Lettre aux distributeurs de produits AHAVA

AFPS, jeudi 9 février 2017

Word - 27 ko
Télécharger la lettre aux distributeurs de produits AHAVA

Aux distributeurs
des produits AHAVA
fabriqués à Mitzpe Shalem

Date

Objet : tromperie à l’origine des produits AHAVA étiquetés « Israël » ou « West Bank »

Madame, Monsieur,

A ce jour et d’après nos informations, vous vendez dans vos magasins les produits AHAVA. Ils sont toujours fabriqués dans les ateliers de Mitzpe Shalem, colonie israélienne en territoire palestinien occupé, illégale au regard du Droit International.

Certes en avril 2016, les négociations entre le pool des actionnaires israéliens et la société Fuson ainsi que le projet de déplacement des ateliers de conditionnement vers le territoire israélien, donc au-delà de la Ligne Verte avaient été annoncés. Aucune de ces annonces n’est finalisée, et la production de ces produits est donc toujours faite dans la colonie de Mitzpe Shalem.

Etiquetés « Israël » il y a peu et, pernicieusement aujourd’hui, « West Bank », terme anglo-saxon pour désigner la Cisjordanie, les produits AHAVA induisent une « tromperie à l’origine », infraction à l’Art. L 121-1 du code de la consommation et ne respectent pas la notice interprétative de l’Union Européenne du 11 novembre 2015 « sur l’indication d’origine des marchandises en provenance des Territoires occupés par Israël depuis 1967 » qui dans son article 10 est, à ce propos, très claire : ces produits doivent être étiquetés « colonie israélienne ».

L’achat de ces produits rend le consommateur, à son insu, complice de la colonisation israélienne illégale. Si géographiquement Mitzpe Shalem est bien en Cisjordanie, le statut juridique défini par la Communauté internationale de ce kibboutz est une colonie illégale.

Or, le 23 décembre dernier, le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté la Résolution 2334 qui dans son article 5 demande « à tous les États, compte tenu du paragraphe 1 de la présente résolution, de faire une distinction, dans leurs échanges en la matière, entre le territoire de l’État d’Israël et les territoires occupés depuis 1967 ». Nous vous demandons donc de cesser de vendre des produits faussement étiquetés tant que l’ensemble des équipements de l’entreprise à Mitzpe Shalem ne sont pas déplacés sur le territoire israélien reconnu internationalement.

Ainsi, nous poursuivons l’interpellation auprès de vos clients.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer …