Plein succès de l’université d’été de l’AFPS

jeudi 14 juillet 2016

Réunie à Angers du 10 au 13 juillet, elle a constitué pour ses participant(e)s un moment fort d’échanges et de réflexion au service de l’action. Le programme a permis à des intervenants de haute qualité d’apporter leur connaissance à quelque 75 militant(e)s de divers groupes locaux qui ont en sont repartis à la fois mieux informés et plus à même de faire avancer notre combat pour le droit et la justice.

Jean-Paul Chagnollaud, directeur de l’iReMMO, a ouvert ces journées par une magistrale mise en perspective de la question palestinienne et de la séquence historique dans laquelle elle est clairement aujourd’hui, celle de la lutte anticoloniale face à une puissance occupante. Nicolas Dot-Pouillard de l’Institut français du Proche-Orient de Beyrouth a dressé un tableau très saisissant de la situation des réfugiés au Liban, tout comme Imad Abu Samboul, journaliste, de celle des territoires occupés, tout à fait en résonance avec le travail que l’AFPS a engagé pour mettre en lumière une question dont on cherche à détourner les regards. Il est revenu à Maher Al-Charif de l’Institut d’Etudes palestiniennes de Beyrouth le soin, après un remarquable historique du mouvement national palestinien, de nous en présenter les problématiques actuelles. Bernard Ravenel, président d’honneur de l’AFPS, a éclairé, avec Patrice Bouveret de l’Observatoire des armements, le cadre général, celui de « la guerre sans fin » contre le « terrorisme », dans lequel s’insère la coopération militaro-sécuritaire franco-israélienne. Sujet entouré de secret qu’il nous faut faire sortir de l’ombre dans l’année électorale qui s’annonce. Faire sortir de l’ombre tout ce qui relève des relations étroites et discrètes entre l’UE et Israël, Isabelle Avran, ancienne vice-présidente de l’association et Bertrand Heilbronn, notre secrétaire général membre du « board » de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine, s’y employèrent l’une et l’autre avec précision et pédagogie. Enfin, il revenait à Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, d’éclairer les conditions de notre combat pour la Palestine, au nom de valeurs universelles, à l’heure où la question israélo-palestinienne est grossièrement caricaturée et instrumentalisée par ceux-là même qui en se drapant derrière une dénonciation biaisée de l’antisémitisme contribuent à le répandre.

Quatre journées dont le succès a été permis par le magnifique travail de notre groupe local et qui se sont naturellement conclues par un appel à l’action de Taoufiq Tahani. Nous connaissons les obstacles, mais il faut avoir conscience du chemin parcouru et des succès obtenus. Le combat pour la Palestine nous le menons au nom des valeurs universelles de justice et de liberté. Dans le monde globalisé qui est le nôtre, c’est en même temps un combat contre le chaos que génère le règne de la force.

A noter, en marge de l’université, que la récente disparition de Michel Rocard, nous a amenés à demander à Bernard Ravenel de nous retracer l’engagement de cet homme d’Etat et militant anticolonialiste, pour la Palestine. Ce que Bernard fit avec brio et finesse. Et qu’une soirée conviviale dans le vignoble angevin chez un vigneron ami fut l’occasion pour Titi Robin de témoigner une nouvelle fois de son amitié et de son engagement pour la cause palestinienne.