This is my land - Appel à dons

lundi 21 mars 2016

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Présentation détaillée du projet

Pour Nelson Mandela l’éducation était l’unique moyen de changer le monde. Et si nous considérions cela d’un autre point de vue ? Si l’éducation pouvait représenter un frein pour l’avenir de notre société ? C’est sous cet angle-là que j’ai abordé un aspect assez peu évoqué dans le conflit israélo-palestinien, celui du rôle des systèmes scolaires respectifs. Ont-ils pour vocation de former les futurs acteurs d’une résolution du conflit ? Quels rôles jouent-ils dans ce conflit ?

Étant née et ayant grandi en Israël, j’ai reçu une éducation israélienne. Ce n’est qu’au cours de mon service militaire, durant la deuxième Intifada, en 2002, que j’ai pu voir de près les procédures opérationnelles adoptées par l’armée israélienne à l’encontre des Palestiniens. J’ai alors commencé à douter, à remettre en question ce que j’avais appris jusqu’alors. Enfin, bien des années plus tard j’ai compris à quel point l’enseignement de l’histoire de mon pays était partial et sélectif. Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les barrières ne sont pas que physiques. C’est surtout au niveau de l’individu et de la société qu’il faut chercher une issue au conflit. Si un dialogue doit voir le jour entre les Palestiniens et les Israéliens, c’est à l’école et par l’école qu’il devrait être initié. L’éducation est l’outil essentiel du futur, et ayant grandi en Israël, j’ai l’impression que cet outil est peu, ou mal utilisé.

Le choix des écoles n’a pas été facile. D’un côté je voulais des écoles représentatives, de l’autre, j’ai recherché des professeurs qui faisaient un travail approfondi avec leurs élèves, qui les amène à s’interroger. Je n’ai pas pu filmer tous les professeurs, notamment ceux qui étaient trop à gauche ou trop critiques envers l’Etat et pour lesquels je n’ai pas pu obtenir d’autorisation de la part du Ministère de l’Education.

Avec This Is My Land, j’ai choisi de retourner en Israël pour observer le système éducatif de mon point de vue d’expatriée, d’observer les méthodes éducatives, le parti pris des instituteurs et l’influence qu’il exerce sur les élèves. J’ai aussi souhaité voir si quelque chose avait changé avec la démocratisation de l’Internet qui permet un accès à l’information plus facile aujourd’hui que du temps de mon adolescence. Enfin, j’espère initier avec ce film un débat sur le pouvoir de l’éducation à changer le cours de l’histoire, à nous faire entendre mieux les uns les autres, à nous apprendre à mieux vivre, ensemble.

Tamara Erde : la réalisatrice du film :

Tamara Erde est une réalisatrice franco-israélienne, née en 1982 à Tel Aviv-Jaffa et installée à Paris. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bezalel à Jérusalem, elle poursuit ensuite ses études en France au Studio national des arts contemporains du Fresnoy. Elle participe à plusieurs résidences d’artistes dans le cadre desquelles elle produit des projets individuels ou des œuvres de collaboration (États-Unis, Danemark, Corée du Sud, Espagne). Elle compte notamment à son actif trois courts métrages : Rober, Jéricho et Disney Ramallah. Son premier long métrage, This Is My Land a été sélectionné et récompensé dans de nombreux festivals (Toronto, Rotterdam, Hamptons, Singapour, Zagreb...)

À quoi servira la collecte ?

Porter un documentaire en salles n’est pas une mince affaire. D’habitude, les distributeurs s’appuient sur deux soutiens proposés par le CNC (Centre National du Cinéma) pour financer les frais de sortie et assurer à leur film une promotion correcte. Or, This Is My Land, s’est vu refuser ces deux aides ! A défaut d’une subvention, incontournable pour sortir un documentaire indépendant en salles, nombre de distributeurs renoncent. Pas nous. This Is My Land, est à notre avis un film trop important pour rester sur l’étagère. Mais nous avons besoin de votre soutien pour compléter le budget de distribution, financer ses étapes cruciales.

I. Il s’agit tout d’abord, d’offrir une visibilité large au film, à travers la presse écrite, radio, TV, les blogs et les réseaux sociaux afin d’informer les spectateurs que le film existe et qu’il a de bonnes raisons d’être vu ! Ceci comprend essentiellement le travail de l’attachée de presse (3.000 €). Nous avons également besoin d’outils de communication (affiche, flyer, dossier de presse), soit d’un budget de 4.000 € qui comprend la conception et l’impression du matériel.

II. Pour sortir This Is My Land dans un maximum de salles, nous devrons prévoir des frais techniques : fabrication des premiers DCP ainsi que les frais VPF (taxe sur l’équipement numérique des salles de cinéma), soit environ 3.000 €.

En bref :

Relations presse : 3.000 €
Conception et impression du matériel de communication : 4.000 €
Frais techniques et VPF : 3.000 €

Au total : 10.000 €

Et si nous dépassions l’objectif ?

Au-delà de 10 000 €

Nous pourrons prolonger la tournée de Tamara Erde à travers toute la France. De fait, depuis le mois de février, elle accompagne bénévolement This Is My Land lors de nombreuses avant-premières. Pour lui permettre de continuer cette tournée après la sortie du film, nous devons l’indemniser de ce temps pendant lequel, elle ne peut travailler. Surtout, cela prendra également en charge ses frais de transports et d’hébergement. Chaque contribution au-delà de l’objectif nous permettra ainsi de prolonger la vie du film et de le faire venir dans votre ville !

Au-delà de 13 000 €

This Is My Land est un film important. Il doit bénéficier d’une belle édition DVD, pour les petits (usage en classe), comme pour les grands. Au delà de 13 000 €, nous pourrons créer des bonus étonnants et enrichissants pour ce DVD, comprenant notamment des scènes et des entretiens inédits et les précédents films de Tamara...

Nous comptons sur vous pour soutenir ce beau et important documentaire et pour transmettre ce message à vos amis et porches pour que This Is My Land puisse avoir la visibilité qu’il mérite !

D’avance un grand MERCI.

Tamara Erde et l’équipe d’Aloest Distribution.