Le ministre pales­tinien des affaires étran­gères dénonce une situation "inte­nable et inac­cep­table" dans les ter­ri­toires occupés

Assemblée générale - 63ème session, vendredi 28 novembre 2008

Assemblée générale - Soixante-​​troisième session - 57e séance plénière
Le Ministre des affaires étran­gères de l’Autorité pales­ti­nienne, Riad Al-​​Malki, a dénoncé aujourd’hui devant l’Assemblée générale, une situation « inte­nable et inac­cep­table » dans les ter­ri­toires occupés, en regrettant le peu d’avancées dans le pro­cessus de paix avec Israël.

Avant de l’entendre, l’Assemblée a adopté une réso­lution (A/63/L.31) dans laquelle elle décide de décerner « le Prix des Nations Unies pour la cause des droits de l’homme » au cours de la mani­fes­tation qu’elle orga­nisera, le 10 décembre pro­chain, pour com­mé­morer la Décla­ration uni­ver­selle des droits de l’homme.

Riad Al-​​Malki est monté à la tribune de l’Assemblée, après avoir par­ticipé, ce matin, à une mani­fes­tation dédiée à la com­mé­mo­ration de la Journée inter­na­tionale de soli­darité avec le peuple pales­tinien. Avant les 11 décla­ra­tions faites aujourd’hui dont celle de la France, au nom de l’Union euro­péenne, de l’Égypte, de la Syrie et de l’Arabie saoudite, le Ministre a dénoncé le fait qu’en toute impunité, Israël continue de tuer, de blesser, d’emprisonner, de déplacer et de punir col­lec­ti­vement les Pales­ti­niens. Aujourd’hui à Gaza, 80% des habi­tants vivent en-​​dessous du seuil de pau­vreté alors que 50% des adultes sont au chômage et plus 90% des entre­prises sont fermées.

Les acti­vités de colonies de peu­plement, par­ti­cu­liè­rement inten­si­fiées à Jérusalem-​​Est, la construction de routes secon­daires, les points de contrôle et autres ins­tal­la­tions mili­taires israé­liennes occupent aujourd’hui 50% des terres en Cis­jor­danie, a dénoncé le Ministre. Rap­pelant l’attachement de son Gou­ver­nement aux réso­lu­tions 242 et 338 du Conseil de sécurité, au principe de la terre contre la paix, à la Feuille de route du Quatuor, à l’Initiative de paix arabe et aux memo­randa d’accords d’Annapolis, le Ministre a prévenu qu’il ne peut y avoir de paix au Moyen-​​Orient aussi long­temps que la question pales­ti­nienne demeurera irrésolue.

Il a rappelé la com­mu­nauté inter­na­tionale, y compris le Conseil de sécurité, à son « devoir col­lectif » de faire res­pecter la loi et de contraindre Israël à honorer ses obli­ga­tions légales. Pour que le pro­cessus de paix abou­tisse, a répondu le repré­sentant de la France, au nom de l’Union euro­péenne, il est indis­pen­sable de mettre un terme à tous les actes de vio­lence et de ter­ro­risme entre les parties.

Condamnant les tirs de roquettes des milices pales­ti­niennes sur le ter­ri­toire israélien, il a tout de même invité Israël à faire preuve de la plus grande retenue. Il a en outre condamné avec la plus grande fermeté les vio­lences et les exac­tions com­mises par les colons israé­liens de Cis­jor­danie, en se disant pré­occupé par les acti­vités de colo­ni­sation dans et autour de Jéru­salem, ainsi que dans le reste de la Cisjordanie.

L’Union euro­péenne, a pour­suivi le repré­sentant, salue les efforts déployés par l’Égypte en vue de sur­monter les divi­sions inter­pa­les­ti­niennes. On a besoin avant tout, a estimé le repré­sentant égyptien, de l’intensification des efforts inter­na­tionaux pour garantir un accord sur les ques­tions clefs du statut final, telles qu’énoncées dans la Feuille de route et dans les memo­randa d’Annapolis.

Le succès du pro­cessus de paix exige un effort rapide de la com­mu­nauté inter­na­tionale pour rec­tifier la situation actuelle illégale dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés, a insisté le repré­sentant. Malgré l’adoption, par le Conseil de sécurité, de cen­taines de réso­lu­tions, le peuple pales­tinien continue d’être victime d’une poli­tique de meurtre et d’occupation, a insisté, à son tour, le repré­sentant de la Syrie. Les États arabes ont signé leur enga­gement en faveur d’une paix durable mais attendent le même sérieux de la part d’Israël, a dit son homo­logue de l’Arabie saoudite.

L’Assemblée, qui a été saisie de quatre réso­lu­tions pré­sentées par le Pré­sident du Comité pour l’exercice des droits inalié­nables du peuple pales­tinien (A/63/L.32 à L.35), pour­suivra son débat demain mardi 25 novembre à partir de 10 heures.

QUESTION DE PALESTINE

Rapport du Secré­taire général sur le règlement paci­fique de la question de Palestine (A/​63/​368)

Dans ce rapport, portant sur la période allant de sep­tembre 2007 à août 2008, le Secré­taire général sou­ligne que de nou­velles pers­pec­tives de règlement paci­fique de la question pales­ti­nienne sont apparues, avec le lan­cement du pro­cessus d’Annapolis et des négo­cia­tions bila­té­rales régu­lières entre Israël et les Pales­ti­niens, tout en recon­naissant que la situation sur le terrain est demeurée dif­ficile, aussi bien en Israël que dans le Ter­ri­toire pales­tinien occupé, y compris Jérusalem-​​Est.

Rédigé en appli­cation de la réso­lution 62/​83 de l’Assemblée générale, le rapport contient les obser­va­tions du Secré­taire général sur l’état actuel du conflit israélo-​​palestinien et sur les efforts menés au niveau inter­na­tional pour relancer le pro­cessus de paix en vue de par­venir à un règlement paci­fique. Il pré­sente également les réponses reçues de la part du Pré­sident du Conseil de sécurité et des parties concernées aux notes ver­bales envoyées, confor­mément à la demande figurant au para­graphe 20 de ladite résolution.

Le Secré­taire général signale que mal­heu­reu­sement, les actes de vio­lence entre Israé­liens et Pales­ti­niens –et entre Pales­ti­niens– se sont pour­suivis durant la période consi­dérée. Selon le rapport, au total 35 Israé­liens, dont 4 enfants, et 600 Pales­ti­niens, dont 87 enfants, ont perdu la vie entre le 1er sep­tembre 2007 et le 19 août 2008 lors d’incidents liés au conflit.

Le Secré­taire général met cependant en exergue cer­taines avancées dans la mise en œuvre de la Feuille de route. Il note avec satis­faction que l’Autorité pales­ti­nienne, sous la direction du Premier Ministre Salam Fayyad, a fait des progrès impor­tants pour ce qui est d’imposer l’ordre public, et notamment désarmer et arrêter les mili­tants, durant la période considérée.

Il déplore la pour­suite de l’expansion des colonies en Cis­jor­danie par le Gou­ver­nement israélien, qui entrave le pro­cessus poli­tique bila­téral. À propos de la construction du mur, il rap­pelle que les travaux ne suivent pas la Ligne verte et contre­viennent à l’avis consul­tatif de la Cour inter­na­tionale de Justice du 9 juillet 2004.

Le Secré­taire général sou­ligne également que le gou­ver­nement de M. Fayyad a également pris d’importantes mesures de réforme écono­mique et bud­gé­taire qui ont permis de limiter la masse sala­riale de l’Autorité pales­ti­nienne et de relancer le pro­cessus bud­gé­taire. Mal­heu­reu­sement, le Gou­ver­nement israélien n’a pas sen­si­blement assoupli le régime de bou­clage en Cisjordanie.

Selon le Secré­taire général, la situation demeure cri­tique à Gaza. Par consé­quent, il demande à Israël de revoir et de cesser sa poli­tique consistant à faire pression sur la popu­lation civile de Gaza en réponse aux actes inac­cep­tables per­pétrés par le Hamas et d’autres militants.

En conclusion, le Secré­taire général assure que l’ONU conti­nuera d’œuvrer à la création d’un État pales­tinien d’un seul tenant, indé­pendant, démo­cra­tique et viable, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité, dans le cadre d’un règlement régional global, confor­mément aux réso­lu­tions 242 (1967), 338 (1973), 1397 (2002) et 1515 (2003) du Conseil de sécurité, à la Feuille de route, à l’Initiative de paix arabe et au principe de l’échange de ter­ri­toires contre la paix.

Déclarations

M. MIGUEL D’ESCOTO BRO­CKMANN, Pré­sident de la soixante-​​troisième session de l’Assemblée générale, a déclaré qu’il importait, pour les Nations Unies, d’employer le terme « apar­theid » pour qua­lifier les mesures poli­tiques israé­liennes dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés. Il ne faut pas avoir peur d’appeler les choses par leur nom, et ce sont les Nations Unies, après tout, qui ont adopté la Convention inter­na­tionale contre le crime d’apartheid, a-​​t-​​il lancé. Il y a plus de 20 ans, a-​​t-​​il pour­suivi, l’ONU a écouté la société civile qui lui réclamait des sanc­tions comme moyen non violent de faire pression sur le Gou­ver­nement sud-​​africain et de l’amener à mettre fin à ses vio­la­tions des droits de l’homme.

Aujourd’hui, a estimé le Pré­sident, les Nations Unies doivent écouter la nou­velle géné­ration de la société civile qui appelle à des actions simi­laires. « Je suis stu­péfait que l’on continue d’insister sur la patience alors que nos frères et nos sœurs sont cru­cifiés », a-​​t-​​il dit. Après avoir rappelé sa condam­nation de l’Holocauste et de tout abus commis contre les « frères et sœurs juifs », le Pré­sident a déclaré que la souf­france du peuple juif ne donnait à per­sonne le droit d’abuser d’autrui, en par­ti­culier ceux qui ont des rela­tions pro­fondes et exem­plaires avec ce peuple.

Je tiens également à rap­peler à « mes frères et sœurs israé­liens », a pour­suivi le Pré­sident, que même s’ils ont le « bou­clier » des États-​​Unis ou du Conseil de sécurité, aucun acte d’intimidation ne changera la réso­lution 181 appelant à la création de deux États. L’absence d’un État pales­tinien tourne l’ONU en dérision et nuit gra­vement à son image et à son prestige, a insisté M. d’Escoto qui a ensuite engagé les « frères et sœurs du pays hôte » à mettre fin à une poli­tique qui ne fait que retarder l’avènement de la justice au Moyen-​​Orient.

La com­mu­nauté inter­na­tionale ne doit épargner aucun effort pour aider les Israé­liens et les Pales­ti­niens à réa­liser la solution à deux États, et les Nations Unies ont la res­pon­sa­bilité de résoudre la question de la Palestine, a ajouté le Pré­sident. Faisons en sorte que ce soit une « res­pon­sa­bilité per­ma­nente », a conclu le Pré­sident, en exhortant la com­mu­nauté inter­na­tionale à mettre fin à l’impasse poli­tique qui per­pétue « avec cynisme » la haine, l’isolement et les abus.

M. PAUL BADJI, Pré­sident du Comité pour l’exercice des droits inalié­nables du peuple pales­tinien, avant de pré­senter les quatre projets de réso­lution élaborés par le Comité, est revenu sur la situation dans le Ter­ri­toire pales­tinien occupé et l’évolution du pro­cessus poli­tique. Il a rappelé qu’il y a un an, la com­mu­nauté inter­na­tionale s’était féli­citée de la tenue à Anna­polis d’une Confé­rence inter­na­tionale orga­nisée par les États-​​Unis pour donner suite à une ini­tiative du Quatuor. Cette Confé­rence s’était tra­duite par une reprise du pro­cessus poli­tique entre Israé­liens et Pales­ti­niens et un soutien poli­tique, écono­mique et financier sans pré­cédent de la com­mu­nauté inter­na­tionale à l’Autorité pales­ti­nienne, puis par d’importantes pro­messes de dons lors de la Confé­rence des bailleurs de fonds qui s’était tenue en décembre 2007.

Notre Comité a par­ticipé à ce vaste mou­vement de relance du pro­cessus de paix et s’est employé, dans le cadre de son pro­gramme de travail, à créer des condi­tions favo­rables pour faire avancer les négo­cia­tions rela­tives au statut per­manent, a indiqué le Pré­sident. Aujourd’hui, a constaté le Pré­sident, il existe un fossé de plus en plus profond et un décalage sai­sissant entre les négo­cia­tions bila­té­rales, les efforts de la com­mu­nauté inter­na­tionale et la dégra­dation de la situation sur le terrain.

« L’unique solution consiste à engager des négo­cia­tions sérieuses sur les ques­tions de fond », a-​​t-​​il estimé. Paral­lè­lement, il faut que les actions sur le terrain changent radi­ca­lement. Il convient de mettre un terme à la pour­suite des implan­ta­tions de colonies de peu­plement, s’est-il expliqué, avant d’affirmer que les extré­mistes devaient répondre de leurs actions devant la justice. « Le blocus de Gaza doit être levé, le cessez-​​le-​​feu maintenu, l’activité écono­mique dans le ter­ri­toire pales­tinien relancée et les res­tric­tions à la cir­cu­lation des per­sonnes et biens levées », a-​​t-​​il ajouté.

Le Comité estime que la cause fon­da­mentale du conflit demeure la pour­suite de l’occupation illégale du ter­ri­toire pales­tinien, a indiqué le Pré­sident. Un règlement négocié de cette question doit s’appuyer sur les réso­lu­tions 194 de l’Assemblée générale et 242, 338, 1397 et 1515 du Conseil de sécurité. Le Comité, a-​​t-​​il ajouté, reste vivement pré­occupé par les divi­sions internes pales­ti­niennes qui font obs­tacle à une récon­ci­liation nationale et à la réuni­fi­cation de la Cis­jor­danie et de la bande de Gaza, sous le contrôle de l’Autorité pales­ti­nienne. Il a souscrit aux efforts que déploient les pays arabes et les autres pays, ainsi qu’aux ini­tia­tives du Pré­sident Abbas visant à res­taurer l’unité nationale préa­lable à un règlement durable de la question pales­ti­nienne. Sou­li­gnant enfin le rôle de l’ONU, le Pré­sident a espéré en conclusion que le Conseil de sécurité s’acquittera des obli­ga­tions qui lui incombent en vertu de la Charte.

M. RIAD AL-​​MALKI, Ministre des affaires étran­gères de l’Autorité pales­ti­nienne, a sou­ligné que la com­mé­mo­ration de la Journée inter­na­tionale de la soli­darité avec le peuple pales­tinien rassure le peuple pales­tinien sur le maintien de l’engagement inter­na­tional, y compris celui des Nations Unies. Cet enga­gement a aidé à for­tifier la per­sé­vé­rance des Pales­ti­niens pendant les nom­breuses années de combat contre l’injustice, l’absence d’État, l’oppression et l’occupation qui par­sèment le long chemin de la réa­li­sation de leurs droits de l’homme inalié­nables et leurs aspi­ra­tions natio­nales. Il a rappelé que plus de la moitié du peuple pales­tinien, consti­tuant plus de trois géné­ra­tions, continue de vivre en exil, alors que l’autre partie continue de vivre sous le joug de l’occupation israélienne.

Le Ministre a sou­ligné que le peuple pales­tinien éprouve du chagrin et du res­sen­timent face aux injus­tices, aux humi­lia­tions sans fin et aux affronts à leur dignité. Les Pales­ti­niens sont pro­fon­dément déçus, a-​​t-​​il déclaré, par les nom­breuses pro­messes si souvent répétées mais jamais tenues. Mais ils gardent l’espoir, assurés de la jus­tesse de leurs causes et de l’appui de la com­mu­nauté inter­na­tionale. Ils n’ont jamais renoncé à leurs aspi­ra­tions légi­times, a-​​t-​​il insisté, avant de rap­peler que les Pales­ti­niens se sont engagés en faveur de la solution de deux États comme moyen d’édifier paci­fi­quement leur État indé­pendant de Palestine, avec Jérusalem-​​Est comme capitale, en ter­ri­toire pales­tinien sous occu­pation israé­lienne depuis 1967.

M. Al-​​Malki a rappelé l’engagement des diri­geants pales­ti­niens en faveur des termes de réfé­rence de la Confé­rence de Madrid, y compris les réso­lu­tions 242 et 338 du Conseil de sécurité, ainsi que le principe de la terre contre la paix. Les diri­geants pales­ti­niens se sont efforcés de remplir les obli­ga­tions de la Feuille de route du Quatuor et de sou­tenir l’Initiative de paix arabe ainsi que les memo­randa d’Accords d’Annapolis.

Mal­heu­reu­sement, a regretté le Ministre, aucun progrès signi­fi­catif n’a été enre­gistré depuis la reprise du pro­cessus de paix, l’année der­nière, à cause des poli­tiques et pra­tiques illé­gales israé­liennes. Israël, a-​​t-​​il accusé, a continué, avec impunité, de tuer, blesser, empri­sonner, déplacer et punir col­lec­ti­vement les civils pales­ti­niens, en détruisant leurs maisons, leurs pro­priétés, leurs infra­struc­tures et leurs terres. Israël, a encore accusé le Ministre, a pour­suivi sa cam­pagne de colo­ni­sation illégale, par la construction et l’expansion des colonies de peu­plement et du mur sur le Ter­ri­toire pales­tinien occupé, y compris Jérusalem-​​Est. Tout cela, a expliqué le Ministre, pour modifier le caractère, le statut et la com­po­sition démo­gra­phique, conso­lider sa pré­sence et mettre en pra­tique son agenda expansionniste.

Depuis l’année der­nière, a encore dit le Ministre, Israël a continué son usage excessif de la force tandis que ses colons extré­mistes sèment mort et déso­lation. Comme punition col­lective, Israël a continué d’imposer des res­tric­tions aux mou­ve­ments des biens et des per­sonnes, a ajouté le Ministre, en dénonçant les 630 bar­rages en Cis­jor­danie qui s’ajoutent à un régime très res­trictif. Israël a aussi maintenu son siège à Gaza qui est devenu une prison à ciel ouvert. Aujourd’hui à Gaza 80% des civils vivent en-​​dessous du seuil de pau­vreté alors que 50% des adultes sont au chômage et 90% des entre­prises sont fermées.

Les acti­vités de colo­ni­sation ont été par­ti­cu­liè­rement intenses à Jérusalem-​​Est, a indiqué le Ministre. Les colonies de peu­plement, le mur, les points de passage, les bar­rages et les autres ins­tal­la­tions mili­taires occupent désormais environ 50% du ter­ri­toire de la Cis­jor­danie. La pour­suite de cette cam­pagne illégale de colo­ni­sation menace les pers­pec­tives de paix, a prévenu le Ministre. Tous ces actes, a-​​t-​​il voulu, doivent être fer­mement rejetés et condamnés. Il est du devoir col­lectif de la com­mu­nauté inter­na­tionale, y compris le Conseil de sécurité, de faire res­pecter la loi et de contraindre Israël à obéir à ses obli­ga­tions légales, a-​​t-​​il affirmé. La situation actuelle est inte­nable et inac­cep­table et il ne peut y avoir de paix au Moyen-​​Orient aussi long­temps que la question pales­ti­nienne demeurera irré­solue, a aussi prévenu le Ministre.

M. TOUHID HOSSAIN, Secré­taire d’État aux affaires étran­gères du Ban­gladesh, a signalé que son pays était gra­vement pré­occupé par les souf­frances continues du peuple pales­tinien, ainsi que par la dété­rio­ration de la situation huma­ni­taire dans les ter­ri­toires occupés. Il a mis l’accent sur la situation à Jérusalem-​​Est et a condamné le blocus imposé à Gaza, un autre exemple, selon lui, de la vio­lation, par Israël, du droit inter­na­tional huma­ni­taire. Il a demandé la levée immé­diate de toutes les res­tric­tions qui ont été imposées à la liberté de mou­vement des civils pales­ti­niens, ainsi que le déman­tè­lement immédiat du mur de séparation.

M. Hossain a signalé qu’en tant que signa­taire de la Convention de Genève, Israël ne pouvait « s’absoudre » de sa res­pon­sa­bilité de pro­téger les droits des per­sonnes qui se trouvent sous son occu­pation. Le Ban­gladesh est convaincu que la mise en œuvre de la totalité des réso­lu­tions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité per­mettra de résoudre la crise pales­ti­nienne, a-​​t-​​il ajouté. Les efforts déployés par Israël pour assu­jettir la résis­tance pales­ti­nienne violent toutes les normes inter­na­tio­nales humanitaires.

M. Hossain s’est ensuite félicité du pro­cessus lancé à Anna­polis, mais a averti que celui-​​ci échouera, à moins que les parties fassent preuve d’une réelle volonté poli­tique. Il a salué le renou­vel­lement de l’Initiative de paix arabe. Il a également estimé que les ques­tions rela­tives aux fron­tières, aux réfugiés, aux colonies et à Jéru­salem ne pourront être résolues qu’en appli­quant les réso­lu­tions per­ti­nentes de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité, ainsi que les termes de la Confé­rence de Madrid, de la Feuille de route du Quatuor et de l’Initiative de paix arabe. Après avoir demandé le retrait d’Israël des ter­ri­toires pales­ti­niens occupés et de Jérusalem-​​Est, le Secré­taire d’État a engagé l’État hébreux à s’abstenir d’appliquer toute mesure sus­cep­tible de porter atteinte à la via­bilité d’un pro­chain État palestinien.

S’exprimant au nom de l’Union euro­péenne, M. PHI­LIPPE DELA­CROIX (France) a salué l’engagement des deux parties en faveur d’une solution qui, confor­mément à la Feuille de route du Quartet, doit per­mettre la création d’un État pales­tinien indé­pendant, démo­cra­tique et viable, vivant dans la paix et la sécurité aux côtés d’Israël et de ses autres voisins. Il a sou­ligné l’importance du pro­cessus de négo­cia­tions entre les parties, lancé il y a un an à Anna­polis, qui a renouvelé l’implication des par­te­naires régionaux et inter­na­tionaux en faveur d’une paix juste et durable au Moyen-​​Orient. L’Union, a-​​t-​​il dit, sou­tient ce pro­cessus et invite les parties à main­tenir un dia­logue constructif fondé sur les réso­lu­tions per­ti­nentes du Conseil de sécurité, sur le principe terre contre paix, sur l’Initiative arabe de paix, sur la Feuille de route et sur les pré­cé­dents Accords conclus entre les deux parties.

L’Union est cependant pré­oc­cupée par les acti­vités de colo­ni­sation dans et autour de Jéru­salem, ainsi que dans le reste de la Cis­jor­danie, a pour­suivi le repré­sentant. Ces acti­vités « contraires au droit inter­na­tional et aux enga­ge­ments d’Israël au titre de la Feuille de route », nuisent à la cré­di­bilité du pro­cessus engagé à Anna­polis, affectent la via­bilité du futur État pales­tinien et rendent plus dif­ficile le déve­lop­pement de l’économie pales­ti­nienne. Pour que le pro­cessus de paix puisse aboutir, a pour­suivi le repré­sentant, il est indis­pen­sable de mettre un terme à tous les actes de vio­lence et de ter­ro­risme entre les parties. L’Union condamne fer­mement les tirs de roquettes par les milices pales­ti­niennes en direction du ter­ri­toire israélien. Si elle reconnaît à Israël le droit à la légitime défense, l’Union l’invite cependant à faire preuve de la plus grande retenue et sou­ligne que son action ne doit en aucun cas être dis­pro­por­tionnée ou contre­venir au droit inter­na­tional, a précisé M. Dela­croix. En outre, a-​​t-​​il dit, l’Union condamne avec la plus grande fermeté les vio­lences et les exac­tions com­mises par les colons israé­liens de Cis­jor­danie à l’encontre des civils palestiniens.

L’Union euro­péenne salue les efforts déployés par l’Égypte en vue de sur­monter les divi­sions inter­pa­les­ti­niennes. Pré­oc­cupée par le récent retour des vio­lences à Gaza et au sud d’Israël, elle appelle les parties à res­pecter le calme et exprime l’espoir que ce calme per­mettra un soutien ren­forcé à la popu­lation civile de Gaza, y compris l’ouverture des points de passage. L’Union euro­péenne, a continué le repré­sentant, appelle aussi à la libé­ration immé­diate du caporal Gilad Shalit et salue les efforts mis en œuvre à cette fin, en par­ti­culier par les par­te­naires de la région. Elle demande également la libé­ration immé­diate des ministres et par­le­men­taires pales­ti­niens détenus par Israël.

Évoquant le soutien apporté par l’Union, le repré­sentant français a fait part, dans le domaine du ren­for­cement du secteur de la sécurité, de la Mission de police de l’Union euro­péenne pour les ter­ri­toires pales­ti­niens. M. Dela­croix a également évoqué l’assistance huma­ni­taire et finan­cière, sou­li­gnant à cette occasion, qu’il importe désormais de main­tenir un suivi attentif des résultats de la Confé­rence des dona­teurs qui s’est tenue à Paris, le 17 décembre 2007.

Mme ILEANA NÚÑEZ MOR­DOCHE (Cuba), s’exprimant au nom du Mou­vement des non-​​alignés, a appelé les États Membres à redoubler d’efforts pour mettre un terme à l’injustice dont est victime le peuple pales­tinien, en faisant les efforts néces­saires pour résoudre la question de la Palestine dans tous ses aspects. Le Mou­vement des non-​​alignés, a-​​t-​​elle dit, exprime sa grave pré­oc­cu­pation face à la dété­rio­ration constante de la situation, notamment en raison d’un recours à la force excessif et indis­criminé de la part d’Israël contre la popu­lation civile pales­ti­nienne. Selon elle, les puni­tions col­lec­tives imposées par Israël consti­tuent une grave vio­lation du droit inter­na­tional huma­ni­taire. Elles violent vir­tuel­lement tous les droits de l’homme du peuple pales­tinien et dévastent les condi­tions socioé­co­no­miques, contri­buant à une crise huma­ni­taire déses­pérée, a-​​t-​​elle dit.

La repré­sen­tante a dénoncé le bou­clage de la bande Gaza par Israël et les obs­tacles aux mou­ve­ments des biens et des per­sonnes. Israël, a-​​t-​​elle pour­suivi, continue aussi d’imposer un réseau humi­liant et dis­cri­mi­na­toire de cen­taines de contrôles en Ter­ri­toire pales­tinien occupé, a-​​t-​​elle ajouté, en sou­li­gnant les dom­mages sérieux subis par l’économie et la société pales­ti­niennes. Le Mou­vement des non-​​alignés condamne l’occupation mili­taire pro­longée des ter­ri­toires pales­ti­niens par Israël depuis 1967, a-​​t-​​elle affirmé. Le Mou­vement se déclare également gra­vement pré­occupé par la pour­suite par Israël des acti­vités illé­gales de colo­ni­sation dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés, même pendant un pro­cessus de paix. Elle a condamné ces mesures et a demandé leur sup­pression immédiate.

La repré­sen­tante a sou­ligné qu’Israël, en tant que puis­sance occu­pante, a d’évidentes res­pon­sa­bi­lités. Elle lui a demandé de cesser ses vio­la­tions et ses infrac­tions du droit inter­na­tional et d’obéir scru­pu­leu­sement au droit inter­na­tional huma­ni­taire. Elle a appelé la com­mu­nauté inter­na­tionale à continuer de fournir une aide d’urgence écono­mique et finan­cière au peuple pales­tinien pendant cette période cri­tique. Elle a aussi appelé le Conseil de sécurité à assumer ses res­pon­sa­bi­lités et à prendre les mesures néces­saires pour faire res­pecter ses propres résolutions.

M. DEVENDRA DWIVEDI (Inde) a déclaré que les espoirs sus­cités lors de la Confé­rence d’Annapolis ne se sont tou­jours pas concré­tisés. Il a notamment évoqué la pour­suite de la colo­ni­sation en Cis­jor­danie, la construction du mur de sépa­ration et la division des ter­ri­toires pales­ti­niens. Il a également mis l’accent sur le blocus imposé à la bande de Gaza qui n’a contribué, selon lui, qu’à aggraver la situation huma­ni­taire. M. Dwivedi s’est dit gra­vement troublé par l’annonce, la semaine der­nière, de la sus­pension de tous les convois d’aide huma­ni­taire à des­ti­nation de Gaza. Nous demandons la levée de ce blocus afin de per­mettre la reprise de l’approvisionnement en com­mo­dités essen­tielles, a-​​t-​​il déclaré. Le repré­sentant de l’Inde s’est également dit pré­occupé par l’augmentation du nombre d’incidents vio­lents per­pétrés par des colons juifs. Il faut mettre un terme à la vio­lence afin de per­mettre la reprise d’un dia­logue sérieux, a-​​t-​​il ajouté.

M. Dwivedi a demandé la levée des bar­rières qui entravent la liberté de mou­vement en Cis­jor­danie ainsi que la levée du blocus imposé à Gaza. Un État pales­tinien sou­verain, viable et indé­pendant ne pourra voir le jour dans les condi­tions actuelles. Il a engagé le Quatuor pour le Moyen-​​Orient à redoubler d’efforts pour faire avancer le pro­cessus de façon à obtenir les résultats voulus, et a signalé que sa délé­gation appuie les solu­tions poli­tiques apportées par la Feuille de route et par l’Initiative de paix arabe. M. Dwivedi a par ailleurs expliqué que l’Inde avait versé, entre autres, une aide bud­gé­taire de 10 mil­lions de dollars à l’Autorité pales­ti­nienne. Avant de conclure, le repré­sentant a engagé les parties et la com­mu­nauté inter­na­tionale à redoubler d’efforts pour résoudre la question de la Palestine au cours de l’année à venir.

M. HOANG CHI TRUNG (Viet Nam) a salué l’engagement continu des Israé­liens et des Pales­ti­niens en faveur des négo­cia­tions sur le statut final lancées dans le cadre du pro­cessus d’Annapolis, ainsi que le soutien vigoureux démontré lors des Confé­rences inter­na­tio­nales de Paris, de Bethléem, de Londres et de Berlin en faveur de la création d’un État pales­tinien. Il a également estimé encou­ra­geantes les mesures prises par l’Autorité pales­ti­nienne pour res­taurer l’unité nationale, garantir l’état de droit et pro­mouvoir le déve­lop­pement socioé­co­no­mique dans les ter­ri­toires. Tou­tefois, ces progrès timides ne doivent pas occulter le fait que plus de 60 ans après l’adoption de la réso­lution 181, et plus de 40 ans après celle de la réso­lution 242 du Conseil de sécurité, la paix au Moyen-​​Orient n’est tou­jours pas réa­lisée, a-​​t-​​il dit.

Le repré­sentant a exprimé sa pré­oc­cu­pation devant les incur­sions mili­taires d’Israël en Cis­jor­danie, l’expansion de ses colonies de peu­plement en ter­ri­toire pales­tinien, la pour­suite de la construction du mur de sépa­ration, la fer­meture de points de passage et les limi­ta­tions imposées à la liberté de cir­cu­lation et la détention pro­longée de mil­liers de pri­son­niers pales­ti­niens, toutes mesures aux­quelles il faut mettre un terme afin de faci­liter les négo­cia­tions en cours, a déclaré le repré­sentant. Il a briè­vement évoqué les situa­tions au Liban, pays dont il a encouragé les parties à cultiver la plus grande retenue et à s’engager dans le pro­cessus de récon­ci­liation nationale, de recons­truction socioé­co­no­mique et d’intégration régionale et inter­na­tionale. Il a, en conclusion, soutenu la mise en œuvre inté­grale de la réso­lution 1701.

M. MAGED ABDE­LAZIZ (Égypte) a rappelé que, malgré la tenue de la Confé­rence d’Annapolis pour relancer le pro­cessus de paix pour le Moyen-​​Orient et les nou­veaux espoirs sus­cités pour atteindre le but d’établir un État pales­tinien viable avant la fin de 2008, ces objectifs n’ont pas été réa­lisés. Selon lui, les négo­cia­tions n’ont pas accompli de progrès notables, alors que les condi­tions huma­ni­taires de la popu­lation civile en Cis­jor­danie et sur la bande de Gaza ont continué de se dété­riorer. Israël, la puis­sance occu­pante, n’a pas cessé ses pra­tiques illé­gales dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés, a-​​t-​​il dénoncé, comme la punition col­lective imposée contre la popu­lation de la bande de Gaza.

Le repré­sentant égyptien a sou­ligné que la mise en œuvre de la Feuille de route et des memo­randa d’Annapolis a besoin de l’intensification des efforts inter­na­tionaux pour garantir qu’un accord soit trouvé sur les ques­tions clefs du statut final. Le succès du pro­cessus de paix exige un effort rapide de la com­mu­nauté inter­na­tionale pour rec­tifier la situation actuelle illégale dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés, confor­mément à la Feuille de route et aux règles du droit inter­na­tional, y compris la fin immé­diate des acti­vités de colo­ni­sation, l’élimination des obs­tacles imposés à la liberté d’accès et de mou­vement, la réou­verture des ins­ti­tu­tions pales­ti­niennes à Jérusalem-​​Est, la libé­ration des pri­son­niers pales­ti­niens et des fonc­tion­naires, la livraison de car­burant à Gaza, la réou­verture des fron­tières pour per­mettre la recon­nexion des Pales­ti­niens et la fin de la crise à Gaza. À cet égard, a-​​t-​​il dit, l’Égypte continue de sou­tenir les efforts qui visent à res­taurer les droits inalié­nables des Pales­ti­niens et à réa­liser leur aspi­ration légitime d’établir un État indé­pendant viable sur la base d’une solution à deux États, côte à côte.

M. BASHAR JAAFARI (Répu­blique arabe syrienne) a déclaré que le cal­vaire du peuple pales­tinien se poursuit au mépris de la légi­timité inter­na­tionale, du droit et des droits de l’homme. Le peuple pales­tinien doit retrouver ses droits légi­times, y compris le droit au retour des refugiés, a-​​t-​​il déclaré. Il a signalé que malgré l’adoption, par le Conseil de sécurité, de cen­taines de réso­lu­tions, le peuple pales­tinien continue d’être victime d’une poli­tique de meurtre et d’occupation. Le repré­sentant a condamné le non-​​respect, par Israël, du droit inter­na­tional, et a estimé qu’il est impé­rieux que les Nations Unies trouvent une solution juste au pro­blème. Il a notamment estimé que l’Organisation devait porter la res­pon­sa­bilité de la non-​​application de la réso­lution 194 du Conseil de sécurité. Voilà l’échec le plus fla­grant de l’Organisation, a-​​t-​​il lancé.

Nous nous réunissons alors que le monde entier voit le peuple pales­tinien soumis à une des­truction sans pré­cédent dans l’histoire de l’humanité, a enchainé M. Ja’afari. Israël continue sa poli­tique de punition col­lective et de des­truction, faisant de Gaza la plus grande prison à ciel ouvert du monde, a-​​t-​​il dit. Le repré­sentant a également évoqué la construction du mur de sépa­ration, la confis­cation des terres ainsi que l’emprisonnent de per­son­nages poli­tiques démo­cra­ti­quement élus. La puis­sance occu­pante continue de détenir des fonc­tion­naires de l’UNRWA et empêche la cir­cu­lation des véhi­cules de l’ONU en dépit du pri­vilège d’immunité dont ils béné­fi­cient, a également signalé le repré­sentant de la Syrie.

Selon lui, la plupart des pays du monde et les Nations Unies ont pris position pour exiger la ces­sation de ces acti­vités qui ne font qu’exacerber les ten­sions dans la région. Il a plaidé pour la création d’un État pales­tinien indé­pendant et a estimé qu’une paix juste et durable ne verra le jour que si Israël met en œuvre les réso­lu­tions 242 et 338 du Conseil de sécurité, ainsi que la réso­lution de 1981 sur le Golan occupé. Il a également évoqué la revi­ta­li­sation lancée en 1991 à la Confé­rence de Madrid, pour ensuite se féli­citer de l’Initiative de paix arabe.

M. HABIB MANSOUR (Tunisie) a réaf­firmé la pré­oc­cu­pation de son pays devant les pra­tiques israé­liennes dans les ter­ri­toires occupés. En effet, des cen­taines de mil­liers de Pales­ti­niens vivent des heures sombres en raison du blocus imposé par Israël et qui est à l’origine d’une grave situation huma­ni­taire, a-​​t-​​il dit. La Tunisie s’est tou­jours faite le champion du peuple pales­tinien, a rappelé son repré­sentant, réitérant les prin­cipes constants de la poli­tique tuni­sienne à l’égard de la cause pales­ti­nienne. La res­pon­sa­bilité de trouver une solution juste et durable incombe cependant à la com­mu­nauté inter­na­tionale dans son ensemble, a sou­ligné la délé­gation. Dans ce contexte, le repré­sentant s’est félicité des efforts déployés par l’UNRWA, ainsi que par le Comité pour l’exercice des droits inalié­nables du peuple pales­tinien. Il est abso­lument indis­pen­sable de trouver une solution juste, globale et durable à cette situation, a affirmé en conclusion le repré­sentant, qui a appelé le Quatuor à faci­liter les négo­cia­tions israélo-​​palestiniennes.

M. OMAR ALI SALEHAL-​​OYAIDI (Arabie saoudite) a sou­ligné que la question de la Palestine exige la coopé­ration entre tous les États et que les Nations Unies doivent jouer leur rôle pour garantir la légi­timité inter­na­tionale et pour résoudre tous les pro­blèmes. Nous espérons pouvoir mettre fin à l’occupation injuste par Israël des ter­ri­toires pales­ti­niens et d’autres terres arabes, a-​​t-​​il ajouté, en sou­li­gnant qu’Israël n’a appliqué aucune des res­pon­sa­bi­lités qui lui incombent. Il a dénoncé la construction d’un mur raciste, la confis­cation de terres et la démo­lition de maisons, ainsi que la vio­lence et le ter­ro­risme commis par les colons israé­liens. Selon lui, les pra­tiques actuelles d’Israël ont pour objectif de faire suc­comber les Pales­ti­niens au désespoir. Il est néces­saire qu’Israël se retire des ter­ri­toires pales­ti­niens occupés depuis 1967, a-​​t-​​il ajouté, tout en plaidant pour le retour des réfugiés et l’octroi de répa­ra­tions à ceux qui ne sou­hai­te­raient pas rentrer. Il a aussi demandé à Israël de se retirer du Golan syrien. Le repré­sentant saoudien a sou­ligné que tous les États arabes ont signé leur enga­gement pour une paix durable, mais attendent tou­jours l’engagement du sérieux de la part d’Israël qui doit mettre fin à son occu­pation et à la colo­ni­sation, qui ne font que vider les négo­cia­tions de tout leur sens.