Salah Hamouri, plus de six ans de prison et toujours aucune preuve

AFPS, lundi 6 juin 2011

Paris, le 3 juin 2011

L’Association France Palestine Soli­darité (AFPS) prend acte posi­ti­vement de l’entretien accordé le 3 juin par Alain Juppé aux parents de Salah Hamouri, jeune Franco-​​Palestinien détenu arbi­trai­rement depuis mars 2005 par les auto­rités israé­liennes et condamné à sept ans de prison suite à un procès inique. L’AFPS rap­pelle que le tri­bunal mili­taire israélien qui a a jugé Salah Hamouri n’a jamais apporté la moindre preuve du prin­cipal chef d’accusation, à savoir une intention sup­posée d’assassiner une per­son­nalité reli­gieuse israélienne.

« Salah Hamouri est détenu depuis plus de six ans sans que le tri­bunal mili­taire qui l’a jugé n’ait jamais pu pro­duire une quel­conque preuve démon­trant sa culpa­bilité. Il devrait être libre » a déclaré Jean-​​Claude Lefort, pré­sident de l’AFPS et coor­di­nateur du Comité de soutien à Salah Hamouri. « Salah n’est pas un cri­minel, mais la victime de l’occupation et d’un simu­lacre de justice » a-​​t-​​il ajouté.

Ce jeune Franco-​​Palestinien est accusé d’avoir eu l’intention de par­ti­ciper à un complot visant à assas­siner le rabbin Ovadia Yossef, chef spi­rituel du parti Shas et d’appartenir à un mou­vement de jeu­nesse proche du Front popu­laire de Libé­ration de la Palestine (FPLP) – organisation qua­lifiée de ter­ro­riste par Israël bien que membre de l’OLP. Compte tenu de l’absence totale de preuve, le tri­bunal mili­taire israélien par lequel il a été jugé a établi un "délit d’intention", délit qui n’a aucune base légale. Cette intention même n’a jamais été prouvée, ce qui confirme son innocence.

Dans une lettre en date du 31 mars 2011, Alain Juppé a reconnu que les aveux de Salah Hamouri – mar­chandés contre une peine moins impor­tante que celle ini­tia­lement requise – n’avaient été cor­ro­borés par aucun élément de preuve, et déclaré que le choix de Salah Hamouri de ne pas sol­li­citer de demande de grâce était une « attitude respectable. »

Après cette ren­contre, il reste une question majeure qui n’est tou­jours pas réglée, et ceci alors que Salah Hamouri est en prison depuis plus de six ans, à savoir sa libé­ration. Il n’y a pas d’alternative : Salah doit être libéré sans condition, afin de pouvoir retourner vivre chez lui, à Jérusalem.

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