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« …Je ne veux plus acheter de produits israéliens tant que… »
publié le mardi 16 décembre 2008

AFPS
 
Suite au Congrès de l’AFPS qui a décidé une démarche de mobilisation citoyenne contre l’occupation fondée sur la consommation éthique par un boycott des produits venant d’Israël en lien avec l’occupation, une plaquette a été réalisée par le groupe de travail « Boycott Désinvestissement Sanctions » et adoptée par le CN.

A. PRESENTATION

1) Justification :

Plusieurs raisons sont à la base de cette action :

-  En Palestine, il s’agit d’abord, bien entendu, de l’appel des 170 ONG qui ont demandé ensemble en 2005 le lancement d’une campagne internationale de « Boycott – Désinvestissement – Sanctions » visant à obliger Israël à respecter le Droit international. “BDS est un des moyens les plus décisifs autour desquels les Palestiniens peuvent converger dans leur lutte contre l’occupation” a rappelé en septembre 2008 le texte de préparation à la Conférence nationale palestinienne sur cette campagne prévue pour la fin de 2008 à Hébron.

-  En Israël, les militants contre l’occupation, en particulier ceux qui défendent les paysans de Cisjordanie contre les exactions des colons, insistent sur l’utilité d’un boycott mettant en cause les colonies. Une partie de la population israélienne en effet ne se sent pas solidaire des colons et n’est pas prête à supporter des difficultés dont ils seraient la cause. Le boycott proposé ici, qui concerne tous les produits israéliens tant que le gouvernement de ce pays refuse que puissent être identifiés ceux qui proviennent des colonies, est susceptible d’isoler davantage les colons. « C’est le plus efficace soutien que vous puissiez nous apporter » déclarait récemment un responsable de l’association Ta’ayush.

-  En Europe enfin, la plaquette rejoint la campagne internationale pour le respect de l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël. Des démarches sont maintenant entreprises sur le plan fiscal, elles viennent s’ajouter à la pression politique exercée au niveau du Parlement européen. Aux Pays-Bas, par exemple, la puissante association de consommateurs PEACE a porté plainte pour fraude, visant l’importation de produits en provenance des colonies israéliennes sans paiement des taxes légales (voir le site peaceconsumer.org).

2) La plaquette :

Il s’agit d’une feuille de bristol de format A4 composée de quatre cartes prédécoupées avec :

-  au recto un visuel très expressif autour de deux fruits différents (orange et avocat) ;

-  au verso trois textes adressés au président de la République, à l’ambassadeur d’Israël en France et à une entreprise commerciale au choix. Voici le texte de la première carte :

Monsieur le Président,

L’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël entré en vigueur le 1er juin 2000 fait bénéficier ce dernier de conditions d’exportation privilégiées dans les pays membres de l’Union. Cet accord précise que ces avantages s’appliquent exclusivement aux biens produits sur le territoire de l’Etat d’Israël (article 83).

Or de nombreuses marchandises agricoles et industrielles déclarées israéliennes proviennent en fait de colonies établies dans les Territoires Palestiniens, en violation du Droit international rappelé dans de nombreuses résolutions de l’Organisation des Nations Unies. C’est pourquoi, Monsieur le Président, je ne veux plus acheter de produits israéliens tant que ceux-ci seront vendus sans indication de la provenance exacte.

Je continue, parallèlement, à demander la suspension de cet accord d’association UE/Israël dans la mesure où ce pays ne respecte pas les Droits Humains fondamentaux à l’égard de la Population Palestinienne.

[Ville, date, signature]

Le même texte figure sur les cartes destinées à l’ambassadeur d’Israël et à un directeur de grande surface.

La quatrième carte comporte un espace réservé aux coordonnées locales et présente les sites internet de l’AFPS, de la Plateforme, et d’associations palestiniennes et israéliennes.

Ces plaquettes sont disponibles au siège de l’AFPS au prix de 10 € les 100 plus les frais d’expédition, à commander au siège de l’association :
-  par mail : afps@france-palestine.org
-  par téléphone : 01 43 72 15 79
-  ou par courrier : AFPS, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris

B. MODALITES DE DIFFUSION

De nombreuses manières de procéder sont évidemment possibles. Voici à titre d’exemple ce qui a déjà été fait par certains groupes. L’idée est de faire payer d’emblée, en plus du coût (modique) de la plaquette, le prix du timbre de la carte destinée à l’ambassadeur d’Israël à Paris (celle adressée au président de la République se trouvant dispensée du timbrage). Il est demandé ainsi 1 € pour une plaquette (soit un « bénéfice » d’environ 35 centimes pour le groupe) ou 2 € pour trois plaquettes.

1) Affiche :

En agrandissant les deux rectos des cartes au format A4 et en les collant sur une feuille de 60 x 80 cm environ, avec en haut le titre de la campagne et en bas les tarifs, on obtient une affiche permettant d’attirer l’attention.

2) Personnalisation des plaquettes :

On fait figurer dans la case des coordonnées locales de la quatrième carte les indications se rapportant au groupe concerné (adresse, téléphone, e-mail…) ; il est commode d’utiliser un tampon encreur.

3) Diffusion :

En plus de l’argumentation politique proprement dite et des justifications rappelées plus haut, présenter ces cartes comme la possibilité de « faire quelque chose » (en mettant l’accent sur l’extrême sensibilité des autorités israéliennes, et des Israéliens en général dès qu’il est question de boycott) suscite souvent beaucoup d’intérêt de la part des personnes auxquelles on s’adresse. Ce qui leur est demandé ensuite varie selon les groupes ou les circonstances :

-  ou bien l’acheteur complète immédiatement les deux cartes adressées au président de la République et à l’ambassadeur d’Israël en y indiquant nom, localité de résidence et en les signant ; ces deux cartes sont ensuite détachées et laissées aux militants locaux de l’AFPS qui les posteront après avoir timbré celle de l’ambassadeur ; l’acheteur paie, et emporte les deux autres cartes ;

-  ou bien la carte adressée à l’ambassadeur a été timbrée par nous à l’avance ; il suffit alors aux acheteurs de donner l’argent pour recevoir et pouvoir emporter immédiatement le nombre de plaquettes correspondant à la somme versée ; ils complèteront, découperont et posteront ensuite eux-mêmes les cartes pour le président de la République et l’ambassadeur d’Israël, avant d’utiliser à leur choix celles destinées à un magasin. Cette deuxième méthode, qui présente pour le groupe local la contrainte d’acheter et coller les timbres à l’avance, permet en revanche de diffuser les plaquettes beaucoup plus rapidement – en particulier auprès des acheteurs de « lots » de trois plaquettes.

Il existe enfin, bien entendu, d’autres possibilités de diffuser ces cartes – par exemple, au cours de certaines manifestations, « à la volée » pour un tout petit prix. Quelle que soit la manière (ou leur combinaison) adoptée localement, c’est le nombre de plaquettes diffusées qui servira de mesure à l’avancement de cette campagne.

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