Trois enfants palestiniens emprisonnés sans inculpation ni jugement à la prison d’Ofer

Samidoun, Réseau de Solidarité avec les Prisonniers Palestiniens, mardi 23 août 2016

Samidoun

Trois enfants palestiniens sont actuellement détenus à la prison d’Ofer en détention administrative sans inculpation ni jugement : Ahmed Nimer, Louay Nairoukh et Hamzeh al-Silwadi. Ils font partie des 750 Palestiniens détenus sans inculpation ni jugement sous le coup d’ordres de détention administrative, qui sont indéfiniment renouvelables ; depuis avril 2016, 13 enfants ont été emprisonnés en détention administrative. Il y a au total environ 350 enfants palestiniens de moins de 18 ans actuellement emprisonnés dans les geôles israéliennes.

Presque tous les enfants palestiniens arrêtés par les forces d’occupation israéliennes sont soumis à des tortures physiques ou psychologiques, comprenant des menaces contre les membres de la famille, des coups, dont des coups de pied, et d’autres formes de violence.

Une avocate de l’Association des Prisonniers Palestiniens, Jacqueline Farraja, a déclaré le jeudi 18 août qu’un prisonnier, âgé de 16 ans, de la prison d’Etzion, Ahmad Yousry Maswadah, d’Hébron, a été agressé par les forces israéliennes d’occupation, avec un fusil et des chocs électriques alors qu’il avait les yeux couverts d’un bandeau, et emmené par un véhicule militaire, en remarquant qu’il continue à souffrir de douleurs aux mains.

Farraja a remarqué que cinq autres prisonniers palestiniens de la prison d’Etzion ont été agressés par des soldats israéliens : Rashid Musa Sleibi, 19 ans ; Saher Ibrahim Ghatasha, 38 ans ; Abdallah Ziad al-Rajabi, 31 ans ; Hazem Tariq Hadoush, 20 ans et Mohammed Khalaf al-Sabah, 25 ans.

Les enfants palestiniens peuvent être soumis à interrogatoire pendant une durée atteignant 90 jours, et sont plus fréquemment placés en isolement cellulaire pour essayer de les amener à avouer lors des interrogatoires. “Les autorités israéliennes utilisent apparemment l’isolement pour créer une situation de contrainte psychologique pour les enfants détenus, et alors la vulnérabilité augmente quand la présence d’un conseil juridique est refusée,” a déclaré Ayed Abu Eqtaish, directeur du Programme de Responsabilité à l’association Défense des Enfants International - Palestine. “L’habitude d’utiliser l’isolement cellulaire pour des enfants, quelle qu’en soit la durée, est une violation manifeste du droit international, étant donné qu’elle représente un traitement ou un châtiment cruel, inhumain ou dégradant, et dans certains cas, une torture."

Traduit de l’anglais par Y. Jardin du GT prisonniers de l’AFPS