Accusations portées contre le défenseur des droits humains Mohammed Khatib

Front Line Defenders, lundi 23 novembre 2015

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Le 16 novembre 2015, le défenseur des droits humains M. Mohammed Khatib a été libéré de la prison d’Ofer, après avoir payé une caution de 5000 shekels, et à condition de comparaître devant le tribunal en février 2016.

Mohammed Khatib est accusé d’avoir participé à une manifestation pacifique dans le village de Bil’in le 13 novembre 2015, contre le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie.

Mohammed Khatib est un avocat palestinien ; il est membre de Popular Struggle Coordination Committee - PSCC (Comité de coordination de la lutte populaire), une organisation qui facilite la communication entre les différents comités populaires des villages et les aide à faire connaître leur lutte contre le mur de séparation, aussi appelé "mur de l’apartheid". La Cour internationale de justice a reconnu que la construction du mur viole le droit international.

Les forces israéliennes d’occupation ont arrêté le défenseur après une manifestation puis l’ont placé en détention au poste de police de Ni’iln. Il était accusé d’être "entré dans une zone militaire fermée", d’avoir "attaqué et perturbé des soldats" et d’avoir "participé à une manifestation non autorisée". Il a ensuite été transféré dans la prison d’Ofer.

Mohammed Khatib avait été arrêté et incarcéré en 2013 pour avoir participé à une autre manifestation pacifique contre le mur, et il avait été accusé pour la même chose. En 2014, il avait été arrêté au projet de plantation d’arbres à Turmusaya, initié par le ministre de l’Autorité palestinienne Ziad Abu Ein, tué par les soldats israéliens en décembre 2014. Les précédentes accusations pèsent toujours contre lui.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par les accusations portées contre Mohammed Khatib, car cela semble uniquement lié à son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains dans les Territoires palestiniens occupés. Front Line Defenders est également préoccupée par la récente vague d’intimidation, de harcèlement et de poursuites contre les défenseur-ses des droits humains associés au PSCC, y compris contre Lema Nazeeh et Abdallah Abu Rahma.

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