Israël : un risque majeur pour la paix !

mardi 8 juin 2010

Le crime de guerre per­pétré froi­dement par les diri­geants israé­liens contre la paci­fique « Flot­tille de la liberté » a pro­voqué dans l’opinion publique mon­diale une large et ferme condam­nation et une volonté affirmée de mettre un terme à l’impunité dont béné­ficie ce seul Etat sur la planète.

Les capi­tales ont réagi diver­sement mais convergent vers deux idées cen­trales et décisives :

1. Il faut mettre d’urgence en place une Com­mission d’enquête inter­na­tionale indé­pen­dante, sous l’égide de l’ONU, pour faire toute la lumière sur cet acte barbare qui a pro­voqué la mort de 9 per­sonnes et fait plu­sieurs dizaines de vic­times afin de tirer les conclu­sions qui s’imposent ;

2. Il faut lever abso­lument et au plus vite l’insupportable blocus de Gaza qui est illégal et tota­lement inhumain.

Isolés, les diri­geants israé­liens refusent obs­ti­nément ces deux exi­gences légi­times. Ils se cram­ponnent dans une posture de défi insolent de toute la planète qui pro­voque, inclus dans la société israé­lienne, des ten­sions dans la région et la mise en place d’initiatives citoyennes pour les contraindre à entendre raison, c’est-à-dire le droit.

C’est parce qu’aucune action n’est entre­prise par la com­mu­nauté des Etats, à com­mencer par les membres de l’UE, pour contraindre Israël à lever le blocus confor­mément à ce à quoi appelle le droit inter­na­tional que le « Croissant rouge » iranien, à son tour, a décidé d’envoyer plu­sieurs bateaux à Gaza. Et dans le contexte géo­po­li­tique actuel un scé­nario à l’encontre de ces bateaux, tel que celui qui s’est produit contre la « Flot­tille de la liberté » le 31 mai à l’aube, aurait, chacun le com­prend, des consé­quences tra­giques, et ce pour toute la région. Il y a un vrai risque d’escalade.

Il y a donc urgence absolue à affronter la question.

C’est impos­sible que la « com­mu­nauté inter­na­tionale », qui dispose de tous les moyens, n’impose pas, urgemment, la levée du blocus de Gaza. Il en va du sort de 1.500.000 Gazaouis mais aussi de la paix. Pour avoir tou­jours dit que l’épicentre du devenir pla­né­taire était le conflit israélo-​​palestinien, l’AFPS appelle le gou­ver­nement français à se hisser au niveau des enjeux et de ses res­pon­sa­bi­lités actuels. Il l’appelle à prendre des mesures auda­cieuses allant dans ce sens avec ses alliés euro­péens et amé­ri­cains. Le Conseil de sécurité doit prendre les mesures et les imposer pour éviter le pire.

L’AFPS appelle l’opinion publique et les « poli­tiques » français agir en ce sens pour imposer des mesures à la hauteur de la situation. La levée du blocus est la seule voie pos­sible pour éviter le pire : il y a urgence de la réaliser.