Le général Yoav Galant, nouveau chef de l’armée israélienne

RFI, lundi 6 septembre 2010

C’est une nomi­nation en forme de signal à l’intention du Hamas pales­tinien, mais aussi des autres adver­saires d’Israël, de l’Iran à la Syrie en passant par le Hez­bollah libanais.

Le nouveau chef d’état-major de l’armée israé­lienne a été nommé dimanche 5 sep­tembre pour une prise de fonction en février 2011. C’est le général Yoav Galant, 51 ans, le stratège et le chef de l’offensive israé­lienne Plomb durci de fin 2008-​​début 2009 contre le ter­ri­toire pales­tinien de Gaza, où règnent les isla­mistes du Hamas.

C’est une nomi­nation en forme de signal à l’intention du Hamas pales­tinien, mais aussi des autres adver­saires d’Israël, de l’Iran à la Syrie en passant par le Hez­bollah libanais.

En effet, c’était expli­ci­tement pour régler une fois pour toute la question du Hamas, que le général avait monté l’opération Plomb durci fin 2008. Comme il l’a dit et répété lui même, les lancers de roquettes pales­ti­niennes étaient une occasion his­to­rique à ne pas laisser passer.

Et son offensive mili­taire contre Gaza a effec­ti­vement été sans quar­tiers, puisque l’armée israé­lienne a même fait usage de phos­phore tandis que ses troupes étaient invitées à ne prendre aucun risque. 13 soldats israé­liens seulement sont alors tombés au combat. En revanche quelque 1 400 Pales­ti­niens parmi les­quels une majorité de civils ont été tués pendant les 22 jours de cam­pagne du général.

Cela a valu à Israël des accu­sa­tions de crimes de guerre de la part de l’ONU. Traité de « boucher de Gaza » dans le monde arabe, le général Galant est salué, en revanche, comme un chef cou­rageux et tenace en Israël. Un loup soli­taire sans coterie qui a gagné ses galons de général en 2002 comme secré­taire mili­taire de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon. A ce titre, il avait supervisé le retrait israélien de la Bande de Gaza en 2005.