Rafah toujours fermé, les Gazaouis restent emmurés

Le Hamas accuse l’Autorité palestinienne d’empêcher l’ouverture du terminal de Rafah à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte. Selon son numéro deux, le mouvement islamiste palestinien était prêt à redonner le contrôle des frontières à la garde présidentielle mais Ramallah refuse de travailler en coopération avec les fonctionnaires du Hamas. L’enclave palestinienne vit sous blocus israélien depuis la prise du pouvoir du parti islamiste en 2007. Un blocus renforcé il y a deux ans à la chute du président égyptien Mohammed Morsi.

Nicolas Ropert, RFI, lundi 7 décembre 2015

Un enfant palestinien patiente pour traverser en Egypte au point de passage de Rafah, à la frontière avec Gaza, le 5 décembre 2015. Reuters/Ibraheem Abu Mustafa

Selon un décompte palestinien, sur les onze mois derniers mois, le terminal de Rafah entre l’Egypte et Gaza n’a été ouvert que dix-neuf jours. Les 318 autres jours, impossible de traverser dans un sens ou dans l’autre ce qui complique encore un peu plus la vie des Gazaouis. Listes d’attentes interminables, impossibilité de se faire soigner à l’étranger, la bande de terre sous blocus israélien depuis huit ans est toujours un peu plus coupée du monde.

Samedi 5 décembre 2015, le Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne a demandé à l’Egypte une réouverture du terminal de Rafah. Mais selon Moussa Abou Marzouk, le numéro deux du mouvement islamiste, l’Autorité palestinienne refuse toute coopération dans ce domaine et empêche tout progrès. Une accusation que réfute Ramallah.

Mi-novembre, un haut responsable de l’Autorité palestinienne avait pourtant annoncé qu’un accord avait été scellé entre Egyptiens et Palestiniens permettant l’ouverture du terminal. Une information jamais confirmée par Le Caire.