Liberté sans condition pour Salah Hamouri !

Comité national de soutien à Salah Hamouri, dimanche 24 mai 2009

Salah Hamouri risque aujourd’hui le ban­nis­sement, l’extradition vers la France.

Jeune franco-​​palestinien de Jérusalem-​​Est occupée, condamné sans preuve pour une intention d’attentat qu’il n’a jamais eue, Salah Hamouri risque aujourd’hui d’être expulsé vers la France.

Depuis plus de quatre ans, Salah Hamouri, 24 ans, croupit dans une prison israélienne

Selon la « loi » israé­lienne concernant les tri­bunaux mili­taires, aucune « remise de peine » ne peut inter­venir avant les deux tiers de la peine exé­cutée – soit en juillet pro­chain pour Salah qui a été condamné à 7 ans de prison.

Or, des éléments qui nous par­viennent nous amènent à consi­dérer avec gravité qu’une telle demande de remise de peine risque fort d’aboutir non pas à la libé­ration mais à l’extradition de Salah, à son ban­nis­sement, et donc à une inter­diction à vie pour lui de retourner vivre avec les siens à Jérusalem-​​Est occupée.

Cette pers­pective inac­cep­table ne serait pas le seul résultat du chan­gement du gou­ver­nement en Israël. Elle signerait la res­pon­sa­bilité des auto­rités fran­çaises qui se sont refusé à donner suite à nos demandes, para­lysées qu’elles étaient à ne suivre que les vues de la force d’occupation israé­lienne au lieu de placer au dessus de tout la défense de la liberté d’un franco-​​palestinien victime de cette occu­pation. C’est cette der­nière qui devrait for­mel­lement être condamnée et non pas Salah.

Salah Hamouri a été condamné par un tri­bunal mili­taire israélien ins­tallé en Cis­jor­danie occupée. Ce tri­bunal est illégal en son principe, ce qui devrait suffire à inva­lider cette condam­nation aux yeux de la France.

Cette situation que nous n’avons jamais acceptée est aujourd’hui à un moment crucial. Il peut et doit être libéré et retourner vivre chez lui à Jérusalem.

C’est pourquoi, consi­dérant les der­niers déve­lop­pe­ments évoqués, nous appelons à redoubler d’efforts, partout en France, pour que la double exi­gence que porte le mou­vement en sa faveur soit enfin admise par les auto­rités fran­çaises, en premier lieu par le Chef de l’Etat.

1. Que les parents de Salah Hamouri, franco-​​palestinien, soient reçus à l’Elysée comme l’ont été toutes les familles dont l’une ou l’une des leurs étaient dans des situa­tions dif­fi­ciles à l’étranger. Toutes ont été reçues sauf une : la famille de Salah Hamouri que le Pré­sident refuse obs­ti­nément de recevoir. Elle doit être reçue à l’Elysée comme toutes les autres. Cette rupture d’égalité, contraire aux fon­de­ments de notre Répu­blique, n’est pas acceptable.

2. Devant les éléments rap­pelés au début, l’exigence d’obtenir sa libé­ration pure et simple est incon­tour­nable, ce qui suppose une réelle action des auto­rités fran­çaises qui ne manquent pas de moyens pour l’obtenir.

En consé­quence, devant le danger évoqué d’une extra­dition de Salah en lieu et place de sa libé­ration, pos­sible et néces­saire, nous appelons à des ras­sem­ble­ments, des délé­ga­tions, des ini­tia­tives mul­tiples pour tout à la fois continuer à faire connaître le « cas » de notre jeune com­pa­triote et pour faire aboutir la double exi­gence du « Comité national de soutien à Salah Hamouri ».

Il n’y a pas une minute à perdre. Il y a urgence.

Que de partout, dans la diversité du ras­sem­blement opéré, des ini­tia­tives mul­tiples, larges et effi­caces soient envisagées.

Nous ne lais­serons pas Salah et sa famille dévorés et broyés par une justice mili­taire d’occupation aux ordres du pouvoir israélien. Nous ne pouvons admettre en conscience que les simples règles du droit ne soient pas appli­quées par Israël et ne soient pas exigées par la France pour un citoyen français, égal aux autres.

Le 23 mai 2009