Salah Hamouri ; Communiqué du Conseil national de l’AFPS

mardi 10 mars 2009

Le Conseil national de l’AFPS (Asso­ciation France-​​Palestine Soli­darité) réuni à Ivry, les 7 et 8 mars, tient à exprimer sa plus vive pro­tes­tation face à l’attitude inac­cep­table adoptée conti­nûment par les auto­rités fran­çaises vis à vis de la situation de notre com­pa­triote franco-​​palestinien, Salah Hamouri, incarcéré bien qu’il soit innocent depuis 4 ans dans les geôles israéliennes.

Alors que le Pré­sident de la Répu­blique a pris le soin de recevoir toutes les familles de Français et de Fran­çaises « en dif­fi­culté » à l’étranger afin de leur apporter soutien et aide, et ceci « quoi qu’ils aient fait », il se refuse de recevoir la famille de Salah Hamouri ou bien les amis par­le­men­taires soli­daires de ce jeune Français.

Plus encore, il n’a en aucun cas agi de manière déter­minée pour obtenir auprès des auto­rités israé­liennes, en uti­lisant tous les moyens dis­po­nibles, la libé­ration de notre jeune compatriote.

Notre pro­tes­tation s’adresse aussi au ministre français des Affaires étran­gères, Bernard Kouchner, qui n’a réservé que quelques minutes d’entretien aux parents de Salah Hamouri au Consulat général de France à Jéru­salem. Elle s’adresse également à la secré­taire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, dont l’inefficacité mani­feste est égale à l’inexistante cré­di­bilité de l’Ambassadeur français aux Droits de l’Homme, François Zimeray.

Cet ensemble de com­por­te­ments sou­ligne que les auto­rités fran­çaises, toutes confondues, ont décidé de refuser d’apporter le soutien qu’ils ont accordé pour tous les autres à notre jeune com­pa­triote qui aura 24 ans le 25 avril pro­chain. Lourde est leur responsabilité.

Salah Hamouri, nous tenons à le redire hau­tement, n’est accusé d’aucun acte concret ni d’aucune accu­sation établie sur des faits tan­gibles et prouvés tandis qu’il a été l’objet d’un chantage ignoble du tri­bunal mili­taire de la « Force occu­pante » ins­tallé à Ofer, en Cis­jor­danie. Chacun sait bien, qui est en situation de res­pon­sa­bilité, que Salah a été contraint de s’accuser faus­sement d’intentions non réa­lisées sous peine de se voir condamner à une peine de prison beaucoup plus lourde encore que celle décidée, soit 7 ans d’incarcération ferme.

Le Conseil national de l’AFPS tient à mani­fester une nou­velle fois sa soli­darité totale à Salah Hamouri et à sa famille dans ces épreuves dou­lou­reuses et amères.

Il a décidé que Salah Hamouri serait offi­ciel­lement « invité d’honneur » de son pro­chain congrès national qui se tiendra en mai prochain.

Le Conseil national tient à réitérer la demande que la famille de Salah Hamouri soit reçue à l’Elysée et que son cas soit entendu et soutenu avec la même vigueur que tous les autres.

Salah Hamouri, dont le cas est passé sous silence par les médias audio­vi­suels, est une victime de l’occupation israé­lienne comme le sont avec lui 11.000 autres pri­son­niers pales­ti­niens. Mais Salah Hamouri est aussi français. Et un Français vaut un autre Français.

Le Conseil national de l’AFPS tient à réaf­firmer que la défense des droits de l’Homme et des libertés est uni­ver­selle ou bien n’est pas. Il tient à redire que l’Etat d’Israël ne saurait être exonéré, en aucun cas et sous aucun motif, de sa poli­tique d’occupation et des consé­quences qu’elle entraîne.

Salah Hamouri est non pas cou­pable mais victime de cette poli­tique israé­lienne d’occupation condamnée for­mel­lement par l’ONU.

Salah Hamouri doit recouvrer au plus vite la liberté.

Il revient aux auto­rités fran­çaises de sortir de leur inac­cep­table et dan­ge­reuse poli­tique du « deux poids, deux mesures » qui se mani­feste encore clai­rement en cette cir­cons­tance par­ti­cu­lière. Il leur revient d’exiger fer­mement sa libé­ration auprès des auto­rités israéliennes.

Liberté pour Salah Hamouri, notre compatriote !

4 ans de prison – 4 ans de trop – ça suffit !