Justice en Palestine

FSU, mercredi 10 février 2010

Motion du Congrès de la FSU qui s’est tenu la semaine der­nière (15 février) à Lille.

IV-3.2.4.1. Les pales­ti­niens ont subi en janvier 2009 des attaques inad­mis­sibles de l’armée israé­lienne sur le ter­ri­toire de Gaza. Des mil­liers de civils ont été massacrés.

Depuis 2003 la bande de Gaza subit un blocus insup­por­table qui remet en question les droits à se loger, se nourrir, aller à l’école, tra­vailler se soigner.

La FSU rap­pelle son atta­chement au réta­blis­sement de la paix et de la négo­ciation ce qui passe par le droit des peuples pales­tinien et israélien à vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de fron­tière sûre et reconnue.

Cela implique le respect du droit inter­na­tional et des droits des peuples à l’autodétermination,à l’indépendance, à la liberté et à la justice tout par­ti­cu­liè­rement pour le peuple pales­tinien qui subit depuis trop long­temps, la dépos­session, l’occupation, la colo­ni­sation, le blocus de Gaza. La paix passera par la fin de l’occupation, le déman­tè­lement des colonies, la libé­ration de tous les prisonnier-​​es pales­ti­niens et le doit au retour des réfugié-​​es.

Des négo­cia­tions doivent s’ouvrir sur la base d’une totale égalité des droits entre les deux peuples.

La FSU demande que cessent en Cis­jor­danie et à Gaza les actions mili­taires et le blocus de fait qu’impose le gou­ver­nement israélien. Elle demande que toutes les colonies de Cis­jor­danie soient déman­telées, les ter­ri­toires occupés évacués et que le mur d’annexion soit détruit.

Le conflit israélo-​​palestinien n’est pas un conflit reli­gieux, c’est un conflit poli­tique, colonial, ter­ri­torial, c’est donc une réponse poli­tique qui doit être donnée. La paix ne peut venir sans justice , c’est pourquoi la FSU s’associe aux demandes de pour­suites pénales et aux demandes d’indemnisations des vic­times par l’État d’Israël res­pon­sable des dégâts commis notamment lors de la guerre contre Gaza et aux demandes d’aide de la com­mu­nauté internationale.

IV-3.2.4.2. S’appuyant sur les réso­lu­tions de l’ONU et le rapport Gold­stone qui sou­ligne les crimes commis, la FSU demande à la France et à l’Union euro­péenne d’utiliser les moyens de pression à leur dis­po­sition pour qu’Israël res­pecte le droit international.

L’UE peut imposer à Israël, y compris par les sanc­tions néces­saires le respect des réso­lu­tions des Nations Unies pour l’établissement d’une paix juste et durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens. C’est pourquoi la FSU comme de nom­breuses orga­ni­sa­tions à travers le monde, sou­tient la demande de la société civile et poli­tique pales­ti­nienne pour que des sanc­tions soient appli­quées à Israël, dans le cadre de l’initiative non-​​violente « Boycott, Dés­in­ves­tis­sement, Sanc­tions », jusqu’à ce qu’il res­pecte le droit inter­na­tional et les prin­cipes uni­versels des droits de l’Homme.

Dans ce contexte, la FSU dénonce le rehaus­sement des accords écono­miques de l’UE avec l’Etat d’Israël. Elle condamne la volonté 1de construction à Sète du ter­minal AGREXCO par lequel le gou­ver­nement d’Israël veut faire passer des pro­duits d’exportation vers l’Europe, pro­duits cultivés en ter­ri­toire occupé pales­tinien. Il est, en outre inac­cep­table qu’un tel projet, bafouant le droit inter­na­tional soit financé par des fonds publics.

La FSU se félicite de la saisie de la cour pénale inter­na­tionale et de la création sym­bo­lique d’un Tri­bunal Russell.

La FSU réaf­firme le droit à la liberté d’expression en France et dénonce l’amalgame nau­séabond entre la condam­nation de la poli­tique menée par le gou­ver­nement d’Israël et l’antisémitisme. Elle sou­tient les mili­tants et les syn­dicats pour­suivis devant les Tri­bunaux par des asso­cia­tions sou­tenant la poli­tique israélienne