pé­tence, ne pourra rien décider. Or il y a urgence et décision immé­diate à prendre.

En voyage dans les Ter­ri­toires pales­ti­niens, Mon­sieur le ministre a indiqué, aux côtés du Pré­sident Mahmoud Abbas, et devant la presse, que le cas de notre com­pa­triote Salah Hamouri importait à la France, même si, par une étrange obser­vation, il a ajouté faire, en quelque sorte, une dif­fé­rence entre le caporal israélien Gilad Shalit et le jeune Salah Hamouri.

Aujourd’hui le temps presse, et – les éléments dont vous dis­posez en attestent – il est encore pos­sible d’obtenir la libé­ration de notre com­pa­triote Salah Hamouri qui a déjà subi 3 ans de prison sans raison.

Je tiens donc à renou­veler expres­sément et avec insis­tance ma demande d’être reçu, avec M. Jean-​​Claude Lefort, dès le début de la semaine, par le ministre – ou l’un de ses plus proches col­la­bo­ra­teurs. C’est l’avenir d’un jeune Français contre lequel aucune preuve d’une quel­conque culpa­bilité n’a été trouvée qui est en cause.

Dans l’attente d’une réponse positive et rapide à ma demande, je vous prie d’agréer, mon­sieur le directeur de cabinet, mes meilleures salutations.

Bernard Ravenel Président de l’association France Palestine Solidarité


L’Afps demande à tous ses groupes locaux, comme à tous les citoyens qui croient aux droits humains, et au rôle de la France à cet égard, de faire pression sur leurs éluEs afin qu’ils ou elles appellent le ministre et le pré­sident de la Répu­blique à res­pecter leurs fonc­tions (notamment la défense de nos com­pa­triotes soumis à l’arbitraire, ce à quoi s’est publi­quement engagé le pré­sident de la répu­blique) et les enga­ge­ments inhé­rents à ces fonc­tions en faveur du droit.