Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu en France !

mercredi 17 juin 2009

Reportée une pre­mière fois, la visite en France du Premier ministre israélien Neta­nyahou est annoncée pour le 24 juin.

Cet homme, à la tête d’un gou­ver­nement extré­miste composé de va-​​t-​​en-​​guerre affichés et de racistes notoires, constitue non seulement un grave danger pour la paix mais il est le symbole même de sa négation. Reçu par le Pré­sident Barak Obama, il a réaf­firmé face à lui son oppo­sition absolue à tout arrêt de la colo­ni­sation des terres pales­ti­niennes ainsi que sa volonté de passer outre le droit inter­na­tional pour le règlement du conflit israélo-​​palestinien. Non seulement il ne veut pas la paix mais il entend mener, aussi bien dans les Ter­ri­toires pales­ti­niens que dans la région même, une poli­tique qui tient en un mot : le fait accompli.

Sa réception par le Pré­sident français est tota­lement négative alors que celui-​​ci tient un double langage : s’il lui est bien dif­ficile de s’affranchir du droit inter­na­tional en paroles, dans les faits il sou­tient acti­vement une vision tota­lement autre. En témoigne notamment son enga­gement forcené pour « rehausser » les rela­tions entre l’Union euro­péenne avec Israël, et ceci sans poser la moindre condition. L’ide même de mettre un terme à l’impunité dont béné­ficie Israël lui est étrangère.

La visite, dans ces condi­tions, du Premier ministre israélien consti­tuera pour ce dernier un encou­ra­gement à pour­suivre cette poli­tique et aboutira à la légi­timer. C’est ce que cherche Neta­nyahou en venant en France et c’est ce que Sarkozy va lui offrir.

C’est pourquoi cette visite constitue un défi grave lancé contre la paix et contre les Pales­ti­niens. Si le pré­sident français voulait pro­mouvoir la paix dans cette région, alors il n’enchainerait pas les visites des diri­geants israé­liens actuels à Paris en excluant, à l’inverse, toute idée de dis­cuter avec le Hamas qu’il tient pour un mou­vement « terroriste ».

C’est pourquoi cette visite n’est en rien une visite favo­rable à la paix. Ce n’est pas son objectif. Et c’est pourquoi nous sommes opposés à la pré­sence à Paris de ce bien sinistre per­sonnage. Tra­vailler à la paix au Proche-​​Orient suppose une toute autre approche. Ce n’est pas en sou­tenant les faucons qu’on y par­viendra. C’est l’évidence même.

En conséquence, l’AFPS appelle à manifester contre sa venue.

Elle appelle les démo­crates et les paci­fistes à se ras­sembler le 23 juin à 18 heures 30 au Métro Franklin Roo­sevelt (angle avenue Mon­taigne et Champs-​​Elysées)

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Ensemble, il faut dire deux fois « Non ! »

Non à la politique de Netanyahou

Non à la dérive dangereuse de la politique française au Proche-​​Orient

Ce double « Non » sera le meilleur moyen d’agir et de dire « Oui » pour la paix au Proche et au Moyen Orient !