Association France Palestine Solidarité

Menu
  • L’association
    • Charte et statuts
    • Groupes locaux
    • Nos partenaires
    • Lettre d’information
    • Faire un don
    • Adhérez
    • Revue de l’AFPS, Palestine Solidarité
  • Actions
    • Campagnes
    • Évenements soutenus
    • Projets en Palestine
    • Missions en Palestine
    • Pétitions
    • Parrainages
    • Produits palestiniens
  • Informations
    • Actualités
    • Analyses
    • En direct de Palestine
    • Témoignages
    • Communiqués
    • Culture
    • Publications de l'AFPS
  • Références
    • Repères historiques
    • Rapports
    • Cartes
  • Mobilisation
    • Campagnes
    • Échos du national
    • Échos des groupes
    • Matériel militant
    • Appel et pétitions
    • Agenda
  • Thématiques
Accueil > Informations > Actualités > Fact-checking des mensonges de Netanyahou à l’Assemblée générale des Nations unies
Actualités
vendredi 25 septembre 2026
The New Arab

Fact-checking des mensonges de Netanyahou à l’Assemblée générale des Nations unies

The New Arab passe au crible huit des principales affirmations de Netanyahou à l’Assemblée générale des Nations unies, après que 77 délégués ont quitté la salle au moment où il a commencé à prendre la parole.

Photo : Le premier ministre d’Israël Benjamin Netanyahu prend la parole à la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, 24 septembre 2026 © UN Photo/Felipe Loey

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est adressé jeudi à une Assemblée générale des Nations unies à moitié vide, après que des dizaines de délégations ont quitté la salle en signe de protestation.

Son discours, qui a duré près de 40 minutes, a eu lieu environ un mois avant les élections législatives israéliennes et comprenait des attaques contre l’Iran, le Qatar, la Turquie et le maire de New York, Zohran Mamdani.

Netanyahu a défendu la conduite d’Israël à Gaza et en Cisjordanie occupée, a réitéré ses accusations contre le Hamas et a contesté les critiques internationales à l’encontre de son gouvernement.

Or, plusieurs de ses affirmations contredisent les chiffres publiés par les Nations unies, les conclusions d’enquêtes menées par le gouvernement américain et les informations relayées par les médias israéliens.

Voici huit de ses principales affirmations et ce que révèlent les preuves disponibles.

1. Les violences commises par les colons en Cisjordanie

Netanyahu a cherché à minimiser la violence des colons en Cisjordanie occupée, la décrivant comme un nombre relativement restreint d’incidents impliquant environ 150 personnes qui ont lancé des pierres, abattu des oliviers et, à l’occasion, allumé des incendies. Il a laissé entendre que deux ou trois personnes avaient peut-être été tuées.

Les chiffres du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) indiquent un problème bien plus vaste.

Au 20 juillet 2026, 18 Palestiniens avaient été tués lors d’incidents liés à des attaques de colons, un chiffre supérieur aux 17 décès enregistrés sur l’ensemble de l’année 2025. Parmi les personnes tuées en 2026, 12 l’ont été par des colons, trois par les forces israéliennes et trois dans des circonstances où la responsabilité restait contestée.

Le nombre d’attaques de colons recensées a atteint 1 835 en 2025. Au cours des quatre premiers mois de 2026, la moyenne mensuelle est passée à environ 190, soit le taux quotidien le plus élevé jamais enregistré par l’OCHA.

Les conséquences vont au-delà des morts et des blessés. Entre janvier 2023 et juillet 2026, les attaques de colons et les restrictions qui en ont découlé ont contribué au déplacement total ou partiel de 123 communautés palestiniennes, dont 47 ont été entièrement vidées de leurs habitants.

La description de Netanyahu a également omis de mentionner l’influence politique du mouvement des colons, dont les figures de proue occupent des postes ministériels au sein de son gouvernement.

2. Le Hamas « vole » l’aide humanitaire

Netanyahu a réitéré l’allégation du gouvernement israélien selon laquelle le Hamas aurait volé la majeure partie de l’aide humanitaire entrant à Gaza.

Israël s’est servi d’accusations de détournement généralisé de l’aide pour justifier les restrictions imposées aux livraisons et son soutien à la Fondation humanitaire de Gaza, une opération de distribution d’aide soutenue par les États-Unis et Israël.

Or, un examen interne mené par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) n’a trouvé aucune preuve de vol systématique de l’aide humanitaire financée par les États-Unis par le Hamas.

Cet examen a porté sur 156 incidents signalés de vol ou de perte entre octobre 2023 et mai 2025.

Elle n’a trouvé aucun élément indiquant que le Hamas ait tiré profit des fournitures concernées par ces incidents.

Moins de 1 % de l’aide financée par les États-Unis et couverte par l’enquête a été affectée par des pertes, des vols, des détournements, des fraudes ou du gaspillage.

Reuters a également rapporté que les responsables militaires israéliens n’avaient trouvé aucune preuve de vols systématiques commis par le Hamas sur les sites de distribution de l’aide de l’ONU et considéraient les opérations de distribution de l’ONU comme globalement efficaces.

Les conclusions de l’USAID n’établissent pas qu’aucune aide n’ait jamais été détournée. Toutefois, elles ne corroborent pas l’allégation selon laquelle le Hamas aurait volé la majeure partie de l’aide.

3. Deux millions de tonnes de denrées alimentaires sont entrées à Gaza

Netanyahu a fait valoir qu’Israël ne pouvait pas commettre de génocide puisqu’il avait autorisé l’entrée de denrées alimentaires et de vaccins à Gaza.

Il a demandé quel gouvernement génocidaire aurait autorisé l’entrée de deux millions de tonnes de denrées alimentaires sur le territoire, soit l’équivalent d’une tonne par habitant, et fourni un million de doses de vaccin contre la poliomyélite.

Le chiffre relatif à l’aide alimentaire provient des autorités israéliennes et n’a pas fait l’objet d’une vérification indépendante.

Il ne permet pas non plus de déterminer quelle quantité de denrées alimentaires est parvenue aux civils ni si les approvisionnements étaient suffisants pour prévenir la famine.

Le 22 août 2025, la Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC), soutenue par l’ONU, a confirmé qu’une famine sévissait dans le gouvernorat de Gaza, qui comprend la ville de Gaza.

Netanyahu a également évoqué la campagne de vaccination contre la poliomyélite sans reconnaître le rôle prépondérant des organisations sanitaires internationales.

Cette campagne a été organisée par le ministère palestinien de la Santé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, l’UNRWA et d’autres partenaires. Israël a accepté des trêves humanitaires pour permettre la réalisation des vaccinations.

Netanyahu a qualifié les accusations de génocide de « plus grand mensonge ».

Cependant, en septembre 2025, la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies a conclu que les autorités et les forces de sécurité israéliennes avaient commis quatre des cinq actes définis dans la Convention de 1948 sur le génocide.

La commission a également conclu que de hauts responsables israéliens, dont Netanyahu, avaient incité à la commission d’actes de génocide.

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a réagi au discours de Netanyahou en évoquant le mandat d’arrêt délivré à son encontre par la Cour pénale internationale.

Dans un communiqué, M. Mamdani a déclaré que Netanyahou avait une nouvelle fois utilisé la tribune des Nations unies pour répéter des allégations infondées visant à améliorer l’image des actions d’Israël à l’encontre des Palestiniens.

Il a ajouté qu’aucune de ces allégations ne pouvait changer le fait que Netanyahou faisait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés.

4. Les chrétiens à Bethléem

Netanyahu a affirmé que Bethléem était majoritairement chrétienne lorsqu’elle était sous contrôle israélien, mais qu’elle était devenue majoritairement musulmane après avoir été transférée à l’Autorité palestinienne.

Il a laissé entendre que les chrétiens avaient été chassés.

Cependant, les chiffres issus d’un recensement mené par les autorités israéliennes après l’occupation de Bethléem en 1967 contredisent cette affirmation concernant la composition religieuse antérieure de la ville.

Le recensement a dénombré 14 439 habitants dans la ville, les chrétiens représentant 46,1 % et les musulmans 53,9 %.

En incluant le camp de réfugiés situé dans les limites de la commune, la proportion de musulmans s’élevait à environ 58 %.

Ces chiffres sont publiés par la Jewish Virtual Library, qui diffuse également le texte du discours de Netanyahou.

La composition religieuse de la ville a évolué au fil des décennies, mais les chiffres de 1967 ne corroborent pas l’affirmation selon laquelle Bethléem était majoritairement chrétienne sous le régime israélien.

Le récit de Netanyahou a également omis les raisons invoquées par de nombreux chrétiens palestiniens pour justifier leur émigration. Parmi celles-ci figurent la confiscation de terres, la construction de la barrière de séparation israélienne, les postes de contrôle militaires et les restrictions d’accès à Jérusalem-Est occupée.

Présenter les changements démographiques de Bethléem principalement comme une conséquence des tensions entre musulmans et chrétiens revient donc à occulter les effets de l’occupation israélienne.

5. Allégations concernant des enfants tués le 7 octobre

Netanyahu a de nouveau évoqué des témoignages selon lesquels des enfants auraient été brûlés vifs lors des attaques menées par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Certains des récits les plus largement diffusés concernant des atrocités commises contre des nourrissons, notamment les allégations selon lesquelles des bébés auraient été décapités, ont été remis en cause par des enquêtes menées par la suite.

Le journal Haaretz a rapporté que certaines allégations diffusées par les secouristes et les bénévoles de l’organisation israélienne Zaka n’étaient pas étayées par les preuves disponibles.

Le journal israélien a examiné des informations provenant, entre autres, de l’Institut national d’assurance d’Israël, des dirigeants de kibboutz et de la police. Il a rapporté qu’un nourrisson, Mila Cohen, âgée de 10 mois, avait été tuée au kibboutz Be’eri lorsque des coups de feu avaient atteint la porte de l’abri de la famille.

Les allégations largement diffusées concernant des bébés décapités n’ont pas été corroborées par les éléments de preuve rapportés par la suite par les médias israéliens et internationaux.

6. Le meurtre d’un colon près de Ramallah

Dans le cadre de ses critiques à l’encontre du président français Emmanuel Macron, Netanyahou a évoqué le meurtre de Nathaniel Shukron, père de six enfants et titulaire de la nationalité française.

Il a déclaré que Shukron se rendait à une source avec son fils lorsqu’un assaillant du Hamas l’a abattu à bout portant.

Cependant, aucune organisation armée n’a revendiqué publiquement cette attaque, et aucun communiqué officiel n’a identifié l’agresseur comme appartenant au Hamas. Le groupe a salué l’attaque mais n’a pas déclaré en être l’auteur.

Netanyahu a également présenté cette source comme un lieu de loisirs ordinaire. La source de Wadi Raya, située près de la colonie israélienne de Halamish, également connue sous le nom de Neve Tzuf, avait été prise d’assaut par des colons environ un an auparavant.

Les propriétaires fonciers palestiniens avaient été empêchés d’accéder à la zone, où les colons avaient établi un avant-poste destiné à attirer des visiteurs.

Aucun arrêté officiel de confiscation israélien n’avait été émis concernant ce terrain. Ce contexte était absent du récit de Netanyahou.

7. Gaza avant le 7 octobre

Netanyahou a déclaré qu’il n’y avait aucun Israélien à Gaza, ni civil ni soldat, le 7 octobre 2023.

Cette affirmation est exacte au sens strict, dans la mesure où Israël a retiré ses forces terrestres permanentes et ses colonies de ce territoire en 2005.

Cependant, elle omet de mentionner le système de contrôle plus large qu’Israël a continué d’exercer sur Gaza.

Depuis 2007, le territoire est soumis à un blocus israélien restreignant les déplacements par voie terrestre, maritime et aérienne.

Israël a conservé le contrôle des principaux points de passage, des registres de population ainsi que de la circulation des personnes et des marchandises.

Dans son avis consultatif de juillet 2024, la Cour internationale de justice a estimé que le retrait d’Israël en 2005 n’avait pas entièrement mis fin à ses obligations en vertu du droit de l’occupation.

La Cour a estimé qu’Israël continuait d’exercer des éléments importants de son autorité sur Gaza, notamment le contrôle des frontières terrestres, maritimes et aériennes, les restrictions à la circulation, les taxes à l’importation et à l’exportation, ainsi que la zone tampon.

Elle a précisé que les obligations d’Israël restaient proportionnelles au degré de contrôle effectif qu’il exerçait.

Le récit de Netanyahou a également omis de mentionner les restrictions précédemment imposées par Israël sur l’entrée de denrées alimentaires à Gaza.

Des documents du gouvernement israélien ont montré que les autorités calculaient les besoins alimentaires du territoire en calories pour déterminer les approvisionnements autorisés.

8. Le Qatar et l’évolution de l’opinion internationale

Netanyahu a accusé le Qatar de dépenser des sommes colossales pour diffuser de fausses informations sur Israël en finançant des universités et des médias américains, notamment Al Jazeera.

Il a laissé entendre que ces activités visaient à influencer les opinions des jeunes. Le Qatar a rejeté cette accusation.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a déclaré que M. Netanyahu tentait de détourner l’attention des actions du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens occupés.

Il a fait valoir qu’attribuer l’évolution de l’opinion internationale, en particulier chez les jeunes, à des campagnes d’influence revenait à nier la capacité d’une génération à se forger ses propres opinions sur la base de ce dont elle a été témoin.

Les sondages indiquent un changement significatif dans les attitudes des Américains à l’égard d’Israël et des Palestiniens.

Selon un sondage Gallup publié en février 2026, 53 % des Américains âgés de 18 à 34 ans ont déclaré sympathiser davantage avec les Palestiniens, contre 23 % qui sympathisaient davantage avec les Israéliens.

C’était la première fois qu’une majorité de personnes interrogées dans cette tranche d’âge exprimait une plus grande sympathie pour les Palestiniens. La proportion de personnes exprimant une plus grande sympathie pour les Israéliens était également la plus faible jamais enregistrée pour cette tranche d’âge.

Ce changement ne se limitait pas aux jeunes adultes. Parmi les Américains âgés de 35 à 54 ans, 46 % exprimaient davantage de sympathie pour les Palestiniens et 28 % pour les Israéliens.

Un an plus tôt, les chiffres correspondants étaient de 33 % pour les Palestiniens et de 45 % pour les Israéliens.

Traduction : AFPS

Partager

Mots clés

  • Palestine et politique internationale

Source

Publié par : The New Arab

À LA UNE

Communiqués
mercredi 9 septembre 2026
Communiqué de l’AFPS

Restriction du commerce avec les colonies israéliennes : un premier pas de la France qui en...

Echos du National
jeudi 3 septembre 2026
AFPS

L’AFPS à la Fête de l’humanité 2026

Pétitions et appels
mardi 22 septembre 2026
Campagne Zaytoun2026

Venez soutenir la récolte d’olives palestinienne et la résistance contre le nettoyage ethnique...

Echos du National
mercredi 23 septembre 2026
AFPS, Campagne BDS France, Stop Armin israel France, Urgence Palestine

Meeting de lancement / Octobre : mois d’action contre l’armement d’Israël

  • L’association
    • Charte et statuts
    • Groupes locaux
    • Nos partenaires
    • Lettre d’information
    • Faire un don
    • Adhérez
    • Revue de l’AFPS, Palestine Solidarité
  • Actions
    • Campagnes
    • Évenements soutenus
    • Projets en Palestine
    • Missions en Palestine
    • Pétitions
    • Parrainages
    • Produits palestiniens
  • Informations
    • Actualités
    • Analyses
    • En direct de Palestine
    • Témoignages
    • Communiqués
    • Culture
    • Publications de l'AFPS
  • Références
    • Repères historiques
    • Rapports
    • Cartes
  • Mobilisation
    • Campagnes
    • Échos du national
    • Échos des groupes
    • Matériel militant
    • Appel et pétitions
    • Agenda
  • Thématiques
ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITÉ
21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris
Tél : 01 43 72 15 79
afps@france-palestine.org
  • Contact presse
Mentions légales Design: OOIIDéveloppement: Negative Network