La marche pour la liberté de Gaza est-​​elle menacée ?

Nahla Chahal, jeudi 24 décembre 2009

Une semaine avant le lan­cement de la Marche pour la « Liberté de Gaza », le comité inter­na­tional d’organisation de l’initiative s’est vu signifier de la part du Ministère des Affaires Etran­gères égyptien que « la fron­tière restera fermée jusqu’au mois prochain ».

Cette réponse a cela de sur­prenant qu’elle fait suite à de longues négo­cia­tions, ayant duré plus de deux mois, entre les auto­rités égyp­tiennes et le comité inter­na­tional qui repré­sente l’ensemble des délé­ga­tions venues du monde entier. Ces négo­cia­tions se sont déroulés dans la plus grande coopération.

Ce comité est à la tête de l’appel lancé pour cette Marche qui vise à com­mé­morer le premier anni­ver­saire de l’agression israé­lienne sur Gaza. Cette marche est marqué par son caractère non violent et essen­tiel­lement huma­ni­taire et vise à observer la situation à Gaza « Un an après », à se rendre apporter à ses habi­tants un message de soli­darité, et à les sou­tenir face à une situation épouvantable.

L’identité et les infor­ma­tions per­son­nelles de chaque par­ti­cipant, dont le nombre a atteint près de mille cinq cent per­sonnes, ont été réclamés et trans­mises aux auto­rités égyp­tiennes. Tout comme il leur a été demandé de se sou­mettre à l’ensemble des condi­tions et méthodes de travail décidées par les auto­rités égyp­tiennes, ce qui a été fait par tout le monde.

Chaque par­ti­cipant a lour­dement investi aussi bien dans les billets d’avion que dans les frais d’hébergement, eux qui viennent de toutes les régions du continent amé­ricain, d’Europe, d’Inde, du Japon. D’ailleurs se trouvent parmi eux de nom­breuses per­son­na­lités intel­lec­tuelles, artis­tiques et poli­tiques, les repré­sen­tants d’organisations qui tra­vaillent depuis de nom­breuses années à construire la soli­darité avec la Palestine mais aussi de simples citoyens touchés par la souf­france du peuple palestinien.