Israël confisque à des Palestiniens de la Vallée du Jourdain des tentes du C.I.C.R.

Ma’an News, mercredi 2 décembre 2015

Le personnel de l'Administration Civile (en fait une administration militaire qui n'a de civile que le nom) en train de charger des parties de tentes sur un camion à plateau. Photo d'un bénévole de B'Tselem, 30 novembre 2015.

Bethléem (Ma’an) - Les autorités israéliennes ont confisqué lundi 10 tentes données aux Palestiniens de la Vallée du Jourdain par le Comité International de la Croix rouge, a déclaré l’association israélienne pour les droits de l’homme B’Tselem.

“Ce matin, 30 novembre 2015, les personnels de l’Administration Civile (en fait une administration militaire qui n’a de civile que le nom) et de l’armée sont arrivés à al-Hadidiya au Nord de la Vallée du Jourdain et ont confisqué dix tentes données aux habitants par le CICR et le comité local, après que les autorités israéliennes ont démoli leurs maisons la semaine dernière” a déclaré l’association.

“Les familles sont pour le moment sans abri.”

Quatre des tentes servaient d’habitation à 19 villageois, parmi lesquels six enfants, tandis que six autres tentes supplémentaires étaient mises en réserve dans le cas de futures démolitions.

Mercredi dernier les forces militaires israéliennes ont détruit une route d’accès au village, et détruit des installations d’habitation, de stockage et des enclos pour le bétail, en laissant les familles sans logis.

L’Administration Civile d’Israël avait détruit les habitations des familles en 2011, mais elles avaient été reconstruites depuis.

“Utilisant le prétexte de l’application des lois sur la construction, Israël poursuit une politique destinée à réduire le nombre de Palestiniens vivant dans la Zone C, en leur rendant la vie intolérable à cet endroit” a déclaré B’Tselem.

“Cette politique gouvernementale, qui a été systématiquement mise en oeuvre depuis des années, équivaut au transfert forcé des personnes protégées à l’intérieur du territoire occupé – soit directement en détruisant leurs habitations, soit indirectement en créant des conditions invivables.”

Traduit de l’anglais par Yves Jardin, membre du GT de l’AFPS sur les prisonniers