Les espions israéliens sont nombreux

Morsi Attalla, jeudi 2 octobre 2008

Malgré les progrès scien­ti­fiques et tech­no­lo­giques énormes et les satel­lites qui détectent n’importe quel mou­vement sur terre, l’espion du genre humain reste l’élément essentiel de tous les ser­vices de renseignements.

La méthode la plus dan­ge­reuse d’espionnage est aujourd’hui de prendre la recherche scien­ti­fique pour pré­texte ou de se cacher der­rière l’adhésion à des asso­cia­tions et orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales. Et ce, pour pré­tendre avoir le droit d’étudier la psy­cho­logie des peuples et de s’assurer que les droits de l’homme sont res­pectés. Ainsi, une ligne très délicate sépare l’espionnage de l’action publique. Ici, la mission des espions ne se limite pas au transfert des infor­ma­tions. Mais leur rôle est aussi de répandre l’impression que dans le monde d’aujourd’hui, il n’y a plus de secrets et que les ser­vices de ren­sei­gne­ments ont des yeux partout et à tous les niveaux.

Nous nous rap­pelons ici ce qui s’est passé après la défaite de 1967 quand les ser­vices israé­liens de ren­sei­gne­ments avaient publié un certain nombre de livres en mobi­lisant quelques écri­vains et en leur four­nissant des his­toires autour des acti­vités des ser­vices israé­liens de ren­sei­gne­ments pour qu’elles soient for­mulées de façon à démontrer la supré­matie mili­taire israé­lienne et l’hégémonie du Mossad. Ces livres avaient pour objectif d’influencer l’esprit du lecteur arabe et de lui faire croire que la supré­matie des ser­vices israé­liens était sans pareille.

Nous nous rap­pelons également ce qui s’est passé à la veille de la guerre de juin 1967 quand Israël avait tenté de camoufler le scandale de l’arrestation de son célèbre espion Ellie Cohen en 1966. Cet espion, qui portait le nom de Kamel Amin Sabet, avait été jugé et exécuté et Israël avait alors fait de lui une légende et un symbole du succès israélien en publiant un certain nombre de livres, dont Notre homme à Damas. C’est ainsi que les Israé­liens avaient réussi à réa­liser leur objectif : les citoyens arabes avaient com­mencé à craindre la pré­sence d’un espion pareil dans les lieux et les appa­reils cri­tiques à l’intérieur des Etats arabes.

C’est ainsi qu’avant le premier coup de feu lancé dans la guerre de 1967, les ser­vices israé­liens avaient mali­gnement fait passer la rumeur de la pré­sence de troupes israé­liennes sur le front syrien. Et en même temps, les ser­vices israé­liens avaient la crainte de voir se pro­pager leurs espions partout, en s’appuyant sur l’histoire d’Ellie Cohen. Donnant l’impression que les espions israé­liens connaissent tout des secrets des pays arabes, plus que les citoyens arabes eux-​​mêmes.

Il y a aussi l’histoire de l’espionne israé­lienne Pol­lande Hamer qui avait été employée en 1948 en Egypte pour enre­gistrer toutes les infor­ma­tions concernant les para­doxes poli­tiques et sociaux de l’époque. Cette his­toire peut se répéter faci­lement. Pol­lande n’était qu’une belle blonde qui a exploité sa beauté pour s’approcher d’un nombre de riches Egyp­tiens, de grands jour­na­listes et des diplo­mates, leur faisant croire qu’elle était une jour­na­liste fran­çaise. Pol­lande Hamer est une des espionnes israé­liennes les plus célèbres et qui a réussi à fournir aux ser­vices israé­liens les infor­ma­tions impor­tantes qu’elle a obtenues dans le lit de ses amants !

Les Arabes ne doivent-​​ils pas avoir l’esprit plus éveillé et prendre plus de précautions ?