Sarkozy : "Une attaque israélienne inévitable"

Gordon Prather, vendredi 12 septembre 2008

Alors que les Répu­bli­cains nom­maient Sarah Palin – qui selon ce que l’on rap­porte croit que la guerre d’agression de Bush Cheney contre l’Irak était inévi­table, faisant parti d’un « plan Divin » - le Pré­sident français Nicolas Sarkozy était à Damas, mettant en garde les diri­geants de la Syrie, de la Turquie, et du Qatar qu’une attaque israé­lienne contre l’Iran semble également inévitable.

Dans des commentaires diffusés à la TV syrienne, Sarkozy a dit :

« Un jour – quelque soit le gou­ver­nement israélien – nous pour­rions découvrir un matin qu’Israël a frappé ».

« La question n’est pas de savoir si ce serait légitime, si ce serait intel­ligent. Que ferons -nous à ce moment là ? »

Mais, c’est quelque peu encou­ra­geant de voir qu’au moins Sarkozy n’est appa­remment pas d’accord sur le fait que des actes irra­tionnels illégaux fassent partie d’un « plan divin ».

Mais, selon Sarkozy, il semble qu’il n’y ait rien que nous mortels nous puis­sions faire pour empêcher une attaque israé­lienne contre l’Iran.

Néan­moins, les Russes viennent peut être de sérieu­sement per­turber leurs plans. [1]

Selon Arnaud de Borch­grave d’UPI, la relation spé­ciale du Pré­sident georgien Mikheil Saa­ka­shvili avec la cabale de Cheney et avec cer­tains Israé­liens a eu comme résultat un accord secret « dési­gnant » deux aéro­dromes mili­taires dans le sud georgien pour uti­li­sation régu­lière par des drones israé­liens pour espionner la Russie et l’Iran, et pour une uti­li­sation spé­ciale par des bom­bar­diers israé­liens fournis par les US, au cas ou les Israé­liens para­noïaques déci­de­raient de lancer une attaque illégale (selon le Droit Inter­na­tional) contre les ins­tal­la­tions nucléaires de l’Iran, toutes actuel­lement sous contrôle de l’AIEA.

Mais, en chassant les troupes d’invasion geor­giennes hors d’Ossétie, et en les pour­suivant jusqu’en Georgie même, les Russes ont briè­vement occupé ces deux aéro­dromes mili­taires et on a rap­porté qu’ils avaient détruit la plupart des équi­pe­ments US et israé­liens qu’ils y ont trouvés [2] (et ailleurs), créant peut être de sérieux obs­tacles pour une mise en appli­cation dans un futur proche du plan de jeu israélien de « bomb bomb Iran ».

Voyez-​​vous, le nouvel état « sou­verain » d’Irak avait interdit aux Israé­liens le survol de leur espace aérien pour attaquer l’Iran. Cependant, si les Israé­liens pou­vaient envoyer et récu­pérer leurs bom­bar­diers à parti d’aérodromes geor­giens, il s pour­raient éviter l’Irak et la dis­tance qu’ils devraient couvrir pour atteindre leurs cibles serait sérieu­sement réduite.

Bien sûr, pour uti­liser les aéro­dromes geor­giens, les israé­liens devraient sur­voler la Turquie.

Cependant, les Turcs n’ont pas déposé de plainte for­melle quand les Israé­liens ont pénétré dans leur espace aérien l’année der­nière pour détruire – en vio­lation du Droit Inter­na­tional – un site en Syrie où les israé­liens para­noïaques soup­çon­naient des scien­ti­fiques et ingé­nieurs nord coréens, de s’être occupés depuis 2001 de construire une réplique conçue et fournie par les Sovié­tiques d’un réacteur ato­mique pour pro­duire du plu­tonium pour les Iraniens.

Depuis, l’AIEA a visité le site en Syrie détruit par les Israé­liens et – jusqu’à main­tenant – a toutes les raisons de sup­poser que les Israé­liens sont paranoïaques.

Ci-​​dessous des extraits de la Réso­lution 487 du Conseil de Sécurité, condamnant l’attaque et la des­truction par les israé­liens para­noïaques en 1981 d’installations ira­kiennes sous sur­veillance de l’AIEA ;

« Tota­lement conscient du fait que l’Irak a été partie pre­nante du Traité de Non Pro­li­fé­ration d’Armes Nucléaires depuis qu’il est entré en vigueur en 1970, que, confor­mément à ce traité, l’Irak a accepté les contrôles sur toutes ses acti­vités nucléaires, et que l’Agence a témoigné que les mesures de sau­ve­garde ont été appli­quées de manière satis­fai­sante jusqu’à maintenant…

« Condamne fer­mement l’attaque mili­taire d’Israël – en vio­lation fla­grante de la Charte des Nations Unies et des normes de conduite internationale ;

« Appelle Israël à s’abstenir dans le futur de tels actes ou menaces de tels actes ;

« De plus considère que les dites attaques consti­tuent une menace sérieuse à tout le régime de clauses de sau­ve­garde de l’AIEA qui constitue le fon­dement du Traité de Non Prolifération. »

Bien sûr, tout le régime de sau­ve­garde de l’AIEA – qui sert de garantie à tous les signa­taires du Traité de Non Pro­li­fé­ration Nucléaire – a été sous attaque constante depuis que la cabale de Cheney est arrivée au pouvoir.

Dans une lettre du 25 mars 2008 envoyée par le ministre des affaires étran­gères iranien au Secré­taire Général des Nations Unies, et transmise à la Confé­rence Générale de l’Agence Inter­na­tionale à l’Energie Ato­mique, l’Iran a mis en cause la légalité de cer­taines réso­lu­tions votées par le Conseil de Sécurité par rapport la Charte des Nations Unies– sur insis­tance de la cabale de Cheney - en lien avec cer­taines réso­lu­tions votées irré­gu­liè­rement par le Conseil des Gou­ver­neurs de l’AIEA, également sous la pression de la cabale de Cheney.

En par­ti­culier, le 3 mars 2008, le Conseil de Sécurité de l’ONU – Soit disant « agissant sous l’Article 41 du Cha­pitre VII de la Charte des Nations Unies «  – a procédé de façon per­verse en « réaf­firmant » sa « décision » du 23 décembre 2006 que l’Iran

« devrait, sans délai suspendre

a) toutes les acti­vités d’enrichissement et liées au retrai­tement, dont la recherche et le déve­lop­pement, à vérifier par l’AIEA ; et

b) tout travail sur des projets en lien avec l’eau lourde, dont la construction du réacteur de recherche tempéré à l’eau lourde, à vérifier par l’AIEA. »

Ce qui a immé­dia­tement poussé les Ira­niens à envoyer le 25 mars, une lettre au Secré­taire Général, expli­quant la grande réussite des efforts de la cabale de Cheney non seulement à cor­rompre le Conseil des Gou­ver­neurs de l’AIEA et le Conseil de Sécurité, mais à saper le statut de l’AIEA, le NPT, et la Charte des Nations Unies elle-​​même.

L’Iran a noté qu’en particulier :

« L’implication du Conseil de Sécurité dans le pro­gramme nucléaire paci­fique iranien contre­vient com­plè­tement aux exi­gences orga­ni­sa­tion­nelles, sta­tu­taires et de sau­ve­garde gou­vernant les pra­tiques et pro­cé­dures de l’AIEA.

De plus, les obli­ga­tions sub­stan­tielles et pro­cé­du­rales qui sont néces­saires pour engager le Conseil de Sécurité sur des ques­tions sou­levées par l’Agence, ont été com­plè­tement ignorées dans ce cas.

« Le Conseil de Sécurité n’a jamais déterminé que le Pro­gramme Nucléaire de l’Iran consti­tuait une menace à la paix inter­na­tionale et la sécurité sous l’Article 39 de la Charte des Nations Unies et que par consé­quent il ne pouvait pas adopter de mesure contre la Répu­blique Isla­mique d’Iran sous le Cha­pitre VII de la Charte des Nations Unies.

« Le Conseil de Sécurité, en tant qu’organe de l’ONU crée par les états membres, est sujet à des exi­gences légales, et est obligé de se conformer aux mêmes règles nor­ma­tives inter­na­tio­nales que les états membres.

« Le Conseil doit observer toutes les normes inter­na­tio­nales, en par­ti­culier la Charte des Nations Unies et les normes péremp­toires du Droit Inter­na­tional, dans le pro­cessus de ses prises de décision et dans les actions prises.

« Inutile de dire que toute mesure adoptée en contra­diction avec de telles règles et prin­cipes est dépourvue de tout effet légal contraignant. »

Puis une décla­ration de la confé­rence minis­té­rielle du Mou­vement des Non Alignés – qui com­prend l’Afghanistan, l’Algérie, le Barhain, la Bolivie, l’Egypte, l’indonésie, l’Iran,l’Irak, la Jor­danie, le Kowaït, le Liban, la Libye, Oman, le Pakistan, le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie, le Turk­me­nistan, les Emirats Arabes Unis, l’Uzbekistan, le Vene­zuela, et al - a été publié – sti­pulant que les ministres :

« Réaf­firment le droit de base inalié­nable de tous les états » - dont nom­mément la Répu­blique Isla­mique d’Iran- à uti­liser l’énergie ato­mique à des fins paci­fiques – « sans discrimination »

« Reconnait l’AIEA comme la seule autorité com­pé­tente pour vérifier le respect des obli­ga­tions de sécurité des états membres du NPT. »

« Réaf­firment l’inviolabilité des acti­vités nucléaires paci­fiques, quelles soient opé­ra­tion­nelles ou sous construction, contre toute « attaque ou menace d’attaque », qui toutes deux « consti­tuent une vio­lation grave du Droit Inter­na­tional, des prin­cipes et buts de la Charte des Nations Unies et des règle­ments de l’AIEA. « 

D’accord, le reste du monde est du côté de l’Iran sur cette question. Donc, la question est :

Que feront-​​ils si les Israé­liens para­noïaques attaquent l’Iran et « nous » sommes perçus comme les ayant auto­risés à le faire ?

[1] les plans israéliens (ndlt)

[2] Cer­tains disent que les Russes auraient récu­pérés des équi­pe­ments mili­taires, notamment des drones israé­liens, envoyer pour être désossés en Russie, et dans le cadre de la coopé­ration mili­taire avec la Syrie et l’Iran d’en faire pro­fiter ces deux pays, au grand dam des Israéliens.