Proche-​​Orient : Khaled Mechaal en visite au Liban

Diane Galliot, mercredi 5 novembre 2008

Khaled Mechaal, le chef poli­tique du Hamas qui vit en exil en Syrie, est en visite au Liban. Il a été reçu par le chef de l’Etat Michel Sleimane, par le Premier ministre Fouad Siniora, par le pré­sident du Par­lement, et Nabih Berri, chef du parti chiite Amal. Dans la soirée, il devait être reçu par Hassan Nas­rallah et Saad Hariri. La situation dans les camps pales­ti­niens au Liban est au cœur de ces entretiens.

Ces camps pales­ti­niens du nord au sud du Liban sont devenus, pour cer­tains, des foyers d’extrémisme isla­miste. Lors de la Naqba en 1948, l’exil pales­tinien, les Libanais ont certes accueilli ces exilés pales­ti­niens. Mais depuis, il y a eu la guerre civile au Liban, puis les ten­sions isla­mistes et aujourd’hui, ces réfugiés pales­ti­niens ne sont plus vraiment les bien­venus au Liban.

Il y a surtout eu en 2007, des affron­te­ments meur­triers qui ont duré quatre mois dans le camp de Nahr el-​​Bared, au nord de Tripoli. Des affron­te­ments qui ont fait 400 morts au moins et le camp est aujourd’hui com­plè­tement détruit.

Depuis, c’est le camp de Ain el-​​Heloué, dans la ban­lieue de Saïda, au sud de Bey­routh, qui est régu­liè­rement le théâtre d’affrontements inter-​​palestiniens, ou d’affrontements entre Pales­ti­niens et extré­mistes islamistes.

Khaled Mechaal a appelé lors de sa visite au Liban à un dia­logue entre Libanais et Pales­ti­niens, pour calmer la situation dans les camps. Il s’est engagé à ce que les Pales­ti­niens ne trans­fèrent pas leurs que­relles dans les camps libanais.

Reste que la situation misé­rable de ces Pales­ti­niens qui vivent dans les camps libanais, des Pales­ti­niens qui ont un statut de réfugiés et qui ne savent pas de quoi sera fait leur avenir, sert de ferment à l’extrémisme, que les auto­rités liba­naises ne réus­sissent pas à endiguer.