Manifestations à Bil’in et Beit Sira contre le Mur annexant leur terre

par ISM, mardi 28 mars 2006

A Bil’in Mohammed Khatib et 6 autres mani­fes­tants ont été arrêtés. Malgré le caractère non-​​violent des mani­fes­ta­tions, l’armée d’occupation israé­lienne blesse griè­vement plu­sieurs manifestants.

L’objet de la mani­fes­tation heb­do­ma­daire de Bil’in était aujourd’hui l’ordre de Justice de la Cour Suprême du 21 mars demandant à l’Etat d’expliquer pourquoi une enquête cri­mi­nelle ne devrait pas être ouverte contre les res­pon­sables de la publi­cation de permis de construire illégaux pour des maisons sur les terres de Bil’in et pourquoi ces maisons ne devraient pas être détruites.

L’ordre fait réfé­rence à l’expansion de la colonie de Modi’in Illit : Meti­tyahu Mizrah.

Les vil­la­geois por­taient des maquettes de maisons de colons aux toits rouges et, accom­pagnés d’Israéliens, d’internationaux et de jour­na­listes, ils se sont dirigés vers la bar­rière d’Annexion où les soldats israé­liens étaient alignés.

Les soldats ont empêché les manifestants de Bil’in d’avancer.

Sur le site de la bar­rière d’annexion, les vil­la­geois ont organisé un simu­lacre de procès dont le verdict était : les loge­ments de colons doivent être détruits.

Puis un membre du Comité Popu­laire Contre le Mur, habillé en Juge, a cassé la pre­mière maison à l’aide d’une repro­duction d’un marteau de juge. Les hommes du village l’ont ensuite imité et, à l’aide de repro­duc­tions de mar­teaux de juges, ils ont démoli les autres maisons.

Abdullah du Comité Popu­laire a indiqué qu’il espérait que la Cour sui­vrait leur exemple, que justice soit rendue en ordonnant la des­truction des maisons de colonies.

En dépit de la nature non vio­lente de la mani­fes­tation, les soldats ont employé la vio­lence avec des bombes assour­dis­santes et du gaz lacrymogène.

Aucune pierre n’a été lancé sur les lieux de la mani­fes­tation. Cependant, un soldat a visé soi­gneu­sement jeune homme situé à environ 30 mètres de lui et a tiré droit sur lui une boîte métal­lique de gaz lacry­mogène. Le jeune homme s’est effondré à terre. On m’a dit que Dieu l’avait aidé à pro­téger sa tête de ses mains et la boîte métal­lique l’a touché à la main.

Il est sérieu­sement blessé à la main mais il a la chance de ne pas avoir sa vie en danger de mort. Un membre du Comité Popu­laire est tombé sans connais­sance alors qu’il était traîné par les soldats.

Les soldats l’ont laissé à terre incons­cient alors qu’ils repous­saient ceux qui venaient pour l’aider. Par la suite, il y a eu assez de per­sonnes pour l’extraire des mains des soldats et l’emmener se faire soigner.

Quand un groupe de mani­fes­tants s’est assis et a refusé de bouger, les soldats ont utilisé la bru­talité phy­sique pour les embarquer et les arrêter.

Sept per­sonnes ont été arrêtées, 3 Pales­ti­niens et 4 Israé­liens : Mohammed Abid Karim Khatib du Comité Popu­laire, Tamer Omah Khatib, Ayeed Abdul Rakhman Sayeed, Yohav, Yohav, Jonathan, Geil et Roy.

Ils étaient encore détenus à 17h45 bien qu’ils n’aient commis aucun crime.

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Mani­fes­tation à Beit Sira du 24 Mars 2006 Par ISM

En dépit d’une large cou­verture média­tique, les soldats ont presque immé­dia­tement com­mencé à tirer du gaz lacry­mogène direc­tement sur les pro­tes­ta­taires incon­tes­ta­blement inof­fensifs qui étaient enchaînés et assis. Cinq mani­fes­tants ont été griè­vement blessés et évacués en ambu­lance : deux par du gaz lacry­mogène, deux par des balles en métal recouvert de caou­tchouc, et le dernier, Mahmood Monseer Khattab, 18 ans, a été touché au cou par une grenade assourdissante

Tout comme beaucoup d’autres villes et vil­lages pales­ti­niens, Beit Sira a sa part des gro­tesques Bar­rières d’Annexion israé­liennes et est entouré de colonies d’isolement. Icic, il s’agit de la colonie de Makabim. Le vol continuel de terres a eu comme consé­quence la des­truction de mil­liers d’oliviers et des zones de terres énormes ont été separés du village.

Aujourd’hui, les Pales­ti­niens du village de Beit Sira, accom­pagnés de paci­fistes Israé­liens et inter­na­tionaux, ont tenu une nou­velle mani­fes­tation heb­do­ma­daire pour pro­tester contre tout ça.

La mani­fes­tation non-​​violente a quitté le village vers midi et s’est dirigée vers les terres où l’annexion a lieu.

Les mani­fes­tants se sont retrouvés face aux jeeps mili­taires et à environ 50 à 60 soldats, poli­ciers des fron­tières et des Forces spé­ciales équipées de bou­cliers de protection.

Une prière s’est alors tenue. Alors que les prières se ter­mi­naient, un groupe d’environ 10 Israé­liens et inter­na­tionaux se sont levés pour s’enchaîner aux oli­viers et aux dils bar­belés à proximité de la colonie de Makabim dans le fut de pro­tester sym­bo­li­quement contre l’arrachage des arbres et le vol de la terre abso­lument vitale pour les vil­la­geois de Beit Sira.

En dépit d’une large cou­verture média­tique, les soldats ont presque immé­dia­tement com­mencé à tirer du gaz lacry­mogène direc­tement sur les pro­tes­ta­taires incon­tes­ta­blement inof­fensifs qui étaient enchaînés et assis.

Pendant que la situation devenait com­plè­tement chao­tique, les pro­tes­ta­taires enchaînés ont dû être aidés et dégagés. La vio­lence des soldats s’est accrue et ils ont assailli les mani­fes­tants de bombes assour­dis­santes et de gaz lacry­mogène dont une sorte spé­ciale qui se répand largement.

Cinq mani­fes­tants ont été griè­vement blessés et évacués en ambu­lance : deux par du gaz lacry­mogène, deux par des balles en métal recouvert de caou­tchouc, et le dernier, Mahmood Monseer Khattab, 18 ans, a été touché au cou par une grenade assourdissante.

Une boîte métal­lique de gaz lacry­mogène a atterri à l’intérieur d’une ambu­lance de l’UPMRC, blessant l’équipe médicale à l’intérieur.