"Condi­tions de détention des Pales­ti­niennes dans les prisons israé­liennes" - Rupture des liens familiaux

Addameer Prisoner’s Support and Human Rights Association, mardi 4 novembre 2008

Fiche d’information qui porte sur la rupture des liens fami­liaux des Pales­ti­niennes empri­sonnées dans les prisons israé­liennes. Publiée dans le cadre du projet de « pro­tection des détenues pales­ti­niennes dans les prisons israé­liennes », mis en œuvre par le gou­ver­nement espagnol, l’UNIFEM et trois ONG palestiniennes.

« Les détenus doivent être auto­risés, sous la sur­veillance néces­saire, à com­mu­niquer avec leur famille et ceux de leurs amis aux­quels on peut faire confiance, à inter­valles régu­liers tant par cor­res­pon­dance qu’en recevant des visites. »

« Tout détenu aura le droit d’informer immé­dia­tement sa famille de sa détention ou de son trans­fè­rement à un autre établissement. »

PRESENTATION

- Actuel­lement, près de 71 Pales­ti­niennes sont empri­sonnées, détenues ou en détention admi­nis­trative dans des prisons israé­liennes. Cinq d’entre elles ont moins de 18 ans3. 60 pro­viennent de Cis­jor­danie, 4 de Jérusalem-​​Est, 4 des ter­ri­toires de 1948 – et ont la natio­nalité israé­lienne – et 3 de Gaza. Aussi, l’une d’entre elles est ori­gi­naire d’Ukraine et détient la natio­nalité ukrai­nienne.
- Ces femmes sont réparties dans dif­fé­rentes prisons : Damon à Haïfa, Telmond à Hasharon, et Névé Tirza à Ramleh, où deux femmes sont actuel­lement en confi­nement soli­taire.
- Parmi ces pri­son­nières, on compte 15 mères pour près de 50 mineurs, dont un enfant qui a pu rester auprès de sa mère après que celle-​​ci lui ait donné nais­sance dans d’effroyables cir­cons­tances car­cé­rales, en janvier 2007. D’ailleurs, à ce jour, cette femme n’a tou­jours pas été jugée.
- Comme il revient avant tout aux femmes de s’occuper des enfants en bas âge, les visites sont essen­tielles au déve­lop­pement affectif de ces enfants. De même, les femmes qui main­tiennent et ren­forcent leurs liens fami­liaux, alors qu’elles sont en prison, jouissent d’une meilleure santé phy­sique et mentale, et ont moins de pro­blèmes de réin­sertion. Des recherches prouvent également qu’elles sont moins enclines à la récidive.
- Par ailleurs, les visites fami­liales étant un droit, en priver les pri­son­nières pour les punir est interdit. Il faut savoir que les Règles péni­ten­tiaires euro­péennes inter­disent clai­rement « les res­tric­tions de visites fami­liales pour des raisons dis­ci­pli­naires » et encou­ragent la mise en place d’un système de per­mis­sions de sortie de prison, en par­ti­culier pour les femmes et les mères.
- Tou­tefois, dans les prisons israé­liennes, on compte actuel­lement 10 Pales­ti­niennes sanc­tionnées par une absence de visites fami­liales. Aussi, 6 pri­son­nières peuvent aujourd’hui recevoir des visites de mineurs uni­quement, c’est-à-dire d’enfants de moins de 16 ans : leurs frères et soeurs ou leurs propres enfants. Mais ces visites ne sont auto­risées qu’une fois par mois4.
- Les mineurs ne béné­fi­cient pas de trai­te­ments pré­fé­ren­tiels pour main­tenir et appro­fondir leurs rela­tions fami­liales. Ainsi, ils n’ont le droit qu’à 2 visites par mois, comme les adultes.

Voir la suite ci-​​dessous.

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