Miliband : 2009 sera l’année du « changement » au Proche-​​Orient

L’Orient le Jour, dimanche 23 novembre 2008

L’année 2009 sera celle du « chan­gement » au niveau mondial et du Proche-​​Orient grâce à des élec­tions dans des pays-​​clés, a estimé le ministre bri­tan­nique des Affaires étran­gères, David Miliband, qui a clôturé hier sa visite à Beyrouth.

« Je crois que 2009 sera une année très impor­tante. Ce sera l’année du chan­gement au niveau mondial avec un nouveau pré­sident amé­ricain, un nouveau gou­ver­nement israélien, des élec­tions au Liban et aussi en Iran », a indiqué le ministre à l’issue d’une ren­contre avec le pré­sident de la Répu­blique, Michel Sleiman, au palais de Baabda.

« Chaque pays doit réfléchir à comment il compte contribuer à la paix et à la sta­bilité au Proche-​​Orient », a-​​t-​​il ajouté, faisant état de pos­sibles déve­lop­pe­ments dans les pro­chains mois au niveau du pro­cessus de paix. « Nous savons tous qu’il n’y a pas de paix et de sta­bilité dans le monde s’il n’y a pas de paix et de sta­bilité au Proche-​​Orient. De même, il n’y a pas de paix et de sta­bilité au Proche-​​Orient s’il n’y en a pas au Liban. Tout est lié », a pour­suivi le ministre.

« La Grande-​​Bretagne est arrivée à la conclusion sui­vante : la meilleure voie pour effectuer un progrès est d’aller vers l’entente. Nous avons une chance, vu qu’il existe un pro­cessus israélo-​​palestinien, un autre syro-​​israélien et un troi­sième syro-​​libanais. Il faut qu’il y ait également un pro­cessus libano-​​israélien, et la question des fermes de Chebaa doit être par­tiel­lement réglée par le biais de l’entente. (…) En défi­nitive, les déci­sions doivent être prises par les res­pon­sables de la région ; le rôle de la com­mu­nauté inter­na­tionale est de sou­tenir l’accord auquel ils auront abouti », a-​​t-​​il noté.

« J’ai affirmé lors de ma pré­cé­dente visite au Liban (en juin dernier) qu’à plu­sieurs reprises dans son his­toire, ce pays a été victime des conflits des autres peuples. Nous saurons qu’il y aura une véri­table chance de paix durable au Proche-​​Orient lorsque le Liban ne sera plus victime des conflits des autres, a soutenu David Miliband. Tel est le défi auquel le Liban est confronté. Les propos du pré­sident dans son approche sur la paix au Moyen-​​Orient sont très impor­tants. Le Liban est devenu une voix qu’on entend et qui appelle tous les pays de la région à assumer leurs res­pon­sa­bi­lités vis-​​à-​​vis de la paix. Lorsque le pré­sident a évoqué ce sujet, ce matin, j’ai réalisé que de tels propos émanant d’une partie arabe sont impor­tants pour assurer la sta­bilité au Moyen-​​Orient », a-​​t-​​il ajouté.

M. Miliband a par ailleurs discuté avec le pré­sident de l’« impor­tance de la sta­bilité du Liban à cette étape qui précède les élec­tions légis­la­tives » dans le pays au prin­temps 2009. Le monde veut voir toutes les parties res­pecter le pro­cessus démo­cra­tique et s’assurer que la poli­tique, et non pas la vio­lence, sera la base des déci­sions concernant l’avenir du Liban. La 1701 doit être appliquée inté­gra­lement, et je réitère l’attachement de la Grande-​​Bretagne à voir cette réso­lution appliquée dans son inté­gralité. Le Liban doit être fier de lui, sou­verain et indé­pendant, ce qu’il est. La Grande-​​Bretagne se dédie à l’objectif pour appuyer l’indépendance du Liban, sa démo­cratie et sa sou­ve­raineté », a sou­ligné le ministre britannique. (…)