Réponses des députés euro­péens au sujet du report du vote sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes communautaires.

jeudi 11 décembre 2008

L’opinion publique - en France et dans toute l’Europe - s’est mobi­lisée for­tement pour demander aux députés euro­péens d’exprimer leur condam­nation totale de l’actuelle poli­tique israélienne.
Le Par­lement européen a décidé de demander le report pour janvier du vote sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes communautaires.

Voici quelques réponses reçues :

Réponse de Christine de Veyrac

Chère Madame,

J’ai bien reçu votre email par lequel vous attirez mon attention sur la reva­lo­ri­sation des rela­tions entre l’Union Euro­péenne et Israël.

En tant que membre de la délé­gation pour les rela­tions avec le Conseil légis­latif pales­tinien, je partage plei­nement vos pré­oc­cu­pa­tions sur ce sujet. Les progrès accomplis par Israël sur la recon­nais­sance des droits légi­times du peuple pales­tinien me paraissent à ce jour très insuf­fi­sants. Il ne me paraît donc pas sou­hai­table, dans ces condi­tions, de revoir dans l’immédiat nos accords d’association avec Israël.

En vous remer­ciant d’avoir attiré mon attention sur cette question, je vous prie d’agréer, Chère Madame, l’expression de mes sen­ti­ments les meilleurs.

Christine de Veyrac


Réponse d’Alain Lipietz.

Madame, Monsieur,

Tout d’abord je tiens à vous féliciter pour votre veille citoyenne.

Cet après-​​midi en début de séance plé­nière du Par­lement européen à Bruxelles, à la pro­po­sition de mon groupe (Verts/​Ale) et de la GUE, et suite à un vote des députés pré­sents, il a été décidé de repousser le vote d’avis conforme du Par­lement européen sur l’accord d’Association UE-​​Israël. Nous avons sou­haité repousser ce vote afin de vérifier si les auto­rités israé­liennes sont dis­posées à mettre en appli­cation les condi­tions posées par le Par­lement européen.

En effet, selon mon groupe, l’évolution des rela­tions entre l’UE et Israël devrait aller de paire avec le respect des enga­ge­ments pris à Anna­polis vers un règlement poli­tique complet, la mise en œuvre totale de l’accord inté­ri­maire d’association et la fin de la crise huma­ni­taire dans les ter­ri­toires occupés.

Salutations vertes, Alain Lipietz.


Communiqué de presse de Béatrice Patrie

Report du vote sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires Béa­trice Patrie, Pré­si­dente de la délé­gation pour les rela­tions avec les pays du Mashrek, se réjouit du report du vote ini­tia­lement prévu ce jeudi 4 décembre sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes communautaires.

"Je ne suis pas opposée au principe de per­mettre aux citoyens, entre­prises et centres de recherche ou orga­ni­sa­tions de la société civile israé­liennes de pouvoir par­ti­ciper aux pro­grammes com­mu­nau­taires. Les Israé­liens sont nos par­te­naires dans le cadre de notre accord d’association et les échanges sont mutuel­lement béné­fiques. Par ailleurs, la par­ti­ci­pation aux pro­grammes com­mu­nau­taires est également ouverte aux autres pays du sud de la Médi­ter­ranée qui en feront la demande" a indiqué Mme Béa­trice Patrie.

"Tou­tefois, la situation actuelle sur le terrain ne nous permet pas de donner ce feu vert. J’ai tou­jours été scan­da­lisée par la punition col­lective imposée aux 1.5 million d’habitants de la bande de Gaza à travers le blocus mis en place depuis juin 2007 par les auto­rités israé­liennes. Le ren­for­cement du blocus engagé depuis le début du mois atteint une ampleur insup­por­table. J’ai été attristée d’entendre le dis­cours de la Ministre des affaires étran­gères, Mme Tzipi Livni, ce mardi 2 décembre, devant la com­mission des affaires étran­gères du Par­lement européen. Elle n’a mani­festé aucune volonté de faire évoluer la situation pour répondre à ce désastre huma­ni­taire. En tant que députée euro­péenne, j’attends des actes concrets de bonne volonté du gou­ver­nement israélien et ne sou­haite pas donner de chèque en blanc".

Pour rappel, le Conseil des ministres s’est engagé lors du Conseil d’association UE/​Israël du 16 juin dernier à pro­céder à une reva­lo­ri­sation des rela­tions entre l’UE et Israël au niveau poli­tique, écono­mique, com­mercial, scien­ti­fique et tech­no­lo­gique ainsi que sur les échanges humains. Le Par­lement européen n’est appelé à se pro­noncer que sur une petite partie des négo­cia­tions, à savoir la par­ti­ci­pation aux pro­grammes communautaires.

Le report du vote doit per­mettre au Par­lement européen d’indiquer au Conseil que la reva­lo­ri­sation des rela­tions entre l’UE et Israël doit s’accompagner de chan­ge­ments concrets sur le terrain, tout par­ti­cu­liè­rement en ce qui concerne les colonies de peu­plement (qui se pour­suivent et remettent en cause la solution "deux peuples pour deux Etats") et le blocus de Gaza.

Par ailleurs, la com­mission des affaires étran­gères du Par­lement européen a déjà fait savoir à une très large majorité qu’elle sou­haitait que la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires soit condi­tionnée à l’exclusion les pro­duits israé­liens fabriqués dans les ter­ri­toires occupés du régime pré­fé­rentiel com­mercial UE/​Israël, à la non-​​discrimination des citoyens arabes d’Israël dans la par­ti­ci­pation aux pro­grammes ainsi qu’au plein respect par Israël de l’accord d’association inter­mé­diaire UE/​OLP, notamment concernant les expor­ta­tions de pro­duits agri­coles palestiniens.

Béa­trice Patrie Députée euro­péenne (Sud-​​Ouest) /​ Com­mu­niqué de presse. Bruxelles, le 3 décembre 2008.


Réponse de Pierre Pribetich

Madame, Monsieur,

Lors des débats sur la par­ti­ci­pation contro­versée d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires, j’ai par­ticipé à la prise de décision de la position majo­ri­taire du Groupe socia­liste à savoir d’"inviter le gou­ver­nement israélien à lever, pour des raisons huma­ni­taires, le blocus de la bande de Gaza".

Je me suis donc pro­noncé en faveur d’un report du vote en janvier de manière à dis­cuter avec sérénité de cette éven­tuelle par­ti­ci­pation. Ce signe lancé vers Israël dans le cadre de la poli­tique de voi­sinage vise à assurer la paix et la pros­périté dans la région.

Mais au regard de la situation huma­ni­taire actuelle à Gaza et de ses effets dévas­ta­teurs, le report, solution certes par­tielle, permet néan­moins de mettre en lumière la condam­nation par l’ensemble du groupe socia­liste de cette situation intolérable.

Mes col­lègues et moi-​​même restons vigi­lants par rapport à cette situation difficile.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

Pierre Pribetich


Réponse de Catherine BOURSIER

Sujet : Votre courriel concernant la par­ti­ci­pation d’Israel aux pro­grammes communautaires

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Suite à votre récent courriel concernant le vote ori­gi­nel­lement prévu en séance plé­nière le 4 décembre concernant la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires, je tenais à vous informer du report du vote de la réso­lution poli­tique et de l’avis conforme, suite à la demande du groupe socia­liste, avec le soutien des élus verts et communistes.

En effet, étant donnée l’aggravation insup­por­table de la situation sur le terrain, en par­ti­culier le ren­for­cement du blocus de la bande de Gaza depuis début novembre, et l’absence de signal poli­tique clair des auto­rités israé­liennes (décla­ration de Madame Tzipi Pivni devant la com­mission des Affaires étran­gères, le 2 décembre au Par­lement européen) en faveur d’une amé­lio­ration de la situation, il nous est apparu indis­pen­sable de reporter le vote prévu.

Il s’agit pour nous, élus socia­listes, d’inviter le gou­ver­nement israélien à lever, pour des raisons huma­ni­taires, le blocus de la bande de Gaza. En effet, loin d’affaiblir le Hamas, le blocus de Gaza non seulement le radi­calise mais surtout fait peser des souf­frances into­lé­rables sur des popu­la­tions inno­centes qui, pour moitié d’ailleurs, ont voté Fatah aux élec­tions de 2006.

Le report du vote doit per­mettre au par­lement européen d’indiquer au Conseil que la reva­lo­ri­sation des rela­tions entre l’Union euro­péenne et Israël doit s’accompagner de chan­ge­ments concrets sur le terrain, tout par­ti­cu­liè­rement en ce qui concerne les colonies de peu­plement et le blocus de Gaza.

Je reste à votre dis­po­sition et vous prie d’agréer, Madame, Made­moi­selle, Mon­sieur, l’expression de ma consi­dé­ration distinguée.

Catherine BOURSIER, Députée euro­péenne - Région Grand Est, Pré­si­dente du Pays du Val de Lor­raine. Jeudi 4 décembre 2008 à 17 :01 :57


Réponse de Dimitris Komodromos

Information du Groupe Socialiste au Parlement Europeen

Dimitris Komodromos Mobile

Bruxelles, 3 Décembre 2008 Par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires. Report du vote à cause de Gaza Le Groupe socia­liste envoie un message positif à Israël pour la par­ti­ci­pation de cet Etat aux pro­grammes com­mu­nau­taires, et en même temps invite le gou­ver­nement israélien à lever, pour des raisons huma­ni­taires, le blocus de la bande de Gaza. En attendant, le Groupe a demandé le report pour janvier du vote sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes communautaires.

Le blocus de Gaza, loin d’affaiblir le Hamas, le radi­calise ; et il fait peser des souf­frances into­lé­rables sur des inno­cents qui pour moitié d’ailleurs ont voté Fatah aux élec­tions de 2OO6, a soutenu Véro­nique De Keyser.  La Députée socia­liste Belge, a indiqué que, le Groupe Socialiste, en réaction à la situation huma­ni­taire actuelle à Gaza qui est devenue insou­te­nable, a demandé le report du vote de l’avis conforme du Par­lement européen. En tant que Groupe, a sou­ligné Véro­nique De Keyser, nous avons donné notre avis conforme sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires et cette décision demeure tou­jours opportune. C’est un signe positif vers Israël, mais l’opportunité poli­tique actuelle, vue l’aggravation de la situation à Gaza, nous oblige à reporter le vote, a-​​t-​​elle indiqué, en rap­pelant que la poli­tique de voi­sinage, qui a succédé au pro­cessus de Bar­celone, vise à assurer la paix et la pros­périté dans la région et les accords d’association sont condi­tionnés au respect des droits de l’Homme.

Dimitris Komodromos


Réponse Francis Wurtz.

Madame, Mon­sieur, Je partage plei­nement l’indignation que vous avez exprimée dans votre mail adressé aux par­le­men­taires euro­péens au sujet du vote, qui était prévu pour ce 4 décembre 2008, en faveur du "rehaus­sement" des rela­tions entre l’Union euro­péenne et Israël. Comme vous pouvez le voir à partir des pièces jointes à ce mail, je suis intervenu hier, à l’ouverture de la pré­sente session, pour demander que ce point soit retiré de l’ordre du jour "jusqu’à ce que Israël donne des signes sérieux de bonne foi, tra­duits par des amé­lio­ra­tions tan­gibles sur le terrain" en faveur du pro­cessus de paix. (j’ai en fait repris les termes mêmes de la décla­ration faite par une délé­gation du Par­lement européen, début juin 2008) Cette demande a été adoptée : le Par­lement européen ne se pro­noncera donc pas, à ce stade, sur la pro­po­sition du Conseil des Ministres. Et celui-​​ci ne peut, dans ces condi­tions, concré­tiser son projet ! En vous remer­ciant de votre enga­gement pour cette juste cause, je vous adresse, Madame, Mon­sieur, mes plus cor­diales salu­ta­tions. Francis WURTZ


Réponse de Yannick Vaugrenard

Report du vote sur la participation d’Israël aux programmes communautaires.

Bruxelles, le 04 décembre 2008, Yannick Vau­grenard se réjouit du report du vote ini­tia­lement prévu ce jeudi 4 décembre sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes communautaires.

"Je ne suis pas opposé au principe de per­mettre aux citoyens, entre­prises et centres de recherche ou orga­ni­sa­tions de la société civile israé­liennes de pouvoir par­ti­ciper aux pro­grammes com­mu­nau­taires. Les Israé­liens sontnos par­te­naires dans le cadre de notre accord d’association et les échanges sont mutuel­lement béné­fiques" a indiqué l’eurodéputé Yannick Vaugrenard.

"Tou­tefois, la situation actuelle sur le terrain ne nous permet pas de donner ce feu vert. J’ai tou­jours été scan­dalisé par la punition col­lective imposée aux 1.5 million d’habitants de la bande de Gaza à travers le blocus mis en place depuis juin 2007 par les auto­rités israé­liennes. Le ren­for­cement du blocus engagé depuis le début du mois atteint une ampleur insup­por­table. En tant que député européen, j’attends des actes concrets de bonne volonté du gou­ver­nement israélien et ne sou­haite pas donner de chèque en blanc".

Le report du vote doit per­mettre au Par­lement européen d’indiquer au Conseil que la reva­lo­ri­sation des rela­tions entre l’UE et Israël doit s’accompagner de chan­ge­ments concrets sur le terrain, tout par­ti­cu­liè­rement en ce qui concerne les colonies de peu­plement (qui se pour­suivent et remettent en cause la solution "deux peuples pour deux Etats") et le blocus de Gaza.


Réponse de Bernadette Vergnaud

Madame, Monsieur,

J’ai bien pris connais­sance de votre courrier relatif à l’accord d’association avec l’Etat d’Israël. Ce vote n’a pas eu lieu le 4 décembre, puisqu’il a été décidé, à la demande du groupe socia­liste et contre l’avis des conser­va­teurs, de reporter le vote du Par­lement européen, notamment en raison de la situation dans la bande de Gaza, d’autant que l’intervention de Mme Tzipi Livni devant les par­le­men­taires n’a pas été par­ti­cu­liè­rement ras­su­rante quant aux inten­tions d’Israël à ce sujet. Tou­tefois, ce report ne signifie pas que le Par­lement ne se pro­noncera pas, et je sou­hai­terais éclaircir plu­sieurs points au sujet de ce texte. Tout d’abord, l’avis conforme que doit donner le Par­lement ne concerne que la partie "tech­nique" de la coopé­ration, à savoir la par­ti­ci­pation d’Israël à cer­tains pro­grammes com­mu­nau­taires, pos­si­bilité donnée à tout Etat par­ti­cipant à la Poli­tique euro­péenne de voi­sinage (PEV) en faisant la demande.

L’idée de "rehaus­sement" de la coopé­ration concerne en fait des aspects beaucoup plus poli­tiques, notamment la par­ti­ci­pation d’Israël à la Poli­tique de sécurité commune (PESC), ce ren­for­cement de la coopé­ration faisant l’objet de négo­cia­tions en catimini au Conseil des ministres, sous l’égide de la Pré­si­dence fran­çaise de l’UE.

Le Par­lement a dénoncé le manque de trans­pa­rence de ces négo­cia­tions, et a donc prévu de faire entendre sa voix par le seul moyen dont il dispose en la matière : l’avis conforme sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes communautaires.

Cet avis voté par la com­mission des Affaires étran­gères est assorti d’une réso­lution, qui subor­donne la coopé­ration au respect par Israël d’un certain nombre de règles : inter­diction pour les orga­ni­sa­tions implantées dans les ter­ri­toires occupés de par­ti­ciper aux pro­grammes com­mu­nau­taires, non-​​discrimination des citoyens arabes dans la par­ti­ci­pation à ces pro­grammes, et, surtout, respect de l’accord d’Annapolis.

Ce vote de la com­mission des Affaires étran­gères a eu lieu au moment de la rupture de fait de la trêve entre Israël et le Hamas, donc alors que la situation dans la Bande de Gaza n’imposait pas un rejet de toute coopé­ration, mais plutôt de se servir de cette coopé­ration pour exiger d’Israël le respect de ses engagements.

Le contexte poli­tique actuel et la situation à Gaza ne per­mettent plus d’accorder un avis conforme à une coopé­ration avec Israël pour l’instant, et si la situation ne connaît pas d’amélioration notable d’ici le futur vote en plé­nière de janvier, il est évident que je ne voterai pas pour ce texte.

Espérant avoir répondu à votre inquiétude, je vous prie d’agréer, Madame, Mon­sieur, l’expression de mes sin­cères salutations.

Bernadette Vergnaud


Réponse d’Hélène Flautre

Bonjour,

J’ai le plaisir de vous annoncer que la demande de report du vote sur le "rehaus­sement" des rela­tions UE/​Israël, sur lequel vous m’avez, à juste titre, inter­pellé, vient d’être adopté. Cette demande avait été déposée par le groupe des Verts et celui de la GUE, arguant que l’absence totale de progrès sur le plan du pro­cessus de paix devait amener le Par­lement européen à refuser de se pro­noncer en l’état afin d’exercer une pression sur Israël. Cette position a été sou­tenue par une majorité de par­le­men­taires euro­péens et il n’y aura donc pas de vote demain.

Je ne man­querai pas de vous tenir informés des pro­chains déve­lop­pe­ments de ce dossier et vous remercie encore de votre mobilisation.

Bien cordialement,

Hélène Flautre


Réponse de Nathalie Griesbeck

Mon­sieur,   J’ai bien reçu votre Email et vous en remercie.   En ma qualité de députée euro­péenne, je suis consciente de l’importance que l’Union euro­péenne doit porter à l’apaisement de la région et à un enga­gement véri­table vers un maintien de la trêve ainsi que vers la levée du blocus israélien de Gaza qui va à l’encontre des libertés fon­da­men­tales dont devrait jouir tout individu.    Face à la situation que connaît actuel­lement la popu­lation de Gaza, je prends plei­nement la mesure de vos inquié­tudes en ce qui concerne la par­ti­ci­pation de l’Etat d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires. Je me permets de vous informer que le Par­lement européen a voté cette semaine le report des dis­cus­sions sur l’accord de coopé­ration avec Israël, à une date encore indé­ter­minée.   Dans l’attente d’une dis­cussion au Par­lement européen, je serai vigi­lante à ce que l’aide euro­péenne apportée à la région profite véri­ta­blement aux citoyens pales­ti­niens qui subissent le blocus, et qu’elle ne fasse pas l’objet d’actions par­ti­cipant au finan­cement des affron­te­ments dans la zone.   Je puis par ailleurs vous assurer que je res­terai très attentive à ce que l’on accom­pagne le pro­cessus de paix qui doit se faire par un dia­logue constant et une affir­mation des convic­tions euro­péennes que sont l’humanisme, la paix, la démo­cratie et le respect des libertés fon­da­men­tales, auprès d’Israël et de la Palestine. C’est en ce sens que j’ai reçu il y a deux semaines, au Par­lement européen à Strasbourg, Daniel Halevy-​​Goetschel, Ministre-​​conseiller de l’Ambassade d’Israël en France, pour lui faire part de mes pré­oc­cu­pa­tions quant à la situation actuelle sur le ter­ri­toire de Gaza et des enga­ge­ments que devra prendre l’Etat d’Israël dans le cadre d’une par­ti­ci­pation aux pro­grammes com­mu­nau­taires, tout en com­prenant par­fai­tement les inquié­tudes israé­liennes.   Je ne man­querai pas de m’entretenir de vos pré­oc­cu­pa­tions avec François Bayrou et Marielle de Sarnez, ainsi qu’avec mes col­lègues de la délé­gation Mou­vement démo­crate du groupe Alliance des Démo­crates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE).    Restant natu­rel­lement à votre écoute,   Nathalie GRIESBECK, Député européen Grand Est - ADLE /​ Mou­vement Démocrate


Réponse de Véronique De Keyser.

Chère Madame,

Je vous remercie pour votre courrier qui m’a été adressé au Parlement Européen.

Je com­prends bien évidemment votre inter­ro­gation sur le rôle de l’Union Euro­péenne dans le conflit israélo-​​palestinien, ainsi que sur les moyens d’avancée du pro­cessus de paix au Moyen-​​Orient. Mais beaucoup de députés euro­péens s’investissent à fond sur cette question. Quant à moi, depuis mon arrivée au Par­lement Européen le 12 sep­tembre 2001, je n’ai eu cesse de m’engager dans ce combat poli­tique, et tant que membre de la sous-​​commission droits de l’homme, mais aussi au sein de la com­mission des affaires étran­gères, pour laquelle je suis coor­di­na­trice du groupe PSE. Sachez qu’en janvier 2006, j’ai été nommée chef de la mission d’observation de l’Union Euro­péenne pour les élec­tions légis­la­tives en Palestine. Je suis également vice-​​Présidente du groupe de travail sur le Moyen Orient, sous l’égide du Pré­sident du Par­lement Européen Poet­tering. Dans ces dif­fé­rents cadres, nous tra­vaillons sans relâche pour des solu­tions concrètes vers le chemin de la paix : la confé­rence des dona­teurs à Paris le 17 décembre 2007 pour l’aide à la Palestine, ou encore la création du nouveau méca­nisme palestino européen de gestion et d’aide socio-​​économique (PEGASE), en par­te­nariat étroit avec la Com­mission Euro­péenne et Madame la Com­mis­saire Ferrero-​​Waldner. 

Ni l’Union Euro­péenne ni ses députés euro­péens ne se sentent étrangers au malheur du conflit israélo-​​palestinien. Oui en effet, nous tentons de déployer nos meilleurs efforts pour mettre en œuvre une stra­tégie vis-​​à-​​vis d’Israël, qui tout en recon­naissant son droit d’existence et de sécurité, per­mette de faire émerger rapi­dement un Etat pales­tinien. Bien des ins­tru­ments comme l’accord d’association UE-​​Israël devraient être uti­lisés à cette fin. Oui encore, nous pouvons, avec vous, faire bouger les choses…

D’ailleurs le vote sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires a été reporté hier en plénière.

Vous trou­verez ci-​​dessous mon com­mu­niqué de presse et le texte de mon intervention.

Merci pour votre soutien dans ces efforts incessants.

Cordialement, Véronique De Keyser.


Réponse de Martine Roure

Infor­mation du Groupe Socia­liste au Par­lement Europeen Bruxelles, 3 Décembre 2008

Participation d’Israël aux programmes communautaires

Report du vote à cause de Gaza

Le Groupe socia­liste envoie un message positif à Israël pour la par­ti­ci­pation de cet Etat aux pro­grammes com­mu­nau­taires, et en même temps invite le gou­ver­nement israélien à lever, pour des raisons huma­ni­taires, le blocus de la bande de Gaza. En attendant, le Groupe a demandé le report pour janvier du vote sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes communautaires.

Le blocus de Gaza, loin d’affaiblir le Hamas, le radi­calise ; et il fait peser des souf­frances into­lé­rables sur des inno­cents qui pour moitié d’ailleurs ont voté Fatah aux élec­tions de 2OO6, a soutenu Véro­nique De Keyser. La Députée socia­liste Belge, a indiqué que, le Groupe Socia­liste, en réaction à la situation huma­ni­taire actuelle à Gaza qui est devenue insou­te­nable, a demandé le report du vote de l’avis conforme du Par­lement européen. En tant que Groupe, a sou­ligné Véro­nique De Keyser, nous avons donné notre avis conforme sur la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires et cette décision demeure tou­jours opportune. C’est un signe positif vers Israël, mais l’opportunité poli­tique actuelle, vue l’aggravation de la situation à Gaza, nous oblige à reporter le vote, a-​​t-​​elle indiqué, en rap­pelant que la poli­tique de voi­sinage, qui a succédé au pro­cessus de Bar­celone, vise à assurer la paix et la pros­périté dans la région et les accords d’association sont condi­tionnés au respect des droits de l’Homme.

ROURE Martine


Communiqué de Luisa Morgantini

"Israel IS NOT ABOVE THE LAW" The European Par­liament sus­pends the vote on the upgrade of EU – Israel rela­tions. Brussels, 4th December The European Par­liament (EP) today post­poned the vote on the pro­posal by the EU Com­mission and Council for the draft recom­men­dation to conclude a Pro­tocol to the EU-​​Israel Asso­ciation Agreement and on the general prin­ciples governing the State of Israel’s par­ti­ci­pation in Com­munity pro­grammes . The vote was ori­gi­nally sche­duled for tomorrow, Thursday, December 4, in the EP in Brussels. This vote would have been an important step in the process of upgrading EU-​​Israel rela­tions, which was requested by the Israeli Minister for Foreign Affairs, Tzipi Livni, during her hearing in the EP Com­mittee on Foreign Affairs, within the fra­mework of the Pro­tocol for the Asso­ciation Agreement between EU and Israel. However, the European Par­liament voted dif­fe­rently : the majority of par­lia­men­ta­rians called for a post­po­nement of the vote to another date yet to be deter­mined, as requested by the GUE/​NGL and Greens groups, with agreement from the Socialist Party, some of the Liberals (ALDE) and some MEPs from the Popular Party.

"It’s time for the Israeli Government to stop consi­dering itself above the law and start res­pecting it, beginning by freezing all set­tlement -building acti­vities and ending its siege on the Gaza Strip. Until the Israeli Government signals its willin­gness to abide by inter­na­tional law and espe­cially human rights and huma­ni­tarian law, the European Par­liament is not dis­posed to vote," declared Luisa Mor­gantini, Vice Pre­sident of the European Parliament.

"Today’s vote is an important poli­tical message, directed not against Israel, but at pushing the Israeli lea­dership to respect their obli­ga­tions in order to achieve tan­gible results from the Israeli-​​Palestinian nego­tia­tions, so that they can reach a pea­ceful solution and the security of the two peoples. It is also a signal to the EU Council and Com­mission, that they must put pressure on Israel to stop its colo­ni­zation of the 1967 Occupied Pales­tinian Territory.

But this vote is also a sign of hope for the Pales­ti­nians, telling them that the European Par­liament is not deaf to the suf­fering of people in Gaza and the West Bank, and that the EP is not only deter­mined to ver­bally cri­ticize the situation but to take concrete action for the respect of human rights and inter­na­tional law.

It is also an answer to PM Salam Fayyad, who launched an appeal to the EU to not upgrade its rela­tions with Israel since after Anna­polis there have not been impro­ve­ments, neither in lifting the clo­sures on Pales­tinian areas nor freezing set­tle­ments ; it is also an answer to Pales­tinian civil society and to the NGOs that have sent many letters to European Parliamentarians.

Finally this vote is positive for us Euro­peans, who are showing to our­selves and to the entire world that respect for human rights and the achie­vement of justice are not an abs­tract decla­ration of prin­ciples," concluded Luisa Morgantini.

LUISA MORGANTINI, Vice President of the European Parliament.