Infos Gaza n°424 - Semaine du 20 au 26 novembre 2008

Palestinian Centre for Human Rights (PCHR), vendredi 28 novembre 2008

Les consé­quences du ren­for­cement du siège imposé sur la bande de Gaza depuis 3 semaines

- La cen­trale élec­trique a cessé toute activité par manque de fioul. Au cours des trois der­nières semaines les Forces d’Occupation Israé­liennes (FOI) n’ont autorisé l’entrée que de 1.721.610 litres de fioul qui ne permet à la cen­trale de fournir de l’électricité que pendant 5 jours.
- La pré­oc­cu­pation pre­mière des 1.500.000 res­sor­tis­sants de la bande de Gaza est d’avoir accès aux denrées de base : la nour­riture, les médi­ca­ments, l’eau et l’électricité.
- La majorité de la popu­lation manque d’eau potable
- L’électricité (importée d’Israël et d’Egypte) est coupée de 8 à 12 heures par jour à plus de 100.000 foyers. Cette pénurie a des effets très dom­ma­geables sur les 500.000 étudiants sta­giaires ou en cours d’examen
- Pendant 5 jours l’UNRWA a du sus­pendre son pro­gramme d’aide huma­ni­taire des­tinée aux 750.000 réfugiés pales­ti­niens dans la bande de Gaza.
- Des mil­liers de civils doivent faire la queue pendant des heures pour acheter un peu de pain.
- Ce sont 45 bou­lan­geries qui ont été fermées à cause de la pénurie d’électricité et de gaz domes­tique. Elles consti­tuent 75 % de la totalité des bou­lan­geries de la bande de gaza. Les 18 bou­lan­geries encore ouvertes doivent tra­vailler au ralenti

- Le poste fron­tière de Rafah Inter­na­tional n’a été ouvert que 3 jours cette semaine pour laisser sortir 2.100 per­sonnes pour la plupart des patients et des étudiants et laisser rentrer chez eux 780 autres.

- Le poste fron­tière de Erez Beit Hanoun est resté fermé empê­chant tout contact avec la Cis­jor­danie et Israël en matière de soins médicaux, de com­merce ou de visites : Elles sont au moins 900 familles à n’avoir pas été auto­risées à rendre visite aux leurs empri­sonnés en Israël depuis le 6 juin 2007.

Les FOI ont imposé des res­tric­tions sup­plé­men­taires aux diplo­mates inter­na­tionaux, aux jour­na­listes et aux orga­ni­sa­tions huma­ni­taires inter­na­tio­nales concernant leur accès à la bande de gaza. Parmi ces der­nières, cer­taines d’entre elles sont inter­dites d’entrée.

Tou­jours concernant Erez Beit Hanoun : Les FOI ont encore abaissé la moyenne des patients auto­risés à aller se faire soigner en Israël ou en Cis­jor­danie. La moyenne est de 17 par jour, soit une baisse de 15 % par rapport au 1ER tri­mestre 2008

l'arrêt de la cen­trale élec­trique menace la vie de cen­taines de patients dans les hôpitaux palestiniens

- D’une façon générale les condi­tions sani­taires se sont dété­riorées à cause des blocs opé­ra­toires ne pouvant plus fonc­tionner par manque d’électricité et à cause de 94 médi­ca­ments de base man­quant. La vie d’au moins 30 tout jeunes bébés est menacée car leur temps de ges­tation a été réduit et des équi­pe­ments appro­priés, fonc­tionnant à l’électricité sont à l’arrêt Un patient est mort à un poste fron­tière parce que les FOI exi­geaient de lui qu’il dénonce des gens en échange de sa sortie de Gaza pour aller se faire soigner à l’extérieur. Ainsi, le nombre des Pales­ti­niens qui sont mort par refus des FOI de les laisser sortir ou par manque de médi­ca­ments s’élève à 47 dont 16 femmes et 10 enfants.

- L’approvisionnement en car­bu­rants et en fiouls par le poste fron­tière de Naha Ouz a consi­dé­ra­blement diminué : 19,6 % seulement des besoins jour­na­liers pour la cen­trale élec­trique. Seulement 4,1 % des besoins en essences, 2,9 % des besoins en fioul pour le secteur écono­mique et 4,8 % de gaz domestique.

- Les postes fron­tière assurant le com­merce entre la bande de Gaza et l’extérieur ont été fermé presque tous les jours de la semaine : seuls quelques appro­vi­sion­ne­ments d’aide huma­ni­taire ont pu tran­siter par Al Mentar Karni et par Karm Abu Salam.

- Alors que les accords d’Oslo ont fixé à 20 miles (37 km) la limite des eaux ter­ri­to­riales pales­ti­niennes, les FOI arrai­sonnent sys­té­ma­ti­quement tout bateau s’éloignant de plus de 6 miles de la côte

- La condition de vie de la popu­lation de la bande de Gaza s’est consi­dé­ra­blement dété­riorée. Les chô­meurs et ceux qui sont en dessous du seuil de pau­vreté ne cessent de croître de façon inquiétante