Appel pour la marche de la Liberté pour Gaza, 1er janvier 2010

Gaza Freedom March, lundi 19 octobre 2009

Le 1er janvier 2010, nous mar­cherons aux côtés du peuple de Gaza en une mani­fes­tation non vio­lente qui brisera le blocus illégal.
Déclaration de Principes et Objectifs

Amnesty Inter­na­tional a appelé le blocus de Gaza « forme de punition col­lective de la popu­lation de Gaza entière, vio­lation fla­grante des obli­ga­tions d’Israël selon la Qua­trième Convention de Genève ».

Human Rights Watch a qua­lifié le blocus de Gaza de « vio­lation grave du droit international ».

L’ancien pré­sident US Jimmy Carter a dit que la popu­lation de Gaza était traitée « comme des animaux » et a appelé à « la fin du siège de Gaza, » qui prive « un million et demi de per­sonnes des besoins vitaux. »

Une des som­mités mon­diales sur Gaza, Sara Roy, de l’Université d’Harvard, a dit que la consé­quence du siège « est indé­nia­blement une souf­france massive, créée en grande partie par Israël, mais avec la com­plicité de la com­mu­nauté inter­na­tionale, en par­ti­culier celle des USA et de l’Union Européenne. »

La loi est claire. La conscience de l’humanité est choquée.

Pourtant, le siège de Gaza continue.

La popu­lation de Gaza a exhorté la com­mu­nauté inter­na­tionale à aller au-​​delà des paroles de condamnation.

Il est temps pour nous d’agir !

LA LONGUE MARCHE VERS LA LIBERTE

Pour marquer l’anniversaire des 22 jours d’attaque d’Israël sur Gaza, la Coa­lition Inter­na­tionale pour mettre fin au siège illégal de Gaza enverra des contin­gents des quatre coins du monde à Gaza. Le 1er janvier 2010, nous mar­cherons aux côtés du peuple de Gaza pour une mani­fes­tation non vio­lente qui brisera le blocus illégal.

La marche s’inspire de décennies de résis­tance pales­ti­nienne non vio­lente issue du sou­lè­vement popu­laire de masse de la pre­mière Intifada aux vil­la­geois de Cis­jor­danie qui résiste actuel­lement au mur d’annexion israélien voleur de terres.

Elle s’inspire des volon­taires inter­na­tionaux qui se sont tenus aux côtés des agri­cul­teurs pales­ti­niens lors de leurs récoltes, des équi­pages des navires qui ont défié le blocus de Gaza par la mer, et des chauf­feurs des convois qui ont livré l’aide huma­ni­taire à Gaza.

Elle s’inspire du Mahatma Gandhi.

Gandhi avait appelé son mou­vement « Satya­graha – Étreinte de la vérité ». Nous nous accro­chons à la vérité que le siège d’Israël sur Gaza est illégal et inhumain.

Gandhi a dit que la non vio­lence exi­geait plus de courage et qu’elle était plus efficace que la vio­lence. Nous voulons prouver la véracité de la conviction de Gandhi par nos actes.

Nous n’avons pas peur, nous ne revien­drons pas en arrière, nous ne lais­serons pas mourir Gaza.

Gandhi a dit que la finalité de l’action non vio­lente était d’ « accé­lérer » la conscience de l’humanité. Nous voulons amener l’humanité à ne pas se contenter de déplorer la bru­talité israé­lienne, mais à agir acti­vement pour l’arrêter.

Ceux d’entre nous qui habitent aux États-​​Unis s’inspirent également de notre Mou­vement pour les Droits Civils.

Si Israël dévalue la vie des Pales­ti­niens, alors - exac­tement comme les blancs nor­distes sont des­cendus vers le sud pendant l’été de la Liberté – nous devons tant servir de bou­cliers humains pour pro­téger les Pales­ti­niens de la bru­talité israé­lienne que porter per­son­nel­lement témoi­gnage de l’inhumanité à laquelle les Pales­ti­niens sont confrontés quotidiennement.

Si Israël défie le droit inter­na­tional, alors – exac­tement comme les com­mis­saires fédéraux furent envoyés pour faire appliquer la loi de la terre contre les shérifs sudistes racistes – nous devons envoyer des com­mis­saires non vio­lents des quatre coins du monde pour faire appliquer la loi de la com­mu­nauté inter­na­tionale à Gaza.

Nous ne prenons pas partie dans la poli­tique inté­rieure pales­ti­nienne. Nous sommes du côté du droit inter­na­tional et de la décence humaine fondamentale.

Nous concevons cette marche comme un autre maillon de la chaine de résis­tance non vio­lente au mépris fla­grant du droit inter­na­tional par Israël.

Le siège est illégal.

Le mur est illégal.

Les colonies et les démolitions de maison sont illégales.

Les bouclages et les couvre-​​feux sont illégaux.

Les barrages routiers et les checkpoints sont illégaux.

La détention et la torture sont illégales.

La vérité est que si le droit inter­na­tional était appliqué, l’occupation ne serait pas viable.

Cette marche ne peut réussir que si elle éveille la conscience de l’humanité.

Si nos rangs rejoignent la popu­lation de Gaza dans la marche pour la liberté, et que des mil­lions d’autres, partout dans le monde, suivent la marche sur Internet, nous pouvons briser le siège sans qu’une goutte de sang ne soit versée.

Si le monde entier nous regarde, Israël ne pourra pas nous arrêter. S’il vous plaît, rejoignez-​​nous.