Israël : Accord de principe entre Kadima et les tra­vaillistes pour former un gouvernement

L’Orient le Jour, mardi 14 octobre 2008

Le parti Kadima au pouvoir en Israël et les tra­vaillistes ont conclu hier un accord de principe en vue de la for­mation d’un gou­ver­nement de coa­lition dirigé par Tzipi Livni, l’actuelle chef de la diplo­matie, a annoncé la radio publique.

L’accord a été signé au nom du parti cen­triste Kadima par le député Tsahi Hanegbi, et par Efi Oshaya, conseiller du pré­sident du Parti tra­vailliste Ehud Barak, ministre de la Défense, a-​​t-​​elle précisé.

Le Kadima dispose de 29 sièges sur un total de 120 au Par­lement contre 19 pour le Parti tra­vailliste, soit un total de 48 députés. Pour former un gou­ver­nement, Mme Livni doit s’appuyer sur une coa­lition comptant 61 députés au moins. Les deux partis – Kadima et les tra­vaillistes – sont par­venus à cet accord après plu­sieurs semaines de négo­cia­tions, la der­nière session ayant duré plus de 18 heures, selon la radio publique israé­lienne. Il reste quelques points à régler relatifs à des nomi­na­tions de tra­vaillistes dans plu­sieurs ins­tances du pouvoir afin que l’accord soit finalisé, a ajouté la radio. Aucun porte-​​parole des deux for­ma­tions n’était joi­gnable dans l’immédiat pour confirmer ces informations.

Dès ce soir, après la fête juive des Taber­nacles, l’équipe de négo­cia­tions du parti Kadima conti­nuera les négo­cia­tions avec les autres partis poli­tiques sus­cep­tibles de faire leur entrée dans la coa­lition, tou­jours selon la radio publique. La décision du Shass, le parti ultraor­thodoxe sépharade, qui compte 12 députés, sera déter­mi­nante. Selon la presse, la crise finan­cière mon­diale qui touche aussi Israël devrait l’inciter à entrer au gou­ver­nement afin de ne pas appa­raître comme le parti qui met­trait en péril la sta­bilité du pays à un moment crucial.

L’équipe du Kadima a par ailleurs entamé ces der­nières semaines des négo­cia­tions avec le Parti des retraités (3 députés) qui fait partie de l’actuelle coa­lition, et avec le Meretz (à gauche du Parti tra­vailliste, 5 députés) qui n’a pas par­ticipé à un gou­ver­nement depuis juin 2000. Le chef du Likoud, la prin­cipale for­mation d’opposition de droite, Ben­jamin Neta­nyahu, un ancien Premier ministre, a fait savoir à plu­sieurs reprises qu’il refu­serait d’entrer dans un gou­ver­nement d’union nationale et a dit prôner des élec­tions anticipées.