Union pour la Méditerranée : Un « ORNI », objet remuant non identifié ?(extraits)

René naba, mardi 8 juillet 2008

« L’Union Pour la Médi­ter­ranée » se veut un projet gran­diose dont le terme ultime est de faire de la Médi­ter­ranée, un des pivots du XXI ème siècle. Il répon­drait à trois objectifs sous jacents en conformité avec la stra­tégie néo-​​conservatrice américaine.

Nicolas Sarkozy a pris le 1er juillet 2008 la pré­si­dence de l’Union Euro­péenne avec pour objectif avoué de mettre sur pied ce qu’il considère être un projet novateur -l’Union euro-​​méditerranéenne-​​ en vue de bou­le­verser radi­ca­lement les rap­ports houleux entre les deux rives de la Médi­ter­ranée dont l‘entrechoc culturel a long­temps constitué la trame de l’histoire de l’Humanité.

Mais ce projet phare de la diplo­matie sar­ko­zienne butte tou­tefois d’emblée sur un mal­en­tendu fon­da­mental au point de constituer un empê­chement dirimant dressé, para­doxa­lement, par le propre concepteur du projet dans son dis­cours de Tunis, l’équivalent pour le Monde arabe de son dis­cours de Dakar sur le monde africain (juillet 2007), fondant le par­te­nariat trans­mé­di­ter­ranéen sur une division raciale du travail sous l’effet de la conjonction de la « main d’œuvre » arabe et de « l’intelligence » française.

I-​​ Le dis­cours de Nicolas Sarkozy à Tunis : un par­te­nariat fondé sur une vision raciale de la division du travail sur la base des sté­réo­types colo­niaux de la France (…)

Si dans le sub­cons­cient français, les immigrés sont « les indi­gènes de la Répu­blique », les pays extra euro­péens du pourtour médi­ter­ranéen sont, par extension et par des­ti­nation, « les indi­gènes de l’Europe ». Telle est du moins la déduction que l’on peut faire du dis­cours de Nicolas Sarkozy à Tunis au point que se pose la question de savoir si l’Union pour la Médi­ter­ra­néenne qui devrait regrouper treize pays arabes ou musulmans —(Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Palestine, Liban, Syrie, Jor­danie, Turquie, Albanie, Kosovo et Bosnie)- et son corol­laire le pacte de migra­toire de Brice Hor­tefeux ne seraient pas en fin de compte une « Union en trompe l’œil pour contenir la majorité musulmane du voi­sinage européen ».

II-​​ les objectifs sous jacents de l’Union Pour la Médi­ter­ranée : Union pour la Médi­ter­ranée ou « Union en trompe l’œil pour la majorité musulmane » du voi­sinage européen ?

Annoncée dès le premier dis­cours suivant son élection à la pré­si­dence, le 7 Mai 2007, la mise en route de ce projet apparaît désormais comme un impé­ratif pour Nicolas Sarkozy dans le souci de gommer le par­cours cahoteux et chao­tique de la pre­mière année de sa man­dature pré­si­den­tielle, résultant de la ver­ti­gi­neuse dégrin­golade de sa popu­larité du fait de son style de gou­ver­nement, de l’exacerbation de son conflit latent avec le monde syn­dical, l’Armée et l’Audiovisuel public et des rebuf­fades suc­ces­sives essuyées sur le plan européen du fait de l’Irlande et de la Pologne.

Au delà des belles paroles vantant les mérites de cette coopé­ration en ges­tation, au delà des péri­péties qui ont émaillé sa mise en oeuvre notamment la ferme oppo­sition d’Angela Merkel, Chan­celier d’Allemagne, de financer un lea­dership français en Médi­ter­ranée par le biais d’une pla­te­forme para euro­péenne et sa mise sous tutelle par les ins­tances com­mu­nau­taires euro­péennes, au-​​delà de ses dif­fi­cultés à l’effet de réduire consi­dé­ra­blement sa marge de manoeuvre, « l’Union Pour la Médi­ter­ranée » se veut un projet gran­diose dont le terme ultime est de faire de la Médi­ter­ranée, un des pivots du XXI ème siècle. Il répon­drait à trois objectifs sous jacents en conformité avec la stra­tégie néo-​​conservatrice américaine.

1er objectif : Arrimer la Turquie à l’Europe sans pour autant l’inclure dans l’Union euro­péenne. Un lot de conso­lation par un ancrage au rabais pour l’ancienne sen­ti­nelle avancée de l’OTAN sur son flanc méri­dional du temps de la guerre froide soviéto-​​américaine.

L’idée sous-​​tendant ce projet est de réduire a minima la pré­sence musulmane dans l’ensemble européen comme en témoigne l’offre conco­mi­tante faite à la Serbie d’intégrer, elle, l’Union euro­péenne, en com­pen­sation de la perte du Kosovo, c’est-à-dire la portion musulmane de son ancien ter­ri­toire. Nicolas Sarkozy, de même que son lointain pré­dé­cesseur Valéry Giscard d’Estaing ou le premier ministre italien Silvio Ber­lusconi, redoute en effet que l’adhésion de la Turquie, important pays musulman de 80 mil­lions d’habitants, n’altère le caractère chrétien et occi­dental de l’Union Européenne.

Avec 12 mil­lions de per­sonnes, dont cinq mil­lions en France, selon les chiffres de 2002, la com­mu­nauté arabo-​​musulmane d’Europe occi­dentale constitue le socle prin­cipal de la popu­lation immigrée malgré son hété­ro­gé­néité lin­guis­tique et eth­nique. Son impor­tance numé­rique et son implan­tation euro­péenne au sein des prin­cipaux pays indus­triels lui confèrent une valeur stra­té­gique faisant d’elle le champ pri­vi­légié de la lutte d’influence que se livrent les divers cou­rants du monde isla­mique et partant le baro­mètre des convul­sions poli­tiques du monde musulman [1].

En s’y greffant, l’admission de la Turquie, de l’Albanie et du Kosovo, au sein de l’Union euro­péenne por­terait le nombre des musulmans à près de 100 mil­lions de per­sonnes, repré­sentant 5 pour cent de la popu­lation de l’ensemble européen, ce qui pourrait porter atteinte, selon les tenants de la droite radicale euro­péenne, à son homo­gé­néité démo­gra­phique, à la blan­cheur imma­culée de sa popu­lation et aux « racines chré­tiennes de l’Europe ». Au point que l’UMP, le parti sar­ko­ziste en France, a caressé le projet d’instituer une clause de sau­ve­garde, sou­mettant à réfé­rendum l’adhésion de tout nouveau pays dont la popu­lation excède cinq (5) pour cent de l’ensemble démo­gra­phique européen , avant d’y renoncer faute de son consensus [2].

2ème objectif : Fondre dans un même espace de coopé­ration Arabes et Israé­liens, ce qui suppose au préa­lable le règlement du conflit israélo-​​arabe par­ti­cu­liè­rement son volet pales­tinien, c’est à dire la question de Jéru­salem et l’édification d’un état pales­tinien viable, et, dernier et non le moindre des pro­blèmes, le rapport avec la Syrie. Il n’est pas indif­férent de noter à ce propos que le pré­sident amé­ricain George Bush s’impatientait du retard pris par le Kosovo pour accéder à son indé­pen­dance jugeant long le délai de dix ans mis par cette ancienne pro­vince serbe pour accéder la sou­ve­raineté inter­na­tionale, alors que la reven­di­cation d’un état pales­tinien traîne en pré condi­tions depuis une soixan­taine d’années et que les Etats-​​Unis avaient même menacé d’user de la force contre Yasser Arafat si le chef du mou­vement de libé­ration national pales­tinien pro­cédait à une décla­ration uni­la­térale d’indépendance de la Palestine.

Relevons au passage qu’Israël et le Kosovo sont les deux seuls états au monde à avoir accédé à la sou­ve­raineté inter­na­tionale par une décla­ration uni­la­térale d’indépendance et constatons aussi que ce procédé commode favorise géné­ra­lement l’émergence d’Etats conformes aux objectifs de la stra­tégie occidentale.

D’une manière inci­dente, la conjonction au sein d’un forum médi­ter­ranéen de la Turquie et d’Israël, les deux prin­cipaux leviers de la stra­tégie amé­ri­caine au Moyen-​​orient, ten­drait de sur­croît à diluer l’ensemble arabe dans une structure pro­téi­forme à l’effet de réduire son homo­gé­néité et à le placer dans une situation de minorité face à ses autres partenaires.

D’une manière sub­sé­quente, elle ten­drait aussi à sub­stituer l’Iran à Israël comme le nouvel ennemi héré­di­taire des Arabes, exo­nérant les Occi­dentaux de leur propre res­pon­sa­bilité dans la tra­gédie pales­ti­nienne, en bana­lisant la pré­sence israé­lienne dans la zone au détriment du voisin mil­lé­naire des Arabes, l’Iran, dont le potentiel nucléaire est pos­té­rieur de soixante ans à la menace nucléaire israé­lienne et à la dépos­session palestinienne.

Signe d’un désarroi certain dans le camp arabe pro-​​américain, l’Arabie saoudite, le plus pro­sélyte des Etats musulmans, qui aura mené sous la hou­lette amé­ri­caine un furieux combat contre l’athéisme mar­xiste tant en Asie (Afgha­nistan), qu’en Amé­rique latine (Nica­ragua), à des mil­liers de km du champ de bataille de la Palestine, paraît comme tétanisé par la nais­sance d’un nouvel état musulman au sein du continent européen : le Kosovo.

Plutôt que de rap­peler à leurs obli­ga­tions leurs alliés amé­ri­cains en ordonnant la pro­cla­mation de l’indépendance de la Palestine, requête qui serait somme toute légitime de la part d’un pays auteur d’un double plan de paix pour la solution du conflit israélo-​​arabe, loin de se réjouir de cette percée musulmane, la dynastie Wah­habite en redoute les effets cen­tri­fuges sur le Royaume notamment de la part de son ancien bras armé, Oussama Ben Laden, qui reven­dique face « aux impies wah­ha­bites » la consti­tution d’une « Répu­blique isla­mique du Hedjaz » sur le ter­ri­toire englobant les Lieux Saints de l’Islam -La Mecque et Médine-​​ autour de la métropole por­tuaire de Djeddah. Des effets cen­tri­fuges aussi en Irak (Kur­distan), au Maroc (Répu­blique arabe Sah­raouie et Démo­cra­tique). Des effets cen­tri­fuges sur l’intégrité et la sta­bilité des alliés de l’Amérique. Juste retour des choses en somme.

3eme objectif : Arrimer enfin le Maghreb au marché européen, au détriment du marché commun arabe en voie de ges­tation, pour en faire, avec le secret espoir d’assécher le flux migra­toire, une zone de délo­ca­li­sation des entre­prises euro­péennes et de sous-​​traitance de pro­duits bas de gamme par la conju­gaison de la « main d’œuvre arabe », par défi­nition bon marché, et de l’intelligence fran­çaise », for­cément à haute valeur ajoutée. Au vu de ces consi­dé­ra­tions, l’Union pour la Médi­ter­ranée apparaît comme un déri­vatif destiné à conso­lider l’ancien marché captif de l’Europe au moment où la Chine, -désormais deuxième inves­tisseur en Afrique devant la France avec des pla­ce­ments de l’ordre de 50 mil­liards de dollars-​​, fait une percée remarquée sur le flanc méri­dional du continent européen.

III-​​ La gageure de Nicolas Sarkozy : Dépolluer la mer sans brasser de l’air

Les déboires des deux meilleurs allés diplo­ma­tiques de Nicolas Sarkozy, le premier ministre israélien Ehud Olmert et le pré­sident amé­ricain George Bush, se super­posant au désaveu de l’Irlande au projet de traité européen de Lis­bonne il a été l’un des grands artisans, ont fait l’effet d’un coup de massue à l’effet d’obérer la pré­si­dence fran­çaise de l’Union européenne.

Afin de conjurer le sort devant ce qui appa­raissait comme la chro­nique d’un échec annoncé de sa man­dature euro­péenne, le pré­sident français a déployé une énergie du désespoir pour vaincre les réti­cences de deux piliers de la diplo­matie contes­ta­taire arabe, la Syrie et l’Algérie, en vue d’ obtenir leur accord à leur par­ti­ci­pation à un projet qui apparaît pour les rive­rains du flanc méri­dional de la Médi­ter­ranée, scep­tiques, comme un « ORNI », objet remuant non iden­tifié, au point que le pré­sident syrien Bachar el Assad, si vili­pendé par ailleurs mais dont la pré­sence au sommet euro-​​méditerranéen de Paris est désormais si ardemment sou­haitée, de même que le pré­sident algérien Abde­laziz Bou­te­flika, appa­raissent, para­doxa­lement et contre toute attente, comme les sau­veurs suprêmes de la diplo­matie sar­ko­zienne en plein naufrage.

Nicolas Sarkozy, qui pra­ti­quait volon­tiers les coups de menton média­tiques lors de sa visite offi­cielle en Algérie en décembre 2007, a paru convaincu par les vertus du réa­lisme poli­tique. La France s’est engagée à fournir à l’Algérie une cen­trale ato­mique, vers 2020, et une aide tech­nique à la création d’un ins­titut de génie nucléaire, en vue de former des cadres dans le domaine du déve­lop­pement du nucléaire et de la recherche, de l’exploration et de l‘exploitation des gise­ments de l’uranium du sud du pays. Le deuxième volet de l’accord franco-​​algérien porte sur la coopé­ration indus­trielle dans le domaine de l’armement, notamment la four­niture de quatre fré­gates multi mis­sions Fremm, assem­blées par le groupe de défense naval DCNS, dont deux construites en Algérie, ainsi que des héli­co­ptères Euro­copter. A tous égards, le dis­cours de Tunis, comme aupa­ravant celui de Dakar, en juillet 2007, marque le retour du refoulé dans le sub­cons­cient français.

L’effet le plus immédiat, et sans doute le plus visi­blement durable, du par­te­nariat trans­mé­di­ter­ranéen sera de concéder des siné­cures à des affidés, de déve­lopper une nou­velle tech­no­structure, de dégraisser en somme le Mam­mouth français pour nourrir le Mam­mouth euro-​​méditeranéen. Tout cela pour cela ?

Au plus haut sommet de l’Etat, l’esbroufe ne saurait tenir lieu de poli­tique. Foin de ses fan­fa­ron­nades, la Pré­si­dence fran­çaise de l’Union euro­péenne devrait se pénétrer des réa­lités his­to­riques qui ont présidé aux des­tinées du Mare Nostrum, cette mer commune à des rive­rains dont la com­plé­men­tarité n’a d’égale que leur anta­go­nisme, dont les pul­sions contra­dic­toires ont structuré l’imaginaire col­lectif d’un ensemble humain de près de cinq cent mil­lions de per­sonnes et qui rendent patente la fracture du monde médi­ter­ranéen, une zone qui constitue de sur­croît le point de conver­gence des lignes de fracture de la modernité et partant l’un des prin­cipaux points de com­pé­tition du XXI ème siècle : La mer médiane com­mande le juste milieu et ne s’encombre ni de bali­vernes ni de ses variantes diplo­ma­tiques modernes, notamment l’ambiguïté faus­sement constructive, qui relève d’un pater­na­lisme post-​​colonial.

Un sommet euro-​​méditerranéen regroupant une qua­ran­taine de diri­geants est prévu à Paris le 13 juillet à l’occasion de la prise de fonction de Nicolas Sarkozy et pas moins d’une tren­taine de mani­fes­ta­tions devraient être orga­nisées en France lors de la pré­si­dence semes­trielle fran­çaise. Que l’on ne s’y trompe pas, la pré­si­dence sar­ko­zienne de l’Union euro­péenne tiendra en cette gageure : faire aboutir son objectif déclaré en bridant ses pen­chants naturels, autrement dit, dépolluer la Médi­ter­ranée sans brasser de l’air [3]. Il en va de la cré­di­bilité de la France et de la fia­bilité de son président.

[1] Cf à ce propos René Naba « Du bou­gnoule au sau­vageon, voyage dans l’imaginaire français » - Edi­tions l’Harmattan (2002). Le décompte en données brutes, selon les chiffres dis­po­nibles en 2002, est le suivant : l’agglomération pari­sienne concentre à elle seule le tiers de la popu­lation immigrée de France, 37 pour cent exac­tement, tous horizons confondus (Afri­cains, Magh­rébins, Asia­tiques, et Antillais, alors que 2,6 pour cent de la popu­lation d’Europe occi­dentale est d’origine musulmane, concentrée prin­ci­pa­lement dans les agglo­mé­ra­tions urbaines. Dix pour cent de la popu­lation de Berlin, de Bruxelles et de Bradford est d’origine musulmane, alors que Cologne et Bir­mingham comptent entre 5 et 10 pour cent de per­sonnes d’origine musulmane et que sont recensées plus de quatre mille mos­quées au sein de l’ensemble européen, soit en vingt ans une mul­ti­pli­cation par 40 du nombre des lieux de culte. La France se situe en pre­mière position avec près de 1 500 mos­quées, suivie de l’Allemagne, en 2ème position avec 800 mos­quées, et du Royaume-​​​​Uni (3ème position-​​​​500 mos­quées). Les Pays-​​​​Bas se retrouvent en 4ème position (230 mos­quées), la Bel­gique en 5ème position (220) et la Suède en 6ème position avec 150 mos­quées. L’Italie (7ème) et l’Espagne (8ème) comptent res­pec­ti­vement 60 et 50 mosquées.

[2] Faute d’accord sur une for­mu­lation de com­promis pour la rati­fi­cation des futures adhé­sions à l’Union euro­péenne, la com­mission des lois de l’Assemblée nationale a décidé, mer­credi 2 juillet, de laisser en l’état le texte de la Consti­tution, modifié en 2005 à la demande de Jacques Chirac. Le texte impose un réfé­rendum auto­ma­tique pour la rati­fi­cation de toute nou­velle adhésion. Le projet de réforme sur les ins­ti­tu­tions du gou­ver­nement laissait au pré­sident de la Répu­blique la pos­si­bilité d’opter pour la voie par­le­men­taire ou la voie réfé­ren­daire, ali­gnant ainsi la règle en matière d’élargissement sur celle des révi­sions consti­tu­tion­nelles. Les oppo­sants à l’entrée de la Turquie avaient obtenu en pre­mière lecture à l’Assemblée l’adoption d’une clause spé­ci­fique pour les pays dont la popu­lation dépas­serait 5 % de celle de l’Union euro­péenne, rejetée au Sénat. Aucune autre formule n’a fait consensus.

[3] Les cinq projets phares de l’Union pour la Médi­ter­ranée (UPM) sont res­pec­ti­vement : la construction d’une auto­route du Maghreb (de la Mau­ri­tanie à la Libye-​​​​ objectif 2012), la dépol­lution de la Médi­ter­ranée (objectif 2020), le déve­lop­pement de l’énergie solaire et la coopé­ration en matière de pro­tection civile contre les catas­trophes natu­relles, ainsi que la création d’une zone de libre échange à l’horizon de l’an 2010).