Mahmoud Abbas presse les Nations unies de mettre fin à l’occupation israélienne en 2017

Le président de l’Autorité palestinienne a appelé jeudi les Nations unies à mettre un terme à l’occupation israélienne des territoires palestiniens en 2017. Il réclame également à Londres des excuses pour la déclaration Balfour, signée en 1917.

France 24 avec Reuters, vendredi 23 septembre 2016

© Drew Angerer, Getty Images, AFP | Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’adresse à l’Assemblée générale des Nations unies le 22 septembre 2016.

L’année 2017 est riche en symboles pour l’Autorité palestinienne. Cent ans plus tôt, la déclaration Balfour, établie par le ministre des Affaires étrangères britannique de l’époque, Arthur Balfour, préconisait l’établissement en Palestine d’un foyer national juif.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a appelé jeudi 22 septembre les Nations unies, lors de l’Assemblée générale de l’organisation à New York, à faire de 2017 l’année de la fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

Il a également demandé au Royaume-Uni des excuses pour la signature de la déclaration Balfour ainsi que la reconnaissance par Londres de la Palestine en tant qu’État.

"Nous demandons à la Grande-Bretagne, alors que nous approchons les 100 ans de cette déclaration tristement célèbre, de tirer les leçons nécessaires et de prendre sa responsabilité historique, juridique, politique, matérielle et morale pour les conséquences de cette déclaration, avec une excuse au peuple palestinien pour les catastrophes, la misère et l’injustice créées par cette déclaration, et d’agir pour corriger ces catastrophes et remédier à ses conséquences, avec notamment la reconnaissance de l’État de Palestine", a déclaré Mahmoud Abbas. "C’est le moins que puisse faire la Grande-Bretagne", a-t-il ajouté.

Également présent lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a invité Mahoud Abbas à venir s’exprimer directement devant le parlement israélien, ajoutant que lui-même serait "ravi" de parler au parlement palestinien à Ramallah.