Tournee en France - Anarchistes Contre le Mur

AATW (Anarchist Against the Wall), mercredi 14 novembre 2007

Tournée en France : Anarchistes contre le mur !
Venez vous informer ! Venez soutenir le collectif !

Anar­chistes contre le mur (AATW) est un col­lectif d’activistes luttant contre toutes formes de ségré­gation, d’apartheid, d’incarcération sociales et poli­tiques déna­turant spé­cia­lement les valeurs démo­cra­tiques res­pectant le droits des mino­rités et d’autodétermination des peuples.

Le col­lectif Anar­chistes contre le mur est par­ti­cu­liè­rement engagé depuis quatre ans dans la lutte contre la construction du mur et de la bar­rière de sépa­ration que le gou­ver­nement israélien a débuté depuis 2003. C’est afin de dénoncer le men­songe du plan sécu­ri­taire israélien que le col­lectif a rejoint sur le terrain la lutte menée par les divers comités locaux des vil­lages affectés par l’existence du mur.

La lutte contre la construction et l’existence du mur s’étend à un nombre de vil­lages pales­ti­niens direc­tement et indi­rec­tement concernés de plus en plus important, malgré les repré­sailles, la répression et la vio­lence per­pé­tuées par l’armée israé­lienne contre la popu­lation palestinienne.

La pré­sence du col­lectif sur le terrain favorise la création de réelles rela­tions entre les deux peuples divisés par des poli­tiques d’états. Elle encourage chaque village à s’engager dans la lutte globale s’étendant sur toute la lon­gueur du mur. Elle main­tient un point cri­tique et alter­natif de l’opinion publique israé­lienne trop souvent alignée à la poli­tique de son gouvernement.

Les risques encourus par le col­lectif sont élevés et ont un prix. Un prix que chaque membre est près et disposé à payer de sa propre per­sonne : Bles­sures irré­ver­sibles, année d’incarcération ou expulsion du ter­ri­toire. Ils ont également un prix économique.

Venez vous informer plus amplement lors de la pro­jection du film : In Working Pro­gress et venez sou­tenir le col­lectif par votre contri­bution financière.

Alexandre Goetscmann & Guy Davidi


Anarchistes contre le mur : appel de soutient financier :

Le col­lectif Anar­chistes contre le mur (Anar­chist against the wall : AATW) a été formé durant le mois d’Avril 2003, suite à un cam­pement de résis­tance qui se teint aux abords du village de Masra, situé à 6 Km de la ligne verte. Sous la pression du chantier du mur confiscant et défi­gurant ses terres, le comité popu­laire local du village convoqua israé­liennes et israé­liens, à venir se joindre à la lutte contre le plan de ségré­gation mis en force par leur propre gouvernement.

En décembre 2003, à Deir Ballut, village voisin de Masra, un nouveau camp de résis­tance pris le jour. Une des actions que le col­lectif AATW coor­donna fut de revenir à Masra pour inter­venir direc­tement sur l’élévation de la bar­rière de sépa­ration, en y sec­tionnant le grillage de son portail prin­cipal. Durant cette action, l’armée israé­lienne utilisa pour la pre­mière fois des tirs de vraies balles à bout portant contre le groupe de mani­fes­tants. Gil Na’amati, par­te­naire du col­lectif AATW fut griè­vement blessé.

Cou­verte par la majeure partie des médias israé­liens, cette action consolida la cohésion du groupe et frappa la conscience popu­laire israé­lienne indif­fé­rente jusqu’alors à la construction du mur.

2004, sur­nommée Intifada du mur, fut l’année de sou­lè­vement général qui s’étendit sur toute la lon­gueur de la Cis­jor­danie. La majeure partie des vil­lages affectés par la tra­jec­toire du mur se révolta et se structura en comités locaux de résis­tance : Budrus, Deir Qadis, Azawia, Kharbata, Bidu, Beit Surik, Beit Liqia etc. Chaque jour avaient lieu deux à trois mani­fes­ta­tions. Le col­lectif AATW pris de court, ne pouvait ni suivre ni par­ticipé à chacune de ces actions. Les mani­fes­ta­tions se dérou­laient en semaine réduisant ainsi la pré­sence du col­lectif AATW sur le terrain, alors que l’armée israé­lienne ne sachant comment réagir face à ce sou­lè­vement géné­ralisé, inter­venait avec vio­lence et bru­talité. Tanks, héli­co­ptères, troupes d’élites péné­traient de minus­cules réa­lités rurales comme celle de Budrus, village de 1200 habitants.

En consé­quence de ces inter­ven­tions mili­taires d’urgences, neuf pales­ti­niens furent tués durant les mani­fes­ta­tions contre l’élévation du mur et chaque jour, cin­quante à cent pales­ti­niens furent blessés par balles en caou­tchouc et hos­pi­ta­lisés. Cette même année, l’armée cessa de construire le mur sur toute sa lon­gueur, afin de se concentrer par­ti­cu­liè­rement sur cer­tains tronçons stra­té­giques et d’en assurer la finition. En contre­partie du résultat obtenu par le sou­lè­vement popu­laire pales­tinien : ralen­tis­sement de la construction du mur, la répression vio­lente de l’armée en affaiblit la moti­vation et la per­sé­vé­rance. C’est au creux de cette vague qu’un nouveau village prit la relève : Bil’in.

En février 2005 Bil’in réuni par son comité popu­laire local débuta sa lutte de résis­tance contre la construction du mur. Bil’in marqua un point de trans­for­mation dans la pla­ni­fi­cation et l’organisation des mani­fes­ta­tions contre le mur. Les mani­fes­ta­tions orga­nisées en fin de semaine, favo­risant ainsi la recru­des­cence de la pré­sence du col­lectif AATW ainsi que d’autres mou­ve­ments israé­liens soli­daires de la cause pales­ti­nienne, prirent un pli d’ordre sym­bo­lique plus que d’action de confron­tation directe, jouant ainsi sur le pouvoir de com­mu­ni­cation des medias. Malgré la per­ma­nence de la vio­lence mili­taire, la pré­sence des médias, d’internationaux et d’israéliens en contenait la pro­fusion telle qu’elle fut vécue l’année pré­cé­dente. La résis­tance contre la construction du mur pouvait ainsi se déployer à long terme. Chaque ven­dredi, depuis deux ans et demi, Bil’in tient tête à l’armée israé­lienne. La relance de Bil’in engagea de nou­veaux vil­lages, situés prin­ci­pa­lement aux abords de Jéru­salem et au sud de Beth­lehem à prendre action à la lutte : Abud, Beit Sira, Umm Salamuna, El Wallaja etc.

À l’instar de Budrus, le cas Bil’in révéla le men­songe du plan de sécurité du gou­ver­nement israélien. Le mur ne sert pas à pro­téger la popu­lation civile israé­lienne, mais sert de rempart à l’acquisition illégale de nou­veaux ter­rains en vue d’élargir et d’agrandir les colonies aux seins des ter­ri­toires occupés. Alors que le tri­bunal inter­na­tional de la Hague condamna l’entreprise du gou­ver­nement israélien, ce dernier poursuit sans égard son plan d’apartheid contre la popu­lation pales­ti­nienne qui consiste à diviser la Cis­jor­danie en cinq enclaves prin­ci­pales. Mor­celant ainsi la Cis­jor­danie et par l’agrandissement de ses colonies exis­tantes dont le mur n’est qu’une façade, le gou­ver­nement israélien tente d’effacer de son panorama la réalité pales­ti­nienne et d’englober la Cis­jor­danie à son patri­moine national.

Conquête d’un ter­ri­toire par dis­pa­rition de sa popu­lation locale. Le mur n’est que l’un des éléments d’une machine d’apartheid beaucoup plus com­plexe et subtile faisant inter­venir côte à côte le système judi­ciaire et mili­taire.

La construction du mur touche à son terme. À l’intérieur de la Cis­jor­danie, si l’on considère une même par­celle de terrain, l’entité pales­ti­nienne est tota­lement retranchée de son propre ter­ri­toire par l’imperméabilité du réseau des colonies et de son réseau de routes agencé.

Joindre le mou­vement de sou­lè­vement popu­laire pales­tinien devient une entre­prise de plus en plus dif­ficile, alors que nous sommes à l’orée d’une période de calme, annoncée par une série de nou­velles négo­cia­tions, cachant cependant une pro­chaine révolte.

Le défi des Anar­chistes contre le mur est de main­tenir et d’élargir à long terme son réseau de com­mu­ni­cation et de pré­sence sur le terrain en col­la­bo­ration avec les divers comités popu­laires locaux.

Les Anar­chistes contre le mur per­pé­tuent la visite de nou­veaux vil­lages sus­cep­tibles de par­ti­ciper à la lutte, main­tiennent leur pré­sence durant les diverses mani­fes­ta­tions orga­nisées par les comités popu­laires locaux, pro­gramment de nou­velles actions directes visant à enrayer le méca­nisme du mur. En effet, le mur est une machine qui nécessite une sur­veillance ainsi qu’un entretien per­manent. À grande échelle et long terme, les coûts excessifs de répa­ration d’entretien et de sur­veillance pour­raient rendre inef­ficace le projet du mur.

Afin de rendre efficace son action, le col­lectif Anar­chistes contre le mur appelle à un sou­tient financier afin de pourvoir principalement :

Aux coûts de repré­sen­tation légale qui s’élèvent à 30000 euros par an. Aux coûts de transport qui s’élèvent à 3600 euros par an. Aux coûts de matériel qui s’élèvent à 3000 euros par an.


Presentation de “in working progress”

working progress

Dans l’ombre du désen­ga­gement des forces armées et colo­niales israé­liennes, à l’ouest de Ramallah, sur les terres du village pales­tinien Bil’in, une nou­velle ville est en construction : Modi’in Illit. Les grandes entre­prises en bâti­ments para gou­ver­ne­men­tales pro­fitent de l’occasion, pro­tégées par l’infrastructure de sécurité israé­lienne pour étendre de manière illégale le chantier destiné à l’arrivée de nou­veaux colons. Les ouvriers pales­ti­niens employés dans des condi­tions de misère, contri­buent para­doxa­lement quant à eux, à la des­truction de leur terre et à la construction du mur qui pro­tégera la nou­velle réalité urbaine.

“In working progress” Trailer on-​​line, sous-​​titres en anglais.

http://​www​.actv​.co​.il/​p​o​r​t​a​l​/​e​p​o​r​t​a​l​.​a​s​p​?​m​o​v​i​n​d=378

Back­ground : La colonie Modi’in Illit située à 4km à l’est de la ligne verte, fut fondée sous le nom de Qyriat Sefer en 1992. En 1996, le nom des dix petits moshav de Qyriat Sefer changea en Modi’in Illit et débuta un plan de trans­for­mation de ce com­plexe d’habitations en ville. La même année le statut muni­cipal de Qyriat Sefer passa à celui de cité urbaine. Par ce chan­gement de statut, la ville nais­sante béné­ficia de plus amples allo­ca­tions gou­ver­ne­men­tales et lui accorda également une indé­pen­dance majeure pour la réa­li­sation de son plan de construction et d’expansion. La zone déclarée par Israël appar­tenant à Modi’in Illit com­portait 5800 dunams (1 dunams cor­respond à 1000m2) et depuis 2006 Modi’in Illit est la plus grande colonie en Cisjordanie.

La colonie de Modi’in Illit occupe la terre de cinq vil­lages pales­ti­niens : El-​​Midya, Nialin, Deir Qadis, Kharbata et Bil’in. De plus elle intègre également quelques par­celles appar­tenant à Safa et au village de Shilta détruit en 1948. Même si l’existence de la colonie nuit à chaque village, l’intensité des dégâts varie de l’un à l’autre. Dans le cas de Bil’in, considéré comme village de moindre impor­tance de part son domaine réduit (4000 dunams), les dom­mages sont par­ti­cu­liè­rement élevés.

La majeure partie des terres de Bil’in située à l’ouest de la bar­rière de sépa­ration est com­prise soit au sein de l’aire déjà construite de la colonie soit à l’intérieur du secteur défini par le plan d’expansion. L’extrémité ouest des par­celles de Bil’in, com­portant plus de 200 dunams, est actuel­lement recou­verte de maisons appar­tenant au quartier de Qyriat Sefer. Deuxiè­mement, 850 dunams ont été inclus dans les limites du plan 210/​8/​1et rasés par les bull­dozers. Des cen­taines d’habitations ont déjà vu le jour illé­ga­lement et cer­taines d’entre elles sont doré­navant habitées. Troi­siè­mement une petite aire de 50 à 100 dunams fut annexée par le plan 210÷4÷2. Le reste du domaine de Bil’in situé à l’ouest de la bar­rière de sépa­ration est considéré par le plan global de construction comme terrain pour de futures colonies.

Dis­tri­bution : Le film était choisi à la sélection offi­cielle des fes­tivals de docu­men­taires suivant : Lussas – Etats Généraux du Film Docu­men­taire (France), Roma­Docfest (Italie), Palerme Eco­vision fes­tival (Italie), Amnesty Human rights film fes­tival (Nouvelle-​​zélande), Docusur (Espagne), Jzdocs (Chine), Rostaje (Pologne), Doku­mentar (Norvège) et Asterfest (Macédoine).

Info tech­nique : 30 minutes, (2006) Israël - Suisse co-​​production. Format : DV, PAL, 4 :3. Noir ET Blanc. Stéréo. Langage : Hébreu, sous titres français.

Les met­teurs en scène : Alexandre Goet­schmann, suisse d’origine et spé­cia­liste du Moyen Orient Ancien, est doc­torant en Mytho­logie et Phi­lo­logie à l’Université de Tel-​​Aviv. Il tra­vaille depuis trois ans comme opé­rateur en docu­men­taire et comme écrivain au Moyen Orient. En tant que res­pon­sable du studio de pho­to­graphie du Centre Espoir de Genève et tech­nicien du théâtre Spazio Zéro de Rome, il déve­loppe sa passion pour la mise en scène.

Guy Davidi, israélien d’origine, est metteur en scène et ensei­gnant de cinéma. Il se diplôme à l’école d’acteur et mise en scène d’Amir Oryan, « The Room Theatre » Il par­ticipe comme opé­rateur à divers docu­men­taires dont « les Sou­ve­nantes » (docu­men­taire de 65 minutes traitant des mémoires israé­liennes concernant la dépor­tation de 48 du peuple pales­tinien) ainsi que « La mère de Hamza » (docu­men­taire de 52 minutes tourné dans un camp de réfugiés).

Pour plus de détails, contacter : Guy Davidi, 972-​​544 949 831, guydvd@​gmail.​com

Documents joints