Israël Livni veut plus de temps pour former un gouvernement

L’Orient le Jour, samedi 18 octobre 2008

Selon des sources proches de Tzipi Livni, la nou­velle diri­geante de Kadima va demander demain au pré­sident Shimon Peres deux semaines sup­plé­men­taires pour former une nou­velle coalition.

Les proches de Tzipi Livni se disent encou­ragés par les récentes négo­cia­tions avec le Shass, le parti du Judaïsme unifié de la Torah et la for­mation de gauche, Meretz, affirme par ailleurs le quo­tidien israélien Jeru­salem Post.

Le nouveau gou­ver­nement israélien devrait être formé au moment de la rentrée par­le­men­taire le 27 octobre ou au plus tard le 3 novembre prochain.

Selon le quo­tidien israélien, le nœud des négo­cia­tions avec le Shass réside dans les fonds qui seront alloués aux familles. Le parti orthodoxe demande que le futur gou­ver­nement fasse un chèque d’un mil­liard de shekels pour les allo­ca­tions fami­liales, ce à quoi s’oppose le ministre des Finances, Ronnie Bar-​​On. « Je m’oppose à toute aide qui n’encourage pas les Israé­liens à tra­vailler », a-​​t-​​il déclaré récemment.

De son côté, le chef du parti Shass, Eli Yishaï, s’est entretenu jeudi dernier avec Tzipi Livni. Il a déclaré avec beaucoup d’optimisme que « les diver­gences d’opinion étaient tou­jours pré­sentes, mais il y a une volonté de les dépasser ». Eli Yishaï a ajouté qu’il était important que le gou­ver­nement se concentre sur les pro­blèmes socio-​​économiques. « Nous voulons que le budget 2009 alloue une grande partie de ses fonds aux aides fami­liales », avait-​​t-​​il déclaré, tou­jours selon Jeru­salem Post. Un porte-​​parole de Kadima a déclaré que la réunion avait été « positive », et que les négo­cia­tions se pour­sui­vraient ce soir avec Haïm Oron et Zehava Gal-​​On, du parti Meretz. Un porte-​​parole du Meretz a annoncé que les négo­cia­tions por­te­raient sur les ques­tions diplo­ma­tiques, socio-​​économiques et légis­la­tives. Zehava Gal-​​On a déclaré jeudi au micro de la radio israé­lienne qu’Oron envi­sa­geait de par­ti­ciper au gou­ver­nement si ses exi­gences sur les ques­tions socio-​​économiques et sur la question du pro­cessus de paix étaient res­pectées. Ce dernier a ajouté que Meretz ne voyait pas l’intérêt de par­ti­ciper à une coa­lition qui n’avait pas l’intention de faire avancer les accords de paix avec les Pales­ti­niens, et notamment sur Jérusalem.

Il a conclu que le maintien de Daniel Friedmann au ministère de la Justice serait un obs­tacle sup­plé­men­taire à la par­ti­ci­pation de Meretz au gouvernement.