Liban : guerre civile ou déflagration régionale ?

Mohamed El Bachir, mardi 10 août 2010

Réso­lution 1701, confé­rence d’Annapolis, "ces accords connurent le même sort que ceux d’Oslo" et" les mêmes scé­narii risquent de se repro­duire dans la région dans les mois à venir" alors que "dans le « ciel libanais »" pointe "un orage lourd et menaçant."

Suite à la guerre de 2006 au Liban dont le but de guerre israélien était le déman­tè­lement du Hez­bollah en tant que force mili­taire - But de guerre partagé par les puis­sances occi­den­tales, l’Arabie Saoudite et l’Egypte - le Conseil de sécurité de l’ONU adopta, le 11 août 2006, la réso­lution 1701 qui ins­taura le cessez le feu. Evi­demment comme dans toute réso­lution concernant le Moyen-​​Orient, dans un para­graphe, consacré à la question pales­ti­nienne, il est sou­ligné « qu’il importe et qu’il est néces­saire d’instaurer une paix globale, juste et durable au Moyen-​​Orient, sur la base de toutes ses réso­lu­tions per­ti­nentes, y compris ses réso­lu­tions 242 (1967) du 22 novembre 1967, 338 (1973) du 22 octobre 1973 et 1515 (2003) du 19 novembre 2003. » Enfin, dans cette réso­lution, le Conseil de Sécurité n’omet pas de rap­peler l’« Exclusion de toute force étrangère au Liban sans le consen­tement du Gou­ver­nement libanais. » (1)

Recom­man­dation contenue expli­ci­tement dans la réso­lution 1559 du 2 sep­tembre 2004 qui, à l’initiative de Paris et Washington, exige le départ des troupes syriennes et le désar­mement des milices. L’assassinat du Premier Ministre libanais Rafic Hariri, le 14 février 2005, offrira un for­mi­dable levier pour la réa­li­sation de la pre­mière partie de la recom­man­dation puisque la Syrie fut consi­dérée, avant toute enquête, comme le com­man­di­taire de cet assas­sinat par la classe poli­tique pro-​​occidentale liba­naise, appuyée en cela par la France, les Etats-​​Unis, l’Arabie Saoudite et l’Egypte. La pression inter­na­tionale fut telle que le retrait s’est effectué trois mois après l’assassinat et en vingt trois jours (3 avril-​​26 avril 2005).

Quant au volet pales­tinien de la réso­lution 1701, il est ouvert le 27 novembre 2007 lors de la confé­rence d’Annapolis. Sous la tutelle du Pré­sident amé­ricain George Bush, le Pré­sident de l’Autorité pales­ti­nienne Mahmoud Abbas et le Premier Ministre israélien Ehud Olmert s’engagèrent à « … servir l’objectif de deux Etats - Israël et la Palestine - coexister dans la paix et la sécurité » et « à mettre fin au bain de sang, aux souf­frances et aux décennies de conflit entre nos peuples … » (2). Une décla­ration dont l’objet final n’était rien moins que l’avènement d’un Etat pales­tinien en 2008. (2)

On sait main­tenant que ces accords connurent le même sort que ceux d’Oslo, au len­demain de la guerre du Golfe. En effet, les accords d’Oslo se conclurent par la deuxième Intifada, le quasi-​​emprisonnement de Y. Arafat et avec, comme point d’orgue, les opé­ra­tions mili­taires israé­liennes, « Rampart en Cis­jor­danie » et « Pluie d’été à Gaza » (20052006). Ceux d’Annapolis s’achevèrent par un crime contre l’humanité dans la bande de Gaza. (Opé­ration « Plomb durci » (janvier 2009, rapport Gold­stone (3).

Ce bref rappel est fort utile parce que les mêmes scé­narii risquent de se repro­duire dans la région dans les mois à venir.

Ainsi prend fin le deuxième mandat de Georges Bush, son suc­cesseur Barack Obama semble plus disposé envers le peuple pales­tinien. Il nomme Georges Mitchel comme envoyé spécial et somme Pales­ti­niens et Israé­liens d’entamer des négo­cia­tions indi­rectes avec la condition « gel de la colo­ni­sation ». L’Etat d’Israël n’obtempère pas et continue sa poli­tique de colo­ni­sation de la Cis­jor­danie et de judaï­sation de Jérusalem-​​Est avec en prime un blocus de la bande de Gaza qui fait de celle-​​ci, une prison à ciel ouvert. Ce qui entraîne le deuxième échec de Georges Mitchel après celui de la « feuille de route 2005 » (4) et la fin des négo­cia­tions indi­rectes. Le 31 juillet 2010, chan­gement de braquet de la part de l’Administration amé­ri­caine puisque Barack Obama ordonne à l’Autorité pales­ti­nienne d’entamer des négo­cia­tions directes sans condition en pré­cisant que tout refus pourrait nuire aux rela­tions palestino-​​américaines. Sur ce, la Ligue Arabe emboîte le pas à l’Administration amé­ri­caine en pré­cisant, tout de même, que les Pales­ti­niens sont libres dans leur choix. Ce qui n’empêche pas le Pré­sident égyptien d’orchestrer un ballet diplo­ma­tique cairote entre le ministre Neta­nyahu et le Pré­sident S.Peres afin de pré­parer le « oui » pales­tinien. Ce remue ménage diplo­ma­tique n’aurait eu aucune signi­fi­cation poli­tique par­ti­cu­lière si dans le « ciel libanais » ne pointait pas un orage lourd et menaçant.

En effet, paral­lè­lement à la pression amé­ri­caine sur les Pales­ti­niens, des rumeurs et des fuites bien orches­trées sur les auteurs de l’assassinat de Hariri pol­luent de nouveau l’espace poli­tique libanais jusqu’au point de remettre à l’ordre du jour la question de la paix civile. Comme par le passé, l’agitation diplo­ma­tique autour de la question pales­ti­nienne sert, vis-​​à-​​vis des popu­la­tions arabes, de cache sexe à la poli­tique des diri­geants Saou­diens et Egyp­tiens et à leurs impli­ca­tions dans le dossier du désar­mement du Hez­bollah et du nucléaire iranien.

L’assassinat de Hariri : « Un trem­blement de terre » pour un nouveau Moyen-​​Orient

Pour reprendre l’expression uti­lisée par le diri­geant du Hez­bollah, Hassan Nas­rallah, l’assassinat du Premier Ministre Rafic Hariri est « un trem­blement de terre » dont l’onde de choc ne cesse de secouer la terre liba­naise. Là aussi, un retour dans le passé récent est utile pour mieux saisir les scé­narios en cours de réalisation.

Faisant fi de l’avis de l’opposition animée prin­ci­pa­lement par le Hez­bollah et le Courant patrio­tique de Michel Aoun qui demandait une enquête et le jugement des auteurs de l’assassinat sous la seule autorité du Gou­ver­nement libanais, le Premier ministre libanais Fouad Séniora s’adressa, le 13 décembre 2005, au Secré­taire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, pour la création d’un tri­bunal à caractère inter­na­tional. Ainsi est né le 30 mai 2007, le Tri­bunal Spécial pour le Liban (TSL, réso­lution 1757 du Conseil de Sécurité). Il est évident qu’une telle réso­lution légitime les ingé­rences exté­rieures, notamment amé­ri­caines et fran­çaises. (4) Car il faut garder à l’esprit que trois acteurs majeurs dans la région per­turbent la stra­tégie israélo-​​américaine : la Syrie, le Hez­bollah et l’Iran. Contrai­rement à ce qu’on pense, il n’y a pas d’inféodation du Hez­bollah à la Syrie ou à l’Iran mais entre ces trois acteurs régionaux, existe une conver­gence d’intérêts stra­té­giques où se mêlent sou­ve­raineté, inté­grité ter­ri­to­riale, ambition de puis­sance régionale et nucléaire.

Enfin, les champs de confron­tation et de luttes d’influence entre d’un côté, puis­sances occi­den­tales, y compris Israël et leurs alliés arabes à majorité sunnite et de l’autre, la Syrie, le Hez­bollah et l’Iran, sont mul­tiples : Irak, Palestine, Yémen… Pour sim­plifier, les contra­dic­tions poli­tiques et idéo­lo­giques qui minent la société liba­naise sont le pro­lon­gement de celles qui secouent le Moyen-​​Orient.

1) Isoler la Syrie de l’Iran

Comme rappelé pré­cé­demment, le retrait syrien du Liban fut immédiat. Mais la pression continue de s’exercer sur la Syrie pour d’une part, isoler la Syrie de l’Iran et d’autre part couper les liens poli­tiques et mili­taires syriens avec la résis­tance liba­naise et le Hamas.

Six mois après le retrait syrien du Liban, le 31 octobre 2005, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte le rapport de la Com­mission d’enquête inter­na­tionale sur l’assassinat de Rafic Hariri, pré­sidée par le magistrat allemand Detlev Mehlis. La Com­mission conclut qu’ « après avoir entendu des témoins et interrogé des sus­pects en Répu­blique arabe syrienne et avoir établi que de nom­breuses pistes dési­gnent direc­tement des agents des ser­vices de sécurité syriens comme étant direc­tement impliqués dans l’assassinat, qu’il incombe à la Syrie de cla­rifier une part consi­dé­rable des ques­tions non résolues ». (5)

Pour Mehlis, il existe des « preuves concor­dantes » (5) d’une impli­cation libano-​​syrienne. D’où l’emprisonnement, le 30 août 2005, de quatre généraux libanais, res­pon­sable du ren­sei­gnement mili­taire. Reste à entre­prendre les pour­suites concernant les res­pon­sa­bi­lités syriennes au plus haut niveau. Entre temps, il a été prouvé que les généraux furent incri­minés sur des faux témoi­gnages. Aussi, quatre ans plus tard, le 29 avril 2009, le Tri­bunal spécial pour le Liban (TSL) a ordonné la libé­ration des quatre généraux sans pour autant pour­suivre en justice les faux témoins. La piste syrienne fut aban­donnée. Ainsi prend fin la mission de Mehlis et le 11 janvier 2006, le Secré­taire Général des Nations unies nomme le belge Serge Bram­mertz à la tête de la Com­mission d’enquête internationale.

Reste main­tenant à réa­liser la seconde partie de la réso­lution : le désar­mement du Hezbollah.

Objectif, une fois atteint, combiné à l’éloignement poli­tique de la Syrie de l’Iran et à l étran­glement du Hamas servira dou­blement : clore le volet pales­tinien tel que le conçoivent Israélien et Amé­ricain et ouvrir le dossier du nucléaire iranien avec… L’option militaire ?

2) Les germes d’une guerre civile ou régionale ?

Comme rappelé au début, la pre­mière ten­tative pour déman­teler la résis­tance liba­naise est dévolue, en juillet 2006, à l’armée israé­lienne. Une guerre qui fut un échec pour cette der­nière. Au contraire, la résis­tance liba­naise sort ren­forcer poli­ti­quement, au-​​delà de la rue liba­naise, sans être affaiblie mili­tai­rement pour autant. Mais ce n’est que partie remise.

En effet, sans aban­donner l’action juri­dique du TSL, la C.I.A ainsi que d’autres orga­nismes de ren­sei­gnement amé­ri­cains financent des groupes politico-​​militaires anti-​​Hezbollah et encou­ragent l’infiltration de groupes armés sunnite et de pré­di­ca­teurs sala­fistes avec l’aide de l’Arabie Saoudite. (7)

Sur ces points, les décla­ra­tions de Jeffrey D. Feltman, assistant de la secré­taire d’Etat amé­ri­caine et res­pon­sable du bureau des affaires du Proche-​​Orient, et de Daniel Ben­jamin, coor­di­nateur du bureau de lutte contre le ter­ro­risme sont sans ambi­guïté : « Les Etats-​​Unis conti­nuent de prendre très au sérieux les menaces que le Hez­bollah fait peser sur les Etats-​​Unis, le Liban, Israël et l’ensemble de la région. » (8) Mais le plus inté­ressant est la recon­nais­sance offi­cielle de l’aide directe apportée par les Etats-​​Unis aux forces liba­naises qui luttent contre le Hez­bollah. « Les Etats-​​Unis four­nissent une assis­tance et un appui à tous ceux qui, au Liban, tra­vaillent pour créer des alter­na­tives à l’extrémisme et réduire l’influence du Hez­bollah dans la jeu­nesse. (…) A travers l’USAID et la Middle East Part­nership Ini­tiative (MEPI), nous avons contribué depuis 2006 à hauteur de plus de 500 mil­lions de dollars à cet effort… Depuis 2006, notre aide totale au Liban a dépassé le mil­liard de dollars… » (8)

C’est dans ce pro­gramme que s’inscrivent les dizaines de cadres et tech­ni­ciens libanais tra­vaillant dans les télé­com­mu­ni­ca­tions, arrêtés pour espionnage au service de l’Etat d’Israël.

Enfin, l’arme juri­dique que repré­sente le TSL est également prête à être uti­lisée. Contrai­rement à Mehlis, l’actuel Pré­sident de la Com­mission d’enquête, le juge Serge Bram­mertz, a recons­truit la confiance avec Damas. Ce qui vaut d’ailleurs à cette der­nière un satis­fecit de la part de la Com­mission. De Puis­sance cou­pable, elle passe au rang de puis­sance coopé­rante. A ce propos, il faut sou­ligner que de toutes les hypo­thèses émises sur le ou les com­man­di­taires de l’assassinat, la Com­mission n’a jamais retenue la patte israé­lienne donc, exit la Syrie de la liste des cou­pables, le Hez­bollah devient le prin­cipal suspect. C’est ce qu’affirmait, au len­demain de la vic­toire du Hez­bollah dans sa confron­tation avec l’armée israé­lienne, le jour­na­liste Georges Mal­brunot dans un texte publié dans le Figaro du 19 août 2006. Hypo­thèse qui de nouveau res­surgit dans l’hebdomadaire allemand Spiegel, en pleine période élec­torale légis­lative liba­naise, en 2008. Ce dernier affirme que « ce ne sont pas les Syriens, mais les forces spé­ciales de l’organisation chiite qui ont pla­nifié et exécuté l’attentat. »

Enfin, récemment, dans un article publié le 19 juillet 2010, Mal­brunot écrit qu’ « une recons­ti­tution de l’assassinat de l’ex premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 à Bey­routh doit avoir lieu cet automne dans une base mili­taire au sud de Bor­deaux, révèle au Figaro une source poli­cière. » et il ajoute que « Le Hez­bollah se retrouve dans la ligne de mire de la justice inter­na­tionale. » (9) (Lire également l’article du 21 juillet concernant la visite du com­mandant en chef des Forces de défense israé­liennes Gabi Ash­kenazi en France)

Allant dans le même sens, la presse israé­lienne enrichit les fuites en divul­guant un nom : « il y a main­tenant offi­ciel­lement un nom der­rière l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre libanais Rafik Al-​​Hariri en février 2005. Il s’agit d’un haut res­pon­sable du Hez­bollah, Mus­tapha Badr A-​​Din, sur­nommé Elias Saab… » (10) et cite le diri­geant Hassan Nas­rallah qui a affirmé dans une confé­rence de presse qu’ avant son voyage à Washington en mai, Saad Hariri lui a dit que des membres indis­ci­plinés du Hez­bollah seraient désignés par l’acte d’accusation.

Enfin, sous le titre « Comment Assad s’est laissé convaincre par Abdallah de l’accompagner au Liban… » Paru dans le journal libanais l’Orient le Jour, Scarlett Haddad sou­ligne en s’appuyant sur une source liba­naise proche de la Syrie « que cet entretien a été très animé. Le roi Abdallah aurait demandé à son inter­lo­cuteur syrien de « faci­liter la solution au Liban et avec les Pales­ti­niens, sinon une nou­velle guerre pourrait éclater dans la région, et cette fois, elle pourrait bien ne pas épargner la Syrie » (11).

Toutes ces rumeurs, fuites et faits appa­raissent comme des échos aux propos tenus par un res­pon­sable de l’Administration amé­ri­caine et par la Porte parole du TSL. Le premier conseille au Pré­sident syrien de bien écouter ce que lui dit le roi Abdallah, la seconde rap­pelle au Gou­ver­nement libanais son devoir de col­la­borer avec le TSL, quel que soit le com­man­di­taire de l’assassinat. Fondées ou non, toutes ses infor­ma­tions donnent une teneur par­ti­cu­lière aux accu­sa­tions israé­liennes et amé­ri­caines de livraison, par l’Iran et la Syrie, d’armements sophis­tiqués au Hez­bollah et aux propos exprimés devant la Knesset par le com­mandant en chef des Forces de défense israé­liennes Gabi Ash­kenazi qui prédit que : « avec beaucoup d’espoirs », la situation se dété­rio­rerait au Liban en septembre.

Du côté du Hez­bollah, tout en accusant l’Etat d’Israël d’être der­rière l’assassinat de Rafic Hariri, son diri­geant Hassan Nas­rallah déclare s’opposer à toute coopé­ration avec le TSL si des membres de son orga­ni­sation, « indis­ci­plinés » ou non, sont inculpés.

Pour le moment, l’intégralité de la classe poli­tique liba­naise appuyée par le Pré­sident syrien Bachar Assad et le roi Saoudien Abdellah appellent à la sau­ve­garde de l’Unité Nationale et de la Paix civile. Néan­moins, cette unité poli­tique semble très fragile à cause des pro­fondes diver­gences poli­tiques et idéo­lo­giques qui tra­versent la société liba­naise accentuée par les pres­sions juridico-​​politiques exté­rieures. Ainsi, tous les ingré­dients d’une guerre civile ou d’une défla­gration régionale sont réunis, seul manque le déto­nateur, à savoir, la divul­gation des noms et la qualité des accusés de l’assassinat de R. Hariri.

A moins que le Hez­bollah se sou­mette au verdict de la Com­mission d’enquête de l’ONU pour éloigner le spectre de la guerre civile. Dans ce cas peu pro­bable, il risque, d’une part, l’implosion et d’autre part, la pression inté­rieure et exté­rieure serait telle que le pro­cessus de désar­mement se déclen­cherait inévi­ta­blement. Comme il est également peu pro­bable que le Gou­ver­nement libanais refuse de satis­faire le TSL pour sau­ve­garder l’Union nationale. Une telle position débou­cherait sur une défla­gration régionale.

Reste alors l’hypothèse que le Hez­bollah appuyé par le Courant patrio­tique de Michel Aoun, pour ne pas être accusés de saboter l’Union nationale et consi­dérant le TSL comme un ins­trument poli­tique israélo-​​américain d’ingérence, déclenchent une guerre contre l’Etat d’Israël avant même l’annonce de la Com­mission d’enquête. En tout état de causes, il est peu pro­bable que la question du désar­mement du Hez­bollah, la question pales­ti­nienne, l’occupation du Golan et le nucléaire iranien trouvent des réponses diplo­ma­tiques. [1]