Liberté pour les élus palestiniens !

AFPS, mardi 24 mars 2009

Le 19 mars, 21 civils pales­ti­niens membres du Hamas dont 4 députés, un maire et Nasser Sha’er, ancien vice Premier ministre et ministre de l’Education, ont été kid­nappés suite à l’assaut de leurs habi­ta­tions par l’armée d’occupation à Naplouse, Tul­karem, Bethléem, Hébron, Jéricho, Ramallah…Le même jour une attaque aérienne israé­lienne sur le centre de Gaza a tué 2 membres de la branche armée du Fatah.

Ces enlè­ve­ments illégaux (pré­sentés comme un « coup de filet » !) sont des­tinés à faire pression sur la direction du Hamas dans le cadre des négo­cia­tions sur la libé­ration du seul pri­sonnier israélien qui existe au monde : le tan­kiste Gilad Shalit. Comme si il n’y avait pas, déjà, suf­fi­samment de pri­son­niers pales­ti­niens, plus de 11000, pour négocier la libé­ration de Gilat Shalit ! Ces nou­veaux pri­son­niers sont de fait les otages de la poli­tique israé­lienne d’emprisonnement d’un maximum de Pales­ti­niens et d’élus pour négocier en position de force. Le blocus et les 1330 morts de Gaza ne suf­fisent pas aux diri­geants israéliens !

Et Israël veut durcir encore plus les conditions de détention des prisonniers !

Déjà fin juin 2006, après la capture de Gilad Shalit qui par­ti­cipait avec son unité de char au blocus meur­trier de la bande de Gaza, plus de 40 élus pales­ti­niens (députés, maires), le pré­sident du Par­lement pales­tinien Aziz Dweik …avaient été kid­nappés et « trans­férés » illé­ga­lement dans les prisons israé­liennes, y rejoi­gnant d’autres élus du Hamas, du Fatah comme Marwan Bar­ghouti ou du FPLP comme Ahmad Saadat. En mai 2007 une tren­taine d’élus locaux avaient aussi été emprisonnés.

Les auto­rités fran­çaises et euro­péennes doivent dénoncer ces vagues d’emprisonnement, exiger la libé­ration des pri­son­niers et faire pression en par­ti­culier pour la libé­ration immé­diate des députés et maires, élus d’élections démo­cra­tiques sou­tenues par la France et par l’Europe.

Le soutien des par­le­men­taires et maires français aux maires et par­le­men­taires pales­ti­niens illé­ga­lement empri­sonnés, comme celui exprimé par le « Réseau de Coopé­ration décen­tralisé pour la Palestine », en date du 25 mai 2007, est néces­saire. Comme il l’est pour la libé­ration de Salah Hamouri, Franco-​​palestinien victime du tri­bunal mili­taire illégal d’une occu­pation illégale.

Dans sa réso­lution adoptée le 17 mars par 260 membres (abs­tention de la délé­gation israé­lienne) l’Assemblée Par­le­men­taire Euro-​​méditerranéenne A.P.E.M appelle à « la libé­ration des col­lègues par­le­men­taires pales­ti­niens y compris du Pré­sident du Conseil Légis­latif Palestinien ».

Exemples à suivre, à faire connaître, et à faire appliquer !