Deux poids deux mesures, le Quai d’Orsay persiste et signe !

Comité national de soutien à Salah Hamouri, mercredi 9 décembre 2009

Nous ne pouvons accepter ce deux poids deux mesures. Non, mille fois « Non » !

Après TF1 qui a consacré un reportage sur notre com­pa­triote Flo­rence Cassez, détenue au Mexique, en appelant à une mani­fes­tation devant l’Ambassade du Mexique aujourd’hui tout en conservant un silence épais sur le cas et le sort de Salah Hamouri, voilà que le Quai d’Orsay s’en mêle.

Dans une décla­ration faite ce jour 8 décembre 2009, le porte-​​parole du Quai d’Orsay, Mon­sieur Bernard Valero, a indiqué que « de nou­veaux éléments » amènent la France à « douter » que notre com­pa­triote ait béné­ficié d’un « procès équi­table ». « Nous sommes plei­nement mobi­lisés à ses côtés », a-​​t-​​il ajouté.

Nous sommes heureux pour elle et ses proches si tel est bien le cas.

Mais nous sommes cer­tains que Salah Hamouri, lui, n’a pas « béné­ficié » d’un « procès équi­table » et nous n’avons aucun « doute » sur ce point. Or jusqu’à présent le Quai comme la Pré­si­dence n’ont jamais remis en cause une seule fois l’illégalité du tri­bunal mili­taire israélien d’occupation qui a condamné Salah à 7 ans de prison. Jamais.

Cette attitude est insup­por­table. Oui pour Flo­rence ! Oui pour Gilad ! Oui pour Clo­tilde ! Mais pourquoi « non » pour Salah ? Pourquoi ce silence total et ce refus de prendre en compte, comme il se doit, le cas de Salah Hamouri ?

Nous ne pouvons l’accepter. Par principe. Par soli­darité. Par humanité. Et aussi par cir­cons­tances : aujourd’hui où la libé­ration de Gilad Shalit semble proche notre com­pa­triote franco-​​palestinien devrait lui aussi sortir de prison pour regagner sa maison à Jéru­salem. Il n’a commis aucun acte délic­tueux. Aucun. Son jugement est « nul et non avenu ».

La France doit se mobiliser.

Pour cela il y a urgence à nous mani­fester plus encore et tous pour obtenir sa libé­ration. Les condi­tions sont propices.

Salah à la maison !

Salah liberté !