Les Pales­ti­niens inquiets de la par­ti­ci­pation de deux sociétés fran­çaises dans le projet de tramway à Jérusalem

AL-​​QUDS Al-​​Arabi, lundi 17 octobre 2005

Le pré­sident pales­tinien, Mahmoud Abbas et son Ministre des Affaires étran­gères sont aujourd’hui à Paris où ils ren­con­treront le pré­sident Chirac et expri­meront leur « pro­fonde inquiétude » quant à la par­ti­ci­pation de deux sociétés fran­çaises à la construction d’un tramway dans Jérusalem-​​est occupée.

Pendant sa ren­contre jeudi avec le Consul général de France à Jéru­salem, Alain Rémy, Al-​​Qudwa a exprimé sa « pro­fonde inquiétude de la réa­li­sation par deux sociétés fran­çaises de la ligne de tramway dans des colonies illé­gales, pour les rat­tacher à Jérusalem-​​ouest » d’après un com­mu­niqué du Ministère des Affaires étrangères.

Le com­mu­niqué, rap­porté par l’agence de presse pales­ti­nienne WAFA, ajoute que la par­ti­ci­pation des deux sociétés fran­çaises dans le projet « est contraire au droit inter­na­tional et aux enga­ge­ments des pays signa­taires de la 4ème Convention de Genève ».

Les sociétés fran­çaises ALSTHOM et CONNEXE font partie d’un consortium qui a été retenu par les auto­rités israé­liennes en 2002 pour la réa­li­sation du projet de tramway de Jéru­salem qui reliera les quar­tiers de colo­ni­sation de « Pesgat Zeev » et la colline fran­çaise (French Hill) tous deux situés dans la partie Est occupée de la ville. Les sociétés ALSTHOM et CONNEXE par­ti­ci­peront avec une société israé­lienne à la réa­li­sation du projet dont le coût est estimé à 400 mil­lions d’Euros.

L’exploitation de la ligne doit commencer en 2008.

Dans une ren­contre avec l’Agence France Presse, Al-​​Qudwa a assuré que la par­ti­ci­pation des deux sociétés fran­çaises dans ce projet sera parmi les sujets qui seront abordés par le pré­sident de l’Autorité Pales­ti­nienne, Mahmoud Abbas, pendant sa visite en France, lundi ou mardi pro­chains pendant laquelle il ren­con­trera le Pré­sident Jacques Chirac.

Al-​​Qudwa de rajouter « Ceci constitue un pro­blème sérieux car il est contraire au Droit Inter­na­tional et le gou­ver­nement français a des obli­ga­tions juri­diques très claires dans ce domaine ».