Stra­tégies israé­liennes en Palestine : "Négo­ciation" per­pé­tuelle et colo­ni­sation sans fin…

Gaël Lagadec, dimanche 14 juin 2009

A la lumière de la récente offensive israé­lienne sur Gaza, remise dans le contexte his­to­rique des rela­tions entre Israël et les Pales­ti­niens, notamment depuis les accords d’Oslo (1993), cet article [que vous trou­verez ci-​​dessous en pdf] s’interroge sur les objectifs stra­té­giques réel­lement pour­suivis par Israël et sur leurs consé­quences pour les pers­pec­tives de réso­lution du conflit israélo-​​palestinien.

Il montre notamment comment la colo­ni­sation s’est faite « à l’ombre » du pro­cessus de paix, faisant en sorte que plus les négo­cia­tions duraient et plus leur objet se réduisait par la poli­tique du fait accompli du gain ter­ri­torial israélien en Cisjordanie.

Dans un premier point la question des res­pon­sa­bi­lités dans la rupture de la trêve entre Israël et le Hamas est posée. La séquence des événe­ments ayant mené à l’offensive israé­lienne est rap­pelée ainsi que la situation pré­valant à Gaza dans le cadre du blocus israélien, dont il est rappelé qu’au regard de l’ONU il constitue en soi un acte de guerre.

Dans un deuxième point, le contexte ayant mené à l’offensive de janvier est étudié. Les consé­quences de la proximité de l’élection légis­lative israé­lienne sont détaillées ainsi que la situation poli­tique amé­ri­caine : élection d’un nouveau Pré­sident, mais pas encore en fonction ce qui a conduit à un large effa­cement diplo­ma­tique des EU dans cette période.

Enfin, est sou­ligné l’irréalisme des thèses offi­cielles israé­liennes jus­ti­fiant l’offensive par la volonté d’éradiquer le Hamas.

Alter­na­ti­vement, est pré­sentée l’hypothèse d’une offensive visant en réalité un ren­for­cement stra­té­gique du Hamas visant, par la division, à briser le mou­vement national pales­tinien. Cet apparent paradoxe est analysé dans un troi­sième point, reprenant l’histoire récente du pro­cessus de paix. Il est notamment montré comment le pro­cessus de paix était conçu, au moins depuis 1995, de façon à ce que tout arrêt du pro­cessus profite à Israël (mor­cel­lement en zones A, B et C de la Cis­jor­danie notamment).

Il est également montré comment le pro­cessus s’est enrayé dès lors que les reven­di­ca­tions natio­nales pales­ti­niennes sont venues à l’ordre du jour (statut de Jéru­salem, droit au retour des réfugiés).

Enfin, il est rappelé que c’est pendant le pro­cessus de paix que la colo­ni­sation de la Palestine s’est faite à grande échelle.

L’ensemble de l’analyse converge vers la démons­tration que l’objectif stra­té­gique des diri­geants israé­liens n’a jamais été la paix mais le gain de ter­ri­toires. A partir de décla­ra­tions de res­pon­sables israé­liens, il est démontré combien le pro­cessus de paix a été un outil au service de la colo­ni­sation en per­mettant notamment de pré­venir les cri­tiques internationales.

Dans un qua­trième point les pers­pec­tives poli­tiques régio­nales sont évoquées. Dans le cadre d’un pro­cessus de colo­ni­sation mené au terme logique de l’annexion (à la façon de Jéru­salem et du Golan), est clai­rement posée la question de l’incompatibilité à moyen terme pour l’Etat d’Israël entre le caractère juif de l’Etat et son caractère démo­cra­tique (les deux étant simul­ta­nément revendiqués).

Les consé­quences de cette incom­pa­ti­bilité sont envi­sagées : volontés israé­liennes de trans­ferts de popu­la­tions, com­plai­sance de la com­mu­nauté inter­na­tionale, oppo­sition de la gauche alter­mon­dia­liste et des orga­ni­sa­tions israé­liennes de défense des droits humains, etc. Dans une optique de « pré­vention », l’article conclut sur l’aspect crucial des pour­suites pénales inter­na­tio­nales à l’encontre des diri­geants ou mili­taires israé­liens sus­pectés de crimes de guerre.


Cet article est long, c’est pourquoi nous ne le publions pas in extenso mais plutôt en pdf :

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