L’Inde avance sur la pointe des pieds au nouveau Moyen-​​Orient

M K Bhadrakumar, mardi 24 juin 2008

L’Inde peut-​​elle, avec sa popu­lation musulmane impor­tante qui entre­tient des liens culturels pro­fonds avec la région, se per­mettre de rester sur la touche dans la bataille des idées poli­tiques au Moyen-​​orient ?

Cette semaine, le Moyen-​​Orient a fait un grand bond en avant pour entrer dans l’ère de l’après George W. Bush. Le spec­ta­cu­laire chan­gement de regard d’Israël sur les forces de l’Islam poli­tique le résume. "Aujourd’hui, nous avons des négo­cia­tions de paix concur­rentes, à la fois avec les Syriens et les Pales­ti­niens, et il n’y a aucune raison logique qu’il n’y ait pas de pour­parlers avec les Libanais", a déclaré mer­credi à Jéru­salem Mark Regev, le porte-​​parole du Premier ministre israélien Ehoud Olmert.

L’annonce israé­lienne faisant allusion à la paix avec le Hez­bollah a suivi de quelques heures l’accord pour une trêve décisive avec le Hamas à Gaza. De leurs côtés, les poli­ti­ciens israé­liens et libanais ont confirmé qu’un accord était en cours entre Israël et le Hez­bollah concernant l’échange de pri­son­niers. Cet accord, négocié par l’Allemagne, pourrait être annoncé la semaine prochaine.

Les changements dans la composition régionale

Les cyniques pour­raient sou­tenir qu’Olmert est en train de détourner l’attention sur les scan­dales de cor­ruption qui menacent de le chasser du pouvoir. C’est vrai, les poli­ti­ciens ingé­nieux ont recours à de telles tac­tiques. Les réa­listes purs et durs pour­raient dire que l’opinion publique israé­lienne milite contre l’abandon du Plateau du Golan et que la trêve de Gaza est trop fragile pour durer. C’est vrai, il n’y a aucune indi­cation qu’Israël se sente suf­fi­samment fort pour faire la paix avec la Syrie ou que le Hamas a "changé de peau", pour reprendre les mots d’Olmert.

De la même manière, la pro­po­sition d’Israël de pour­parlers de paix avec le Liban signifie un revi­rement par rapport à ses bruyants appels à isoler la Syrie, le Hamas et le Hez­bollah, plutôt qu’à dis­cuter avec eux. Au minimum, Israël reconnaît que la stra­tégie d’isoler le Hamas n’a pas marché. L’accord passé avec Israël élève le statut du Hamas dans la région.

Très cer­tai­nement, un des fac­teurs qui a contribué à cette nou­velle réflexion israé­lienne est l’influence décli­nante de l’administration Bush au Moyen-​​Orient. Regev a men­tionné un "chan­gement de constel­lation" au Moyen-​​Orient. Le Washington Post a fait un reportage sur la pro­ba­bilité qu’Olmert ren­contre en juillet le Pré­sident syrien Bashar al-​​Assad, lors d’une confé­rence en France [1], "un chan­gement de cap qui affai­blirait pro­ba­blement un peu plus les efforts des Etats-​​Unis pour isoler la Syrie".

Ce "chan­gement de constel­lation" se rap­porte aussi à la réalité sur le terrain, selon laquelle Bush se retrouve face à une impasse sur la question nucléaire de l’Iran. Bush se retrouve face au choix d’opter pour une diplo­matie coer­citive, de nature à obtenir le soutien pour une pression inter­na­tionale accrue contre l’Iran, ou de laisser les pro­blèmes à son suc­cesseur à la Maison Blanche, en janvier. Même un ardent sup­porter d’Israël comme John Bolton, l’ancien envoyé des Etats-​​Unis à l’ONU, est forcé d’admettre qu’une frappe mili­taire amé­ri­caine contre l’Iran n’est conce­vable que pendant la période post-​​électorale entre novembre et janvier, mais qu’elle est aussi risquée.

Quant à Israël, il ne pourra pas attaquer l’Iran et ne le fera pas sans un soutien total amé­ricain, qui, étant donné l’environnement inté­rieur aux Etats-​​Unis et la faible cré­di­bilité de Bush dans la région, est impro­bable. La consé­quence, ainsi que le résume le magazine Time, est qu’ "Israël ne peut qu’attendre en haletant et espérer que de nou­velles sanc­tions feront l’affaire".

Pendant ce temps, le comité de poli­tique étrangère constitué par le can­didat démo­crate à la pré­si­den­tielle, Barack Obama, com­prend les anciens secré­taires d’Etat, Warren Chris­topher et Made­leine Albright, qui se sont fait entendre pour engager les dis­cus­sions avec l’Iran.[1] Mer­credi dernier, alors qu’il s’exprimait devant ce comité, Obama a dessiné les contours d’une poli­tique étrangère "prag­ma­tique" contrastant avec ce qu’il a dépeint comme "l’idéologie rigide" de l’administration Bush.

En résumé, un nouveau Moyen-​​Orient lutte pour éclore. Et c’est para­doxa­lement un héritage de l’ère Bush. Sauf que ce nouveau Moyen-​​Orient se trouve être très dif­férent de ce que le pré­sident des Etats-​​Unis avait en tête ! Israël, bien sûr, n’est pas seul à assumer le "chan­gement de constel­lation" au Moyen-​​Orient. Des pays comme l’Inde sont aussi appelés à se réajuster rapidement.

L’Inde renoue avec la Syrie

L’Inde a tendu le bras à son amie dans le monde arabe, perdue depuis long­temps, la Syrie. Assad est en visite en Inde pour cinq jours. Les brie­fings de presse indiens ont dit que la visite d’Assad "consolide un peu plus les rela­tions excel­lentes" entre les deux pays, mais qu’elle a tracé une ligne pru­dente qui n’offense pas les Etats-​​Unis ou Israël.

Sur le pro­blème israélo-​​arabe, le briefing indien a déclaré : "Le besoin de pro­gresser dans les diverses pistes du pro­cessus de paix, la mise en appli­cation précoce des diverses réso­lu­tions de l’Onu et le besoin d’une plus grande impli­cation de tous les par­ti­ci­pants régionaux et inter­na­tionaux impor­tants a été dis­cutée. A cet égard, faisant remarquer les déve­lop­pe­ments récents, les deux camps se sont mis d’accord pour continuer à se consulter étroi­tement sur les pro­chaines étapes du pro­cessus de paix".

L’objectif diplo­ma­tique de la visite d’Assad, du point de vue de Delhi, est de raviver les liens de l’Inde avec toutes les parties au Moyen-​​Orient et de garder les options ouvertes, à une époque de chan­gement. Se pose la nécessité que l’Inde équi­libre les liens solides qu’elle entre­tient avec Israël. La ministre syrienne des expa­triés, Bou­thaina Shaaban, qui est membre de l’entourage d’Assad et qui s’exprime bien, a déclaré à Delhi que la Syrie espérait que les liens entre l’Inde et Israël qui se res­serrent ne se fassent pas aux dépens des liens indiens his­to­riques avec le monde arabe. Bou­thaina a dit osten­si­blement : "Le monde arabe a tou­jours considéré l’Inde comme un pays qui recherche la paix et la dignité … Nous sommes confiants dans le fait que l’Inde sera du côté de la justice et qu’elle la sou­tiendra. Elle ne peut pas être du côté de l’occupation, elle ne peut pas être du côté du génocide. C’est ce qui est arrivé au monde arabe … Nous pensons que l’Inde se tiendra aux côtés des Arabes".

En effet, Delhi doit opérer quelques équi­li­brages délicats. Les liens de l’Inde avec Israël ont été extrê­mement pro­ductifs, en par­ti­culier la coopé­ration bila­térale en matière de sécurité et les liens entre leurs armées. Les rela­tions avec la Syrie paraissent ané­miques en com­pa­raison. Durant la visite d’Assad, deux accords ont été signés rela­ti­vement à la pro­tection des inves­tis­se­ments, la pré­vention de la double-​​taxation et un pro­tocole d’accord de coopé­ration agricole.

Mais en même temps, l’Inde réalise que la poli­tique des Etats-​​Unis, consistant à isoler la Syrie, n’a pas marché, et un nouveau pré­sident à Washington pourrait chercher à changer cette poli­tique. Avec l’Irak qui est en pleine pagaille, le poids de la Syrie dans le monde arabe s’accroît. Delhi a décidé qu’il est prudent de renouer avec Damas. En effet, ces der­nières années, leurs rela­tions ont tra­versé une passe d’indifférence, lorsque la poli­tique régionale de l’Inde au Moyen-​​Orient s’est concentrée à construire rapi­dement une coopé­ration en matière de sécurité avec Israël et à s’harmoniser avec la stra­tégie régionale de Washington.

L’ouverture de l’Inde vers l’Iran

Une nou­velle réflexion simi­laire vis-​​à-​​vis de l’Iran est aussi visible. Delhi s’est désengagé des posi­tions au vitriol de Bush sur l’Iran et a sou­ligné que le moyen le plus efficace pour résoudre le pro­blème de l’Iran est de faire en sorte que ce soit l’AIEA (Agence Inter­na­tionale à l’Energie Ato­mique) qui s’en occupe, "sans l’accompagnement d’une caco­phonie de récri­mi­na­tions et de menaces de vio­lence", pour citer le ministre indien des affaires étran­gères, Pranab Mukherjee. Il est clair que l’Inde visualise que l’ouverture de dis­cus­sions entre les Etats-​​Unis et l’Iran n’est qu’une question de temps. Elle réor­ganise donc sa propre poli­tique, qui a été ravagée ces der­nières années lorsque Delhi, sous la pression des Etats-​​Unis, a voté deux fois contre l’Iran à l’AIEA sur son pro­gramme nucléaire.

Mais l’Iran est un client bien plus dur que la Syrie. Par consé­quent, Mukherjee lui a réservé quelques mots gentils, dans un dis­cours poli­tique majeur qu’il a pro­noncé au Centre Emirati pour la Recherche et les Etudes Stra­té­giques, le mois dernier à Dubaï. Il a dépeint l’Iran comme un "acteur important dans les affaires régio­nales et mondiales".

Mukherjee a expliqué : "Je pense qu’il est important de dis­cuter avec l’Iran. Un tel enga­gement peut jouer un rôle efficace pour pro­mouvoir la paix et la sta­bilité en Asie Occi­dentale, en par­ti­culier en Irak et en Palestine, mais aussi en Syrie et au Liban, tout en sou­tenant l’effort régional et mondial pour com­battre l’extrémisme et le ter­ro­risme. A cet égard, je dois men­tionner que l’Iran joue un rôle important en Afgha­nistan. L’effort inter­na­tional qui est en cours là-​​bas béné­fi­cierait aussi d’un plus grand enga­gement avec l’Iran".

Il a parlé avec effusion. Ce dis­cours a suivi la brève étape que le pré­sident iranien Mahmoud Ahma­di­nejad a faite à Delhi en avril. Il est prévu que Mukherjee se rendra en Iran en juillet, la deuxième fois en six mois. La vaste portée de cette fièvre d’activités est des­tinée à posi­tionner Delhi comme un acteur en Asie Occi­dentale, qu’il considère comme "faisant partie de son voi­sinage étendu" et où, ainsi que Mukherjee l’a exprimé dans son dis­cours d’Abu-Dhabi, "Il nous faut regarder col­lec­ti­vement les défis régionaux communs - poli­tiques, écono­miques et sociaux - aux­quels nous sommes confrontés, dis­cuter de ces ques­tions et trouver ensemble des solutions".

Bref, Delhi envisage un système de sécurité col­lectif pour la région, dans lequel l’Inde "étend son influence de soutien et de coopé­ration vers les pays du Golfe [Per­sique] et enjoint ceux-​​ci à établir des par­te­na­riats écla­tants avec [l’Inde]".

L’impulsion der­rière une réflexion aussi avancée pro­vient aussi d’un facteur sous-​​entendu : le profil croissant de la Chine au Moyen-​​Orient.

Inquiétudes concernant la Chine

La Chine importe actuel­lement 40 à 50% du pétrole qu’elle consomme, dont environ 60% pro­vient du Moyen-​​orient. On s’attend à ce que sa dépen­dance atteigne 70% d’ici à 2015. "Par consé­quent", ainsi que l’a écrit récemment le Pro­fesseur Weiming Zhao de l’Institut des Etudes Moyen-​​Orientales de l’Université des Etudes Inter­na­tio­nales de Shanghai, "la Chine a un intérêt consi­dé­rable au Moyen-​​Orient et tout chan­gement dans la situation là-​​bas affectera la sécurité éner­gé­tique de la Chine. Il est tout naturel que les fac­teurs éner­gé­tiques jouent un rôle dans la poli­tique chi­noise vis-​​à-​​vis du Moyen-​​orient. Bien que l’opposition de la Chine à la guerre en Irak et à l’utilisation de la force pour résoudre la question nucléaire ira­nienne soit purement basée que des consi­dé­ra­tions de sécurité éner­gé­tiques, elle est un facteur-​​clé. En un mot, la diplo­matie de l’énergie constitue une partie impor­tante de la diplo­matie chinoise".

Weiming conclut : "Par consé­quent, la position de base de la diplo­matie chi­noise conti­nuera pour long­temps à prêter plus d’attention au déve­lop­pement de la situation au Moyen-​​orient, à être plus concernée par les affaires du Moyen-​​Orient et à établir des rela­tions plus étroites avec les pays du Moyen-​​Orient".

Delhi apprend à gérer l’influence crois­sante de la Chine au Moyen-​​Orient. Le ministre indien du pétrole est actuel­lement en visite en Arabie Saoudite. Mukherjee s’est rendu à Riyad en avril. Une visite du Premier ministre indien, Man­mohan Singh, en Arabie Saoudite, est prévue. L’Arabie Saoudite, prin­cipal four­nisseur de pétrole de l’Inde, a l’intention de doubler ses expor­ta­tions de pétrole vers la Chine en 2008. D’ici 2010, on s’attend à ce les expor­ta­tions saou­diennes vers la Chine atteignent 1 million de baril par jour, ce qui pla­cerait la Chine comme des­ti­nation pétro­lière numéro un de Riyad. Une fois encore, la Chine a un accord avec l’Iran pour acheter 250 mil­lions de tonnes de gaz naturel liquéfié sur une période de 30 ans et pour déve­lopper le champ pétrolier de Yada­varan, dont la pro­duction poten­tielle est estimée à 150.000 barils par jour sur une période de 25 ans.

La Chine prend aussi bien soin de déve­lopper sa coopé­ration éner­gé­tique avec les Etats-​​Unis. Le qua­trième volet du Dia­logue Eco­no­mique Stra­té­gique Sino-​​Américain s’est tenu aux Etats-​​Unis cette semaine. Il s’est concentré sur le fait que les deux pays prennent des "res­pon­sa­bi­lités par­tagées" sur les ques­tions éner­gé­tiques, sur la base du déve­lop­pement "d’un grand nombre de points d’intérêts de conver­gence", de l’exploration "de pers­pec­tives de coopé­ration large avec de grandes com­plé­men­ta­rités mutuelles" et de l’exploitation des "énormes oppor­tu­nités d’affaires impli­quées" - pour citer le com­men­taire paru dans le Quo­tidien du Peuple.

Ce com­men­taire faisait remarquer que dans le secteur de l’énergie, "La Chine et les Etats-​​Unis ne sont pas seulement les action­naires l’un de l’autre, mais des par­te­naires de construction … les Etats-​​Unis sont à présent la nation impliquée dans les ques­tions les plus coopé­ra­tives de l’industrie pétro­lière chi­noise. " Les efforts per­sé­vé­rants et sans relâche entrepris par les deux parties ont permis à une coopé­ration de la sorte à s’imprégner d’une impor­tance mon­diale crois­sante … En tra­vaillant la main dans la main, la Chine et les Etats-​​Unis sont appelés non seulement à avoir des intérêts communs, mais à porter des res­pon­sa­bi­lités partagées".

De la même façon, l’Inde évalue la Chine en tant que des­ti­nation rivale des inves­tis­se­ments des fonds sou­ve­rains (SWF) des économies pétro­lières du Golfe Per­sique. La valeur cumulée des SWF au Moyen-​​Orient est estimée actuel­lement aux alen­tours de 1.500 mil­liards de dollars et l’on s’attend à ce qu’ils triplent ou qua­druplent dans les cinq à dix ans à venir, si le prix du pétrole reste à son niveau élevé actuel.

A part les marchés étrangers, ces fonds inves­tissent direc­tement dans l’aide au déve­lop­pement du marché local. Selon les experts, 1.900 mil­liards de dollars d’investissements sont soit en cours soit annoncés pour les sept pro­chaines années dans les pays pro­duc­teurs de gaz et de pétrole du CCG [Conseil de Coopé­ration du Golfe]. Le CCG regroupe l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats Arabes Unis, Bahreïn, Omar et le Qatar.

Mukherjee a fait remarquer dans son dis­cours d’Abu-Dhabi que l’Inde se considère comme un "par­te­naire important" pour ce fonds, en tant que des­ti­nation d’investissement, en plus de chercher à prendre part au déve­lop­pement du secteur des ser­vices dans les pays du CCG, "en tant que contrac­tants, sous-​​contractants et contri­bu­teurs en res­sources humaines".

L’Inde doit prendre la mesure de l’Islamisme

Mais l’approche de l’Inde vis-​​à-​​vis du Moyen-​​orient doit prendre de front une dimension idéo­lo­gique. Contrai­rement à la Chine, l’Inde peut-​​elle, avec sa popu­lation musulmane impor­tante qui entre­tient des liens culturels pro­fonds avec la région, se per­mettre de rester sur la touche dans la bataille des idées poli­tiques au Moyen-​​orient ?

L’Irak s’est trans­formé en gou­ver­nement reli­gieux. Plu­sieurs lignées de mili­tan­tisme isla­miste sont apparues dans la région, mais la per­ception des Indiens se focalise étroi­tement sur sa mani­fes­tation mar­ginale, al-​​Qaïda. Le mou­vement isla­miste sunnite dominant est celui des Frères Musulmans et ses groupes affiliés, comme le Hamas, qui sont essen­tiel­lement des mou­ve­ments non-​​violents avec une pré­sence poli­tique quasi-​​légale voulant faire partie de la vie démocratique.

Les Isla­mistes du courant dominant sont le fer de lance de mou­ve­ments de masses qui ne dis­pa­raî­tront pas. Ils sont là pour se main­tenir dans le paysage poli­tique du "voi­sinage étendu" de l’Inde. Le Hamas et le Hez­bollah ont démontré, si on leur en donne l’occasion, qu’ils sont capables de faire des choix poli­tiques prag­ma­tiques. Israël est bien plus avancé que l’Inde pour prendre la mesurer de l’Islamisme. Avec la pos­si­bilité indé­niable d’une pré­si­dence Obama à Washington, l’Inde doit se dépêcher de se rap­procher du Moyen-​​Orient "sur la pointe des pieds". Pour parler crûment, il y a beaucoup de retard à rattraper.

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[1] Notes : _​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​_​​

[1] La Confé­rence sur la Médi­ter­ranée, qui aura lieu de 13 juillet pro­chain à Paris, où tous les chefs d’Etat et de gou­ver­ne­ments de la Médi­ter­ranée sont invités (Kadhafi a décliné l’invitation).

[2] L’Iran tor­pille les projets amé­ri­cains pour le pétrole irakien, par M K Bha­dra­kumar (AtoL, 8 avril 2008).

LIRE AUSSI :

L’Iran stimulé tisse plus de rela­tions, par M K Bha­dra­kumar (AToL, 6 mai 2008).

L’Iran veut jouer dans la cours des grands, par Kavieh Afra­siabi (AtoL, 2 mai 2008).

Les Etats-​​​​Unis déplacent leur poids diplo­ma­tique pour refléter le nouvel ordre mondial, par Larry Elliott (The Guardian, 1er mars 2006).

Les sabo­teurs du traité, par George Monbiot (The Guardian, 2 août 2005).