Oh Palestine

Mazen Qumsieh, samedi 23 juillet 2005

Poème écrit par Mazen Qumsieh, Pales­tinien qui vit aux Etats-​​Unis et dénonce régu­liè­rement dans ses écrits l’occupation israé­lienne et ses méfaits en Palestine.
15÷07÷05

Tes sœurs sont restées dans leurs palais,

Enchaînées d’or et de mensonges impudiques.

Certaines, le sourire aux lèvres, ont aidé les criminels…

D’autres ont choisi de se voiler les yeux.

Certaines ont justifié le viol et l’expulsion,

Alors que d’autres priaient leurs dieux absents.

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Quand tu as cru qu’ils en avaient fini

En ce mois sec, juin des décompositions,

Ils ont grimpé sur tes collines

Pour achever leur sinistre entreprise.

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Insoutenables alors les violations…

Des masses sombres dans tes bras solides

Tes bras qui dou­cement sou­le­vaient les orphelins,

Les Armé­niens, les Cir­cas­siens, les Juifs et les Druzes.

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Des brisures sur tes seins blancs

Dont le lait assouvissait la faim des tout petits.

Des meurtrissures sur tes doigts doux

Qui de tant d’yeux ont essuyé les larmes,

Tes yeux tristes portent leurs marques

Sur la bonté d’un visage porteur d’espoir de multitudes.

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Les sons fous assourdissants

De sanglants viols brutaux

D’incalculables rapports sans fin

De motions, de projets et de résolutions,

Vérités et justice sacrifiées

Sur l’autel de leurs ego avides.

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Où va l’espoir des rêves d’enfants ?

Dans l’éveil des consciences ?

Dans les oliviers ou les cactus qui reviennent ?

Dans le temps, le distance ou les combats ?

Dans le cœur qui s’éveille au profond majestueux des montagnes ?

Qui bat au dessous du silence des déserts ?

Les intifadas qui parfois …explosent ?

1936..1956..19872000

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Les hommes perdus aspirent sans espoir aux miettes de pouvoir

Englués dans des débats sur les clefs

Tandis qu’elle se bat pour briser les portes et

Abattre les murs qui nous étouffent.

Clans et tribus suivent des mirages

Et les faibles dans les mensonges voient miroiter la force.

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Mais enfin, nul ne nie

Que survit ton esprit ancien

Qui aidera à soigner toutes les plaies

Les tiennes comme les nôtres

Quand re-​​brillera le soleil.

Oh Palestine.