Jean-Luc Godard /Elias Sanbar suivi de ici et ailleurs

Mucem - Fort Saint Jean, jeudi 9 mars 2017

Jeudi 9 mars 2017 à partir de 20h30 - Entrée libre dans la limite des places disponibles

Plus qu’une rencontre, les « retrouvailles » de deux grands personnages ayant collaboré plusieurs fois autour de la question de la « représentation » de la Palestine et de la lutte du peuple palestinien : le cinéaste Jean-Luc Godard et l’historien Elias Sanbar.

Suivi de la projection de Ici et ailleurs en entrée libre

De Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville (France, 1974, 53 min)

Ici, une famille de Français moyens devant son poste de télévision. Ailleurs, les combattants palestiniens filmés dans leur vie quotidienne, leur entraînement, leur mort. En 1974, Jean-Luc Godard utilise des images tournées en Jordanie quatre ans auparavant pour en proposer une relecture laissant apparaître une réalité manipulée à plusieurs niveaux.

Jean-Luc Godard est né en 1930 à Paris. Réalisateur, scénariste, producteur et écrivain, il est aussi critique et théoricien du cinéma.

En 1959, son premier long-métrage, À bout de souffle, ouvre la voie de la nouvelle vague. Dans les années 1960, il réalise plusieurs films dont Le Petit Soldat (1960), Le Mépris (1963), Alphaville (1965), Pierrot le fou (1965), La Chinoise (1967)… Dans la foulée de Mai 68, il tente avec Jean-Pierre Gorin de faire un cinéma politique et signe ses films sous le pseudonyme collectif de Groupe Dziga Vertov. En 1970, il part en Palestine pour entreprendre la réalisation d’un film dans le camp d’Amman en Jordanie : intitulé Jusqu’à la victoire, il restera inachevé jusqu’en 1974, quand Godard et Anne-Marie Miéville réutilisent les images et les sons enregistrés dans Ici et ailleurs.

Elias Sanbar est né en 1947 à Haïfa. Il s’engage dès les années 1960 dans le mouvement de résistance palestinienne.

Écrivain, historien, et militant pour la paix, il est l’auteur, entre autres, de Les Palestiniens dans le siècle (Gallimard Découvertes, 1994), Le Bien des absents (Actes Sud, 2001), Les Palestiniens (Hazan, 2004), ou encore La Palestine expliquée à tout le monde (Le Seuil, 2013).

Son parcours est jalonné de rencontres avec d’éminents intellectuels tels Jean-Luc Godard, Gilles Deleuze, ou l’éditeur Jérôme Lindon, qui accueille la Revue d’études palestiniennes en 1981, dont il sera le rédacteur en chef pendant plus de vingt-cinq ans. En traduisant en français l’œuvre magistrale du poète palestinien Mahmoud Darwich (1942-2008) dont il fut l’ami intime, Elias Sanbar apporte une précieuse contribution à la diffusion de la culture arabe dans le monde.

Membre du Conseil national palestinien depuis 1988, membre de la délégation palestinienne aux négociations de paix à Madrid (1991) et à Washington (1992-1993), chef de la délégation pour les réfugiés (de 1993 à 1997), il est, depuis 2006, ambassadeur, délégué permanent de la Palestine auprès de l’UNESCO. Il a mené les batailles de l’admission de la Palestine à l’UNESCO et celle de l’inscription de Bethléem sur la liste du patrimoine mondial.

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