Gaza : L’effet boomerang

René Naba, dimanche 15 février 2009

« L’unique démo­cratie du Moyen orient » apparaît pro­gres­si­vement au regard des couches de plus en plus large de l’opinion mon­diale comme « l’état voyou N° 1 » de la scène internationale

Effet de boo­merang d’une rare vio­lence, l’ordonnateur de la des­truction de Gaza, Ehud Barak, n’a pas perçu les divi­dendes élec­toraux du bain de sang anti-​​palestinien et le caporal israélien Gilad Shalit demeure en cap­tivité, pri­sonnier du Hamas, le mou­vement isla­miste pales­tinien, celui-​​là même que le ministre israélien de la Défense pro­jetait de détruire en même temps que l’enclave palestinienne.

Le concepteur de l’opération « plomb durci », a été sévè­rement battu aux élec­tions israé­liennes le 10 février et le parti tra­vailliste, présumé socia­liste, relégué au bas de l’échiquier poli­tique, en 4ème position des partis der­rière même le parti de l’extrême droite xéno­phobe Avigor Liebermann.

Sa col­lègue des affaires étran­gères, Tzipi Livni est bien arrivée très légè­rement en tête de la consul­tation, selon les der­nières esti­ma­tions, mais son parti Kadima, présumé cen­triste, est battu en termes de voix de droite La coa­lition que l’ancienne agent du Mossad serait chargée de mettre sur pied pourrait ainsi se révéler pro­blé­ma­tique. Aucun centre de pros­pective, si pers­picace soit-​​il, aucun médium, si pres­cient fut-​​il, nul oracle n’avait prévu pareil lugubre épilogue à deux ans d’une san­glante épreuve de force qui s’est soldée dans sa phase finale par une bou­cherie acca­blante, mora­lement, pour l’Etat Hébreu.

Enjeu emblé­ma­tique de l’expédition punitive de Gaza (décembre 2008-​​janvier 2009), Gilad Shalit, a été capturé en juin 2006 alors qu’il était en opé­ration de guerre dans un ter­ri­toire considéré occupé par le Droit inter­na­tional. Sa libé­ration au besoin par la force consti­tuait l’objectif sou­terrain de l’offensive israé­lienne, le vœu secret des diri­geants israé­liens qui se pro­po­saient d’en faire leur trophée de guerre, prélude au triomphe élec­toral et au sacre poli­tique. Mille trois cents (1300) per­sonnes ont payé de leur vie cette fixation bel­li­ciste et près de cinq mille blessées, en majorité des femmes et des enfants, sans pour autant que les Israé­liens ne par­viennent à satis­faire leurs ambi­tions, ni à faire fléchir le Hamas.

Le cin­glant camouflet infligé ainsi à l’establishment poli­tique et mili­taire israélien a résonné comme une reten­tis­sante vic­toire psy­cho­lo­gique du mou­vement isla­miste pales­tinien, le pro­pulsant au fir­mament de la popu­larité à l’égal du mythique lanceur de chaus­sures irakien anti-​​Bush, Mon­tazer al-​​Zaïdy, ou du Hez­bollah libanais. Le KO tech­nique est incon­tes­table. Rien, ni per­sonne, nulle logo­machie si abon­dante soit-​​elle, aucune construction intel­lec­tuelle si tor­sadée soit-​​elle, ne saurait tra­vestir cette réalité : Gilad Shalit est tou­jours pri­sonnier de guerre du Hamas, pri­sonnier de guerre et non « otage » comme ont tendu à vouloir le pré­senter le « boni­menteur » Marek Halter et sa cohorte d’intellectuels fal­si­fi­ca­teurs affidés au judaïsme ins­ti­tu­tionnel français.

I-​​ Marek Halter, le boni­menteur [1]

Mettant à profit l’émotion sou­levée par la libé­ration d’Ingrid Betan­court, le 3 juillet 2008, Marek Halter s’est lancé, sans ver­gogne, dans une opé­ration de mys­ti­fi­cation de l’opinion publique fran­çaise en réclamant, depuis la tribune offi­cielle amé­nagée place du Tro­cadéro à Paris pour l’accueil de l’ancienne otage franco-​​colombienne, le lan­cement de « la phase II de libé­ration du dernier otage au monde, Gilad Shalit ».

Gilad Shalit est un cas exem­plaire de la confusion mentale, poli­tique et juri­dique dans laquelle baigne une frange des bi nationaux franco-​​israéliens et leurs nom­breux et bruyants par­tisans. Servant dans une armée d’occupation, il est pré­senté, contre toute vrai­sem­blance, comme un « otage ». Pis, sa famille invoque la natio­nalité fran­çaise de ce mili­taire israélien pour sol­li­citer la pro­tection diplo­ma­tique de la France, laquelle, toute honte bue, réclame sa libé­ration, non à l’Egypte, pays avec lequel elle co-​​préside pourtant « l’Union pour la Médi­ter­ranée », l’Egypte, l’intercesseur naturel entre Israé­liens et Pales­ti­niens, de sur­croît mandaté offi­ciel­lement par la Ligue arabe pour négocier la récon­ci­liation inter pales­ti­nienne, non à l’Egypte, mais à la Syrie, omettant de réclamer à Israël, d’une manière conco­mi­tante, la remise en liberté du bi national franco pales­tinien Salah Ham­mouri, un civil résidant en France, lui, incarcéré arbi­trai­rement par les Israé­liens, omettant de brider la colo­ni­sation ram­pante de la Palestine, le prin­cipal foyer du brasier.

La pro­tection diplo­ma­tique de la France s’accorde en principe uni­for­mément à tous les citoyens français indé­pen­damment de leurs croyances reli­gieuses ou de leurs ori­gines eth­niques. Une telle dis­parité de com­por­tement augure-​​t-​​elle d’une novation du principe répu­blicain de l’égalité citoyenne, ou, au contraire, suggère-​​t-​​elle la mise en œuvre d’une hié­rarchie au sein de la natio­nalité fran­çaise en fonction des croyances reli­gieuses du res­sor­tissant ou de la puis­sance du lobby de son pays d’origine ? Le cas Shalit renvoie, en tout cas, à un pré­cédent maté­rialisé par la nomi­nation d’un réser­viste de l’armée israé­lienne, Arno Klarsfeld, au poste de conseiller du ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, en pleine cam­pagne pré­si­den­tielle fran­çaise, en pleine guerre d’Israël contre le Liban, en juillet 2006. Au point que se pose la question de savoir si le recours à des réser­vistes de l’armée israé­lienne sanctionne-​​t-​​il la carence des com­pé­tences fran­çaises ou si le service mili­taire dans l’armée israé­lienne constitue-​​t-​​il désormais un passage obligé à des pro­mo­tions politico admi­nis­tra­tives en France, sans que cette nomi­nation, à relent déma­go­gi­quement élec­to­ra­liste, n’ait suscité la moindre inter­pel­lation ni au sein de la classe poli­tique ni au sein de la cor­po­ration journalistique.

Israël cher­cherait désormais à com­penser sa déroute morale en faisant droit impli­ci­tement aux exi­gences du Hamas, au motif que le mou­vement pales­tinien, désormais affaibli, ne saurait pro­fiter d’une libé­ration de pri­son­niers pales­ti­niens qu’il réclame en échange de Gilad Shalit. Il subor­don­nerait tou­tefois la levée du blocus de Gaza à la remise en liberté du pri­sonnier israélien, mais le Hamas ne l’entend pas de cette oreille, qui considère que Gilad Shalit, pri­sonnier de guerre, devrait être échanger contre plu­sieurs cen­taines de pri­son­niers pales­ti­niens détenus arbi­trai­rement. Le Hamas main­tient sa reven­di­cation intacte. Le vœu secret du mou­vement isla­mique est qu’il obtienne, dans cette tran­saction, la libé­ration de ses députés membres au par­lement pales­tinien, cap­turés en toute illé­galité par Israël, voire même des res­pon­sables poli­tiques tels Marwane Bar­ghouti (Fatah) et Ahmad Saadate (FPLP), les plus emblé­ma­tiques pri­son­niers pales­ti­niens, eux aussi arbi­trai­rement empri­sonnés par les Israé­liens. Israël pourrait être conduit à satis­faire cer­taines de ses reven­di­ca­tions pour atténuer quelque peu l’horrible image de sa pres­tation de Gaza. Un tel scé­nario, s’il venait à se pro­duire, consti­tuerait l’apothéose du Hamas et le cau­chemar d’Israël à l’effet de pul­vé­riser l’autorité du pré­sident pales­tinien Mahmoud Abbas tant sur la Cis­jor­danie que sur le Fatah, l’organisation mère de la résis­tance palestinienne.

L’histoire récente le montre : illus­tration d’une poli­tique erra­tique ou volonté de dis­cré­diter la seule autorité légale pales­ti­nienne inter­na­tio­na­lement reconnue, en vue de vider de sa sub­stance la repré­sen­ta­tivité pales­ti­nienne, Israël n’a jamais fait le moindre geste à Mahmoud Abbas, malgré les nom­breuses acco­lades du pré­sident de l’autorité pales­ti­nienne au premier ministre inté­ri­maire, Ehud Olmert, réservant les sub­stan­tiels échanges de pri­son­niers à ses adver­saires les plus résolus, le Hez­bollah libanais, libé­rateur du druze libanais Samir Qantar, le doyen des pri­son­niers arabes et le Hamas pales­tinien. Ce fait semble avoir échappé à la pers­pi­cacité de la cohorte cultu­reuse du pari­sia­nisme cal­feutré, toute obnu­bilée par sa célé­bration quo­ti­dienne du génie poli­tique et de l’audace mili­taire de l’establishment israélien, sans prendre conscience de l’érosion de l’image d’Israël.

II-​​ Soumoud, l’enracinement et l’endurance de « la Palestine, une nation en mor­ceaux » (2)

La force du Hamas, et au delà, de l’ensemble du peuple pales­tinien, malgré ses divi­sions, en dépit du trau­ma­tisme que repré­sente la spo­liation de son identité nationale, réside en un mot : Soumoud, un bor­bo­rygme barbare pour les non – ara­bi­sants, qui résume à lui seul le long cal­vaire pales­tinien et le combat de ce peuple vers la liberté et la dignité. Notion de syn­thèse faite d’enracinement à la terre, de résis­tivité, de pri­vation et d’endurance face à l’occupation israé­lienne, un témoin de premier plan en fait la des­cription cli­nique, démon­trant les mul­tiples aspects de ce Soumoud, dans un ouvrage qui constitue une com­pi­lation de ses chro­niques quo­ti­diennes sur le terrain même des épreuves pales­ti­niennes. Cor­res­pondant du journal Le Monde à Ramallah, en poste depuis six ans en Cis­jor­danie, en Palestine occupée, Ben­jamin Barthe, prix Albert Londres 2008, est un parfait contre exemple des boni­men­teurs et falsificateurs.

En obser­vateur avisé d’une période cru­ciale qui va de 2002 à 2008, c’est-à-dire de la deuxième Intifada à l’échec du pro­cessus de paix, il analyse les res­sorts pro­fonds de l’irrésistible ascension du Hamas, la nou­velle bête noire de l’Occident, à la lumière de l’asphyxie de Gaza et du déman­tè­lement de la Cis­jor­danie. Cette « Palestine, une nation en mor­ceaux » (1), c’est le titre de son ouvrage, est cimentée par un seul mot d’ordre, soutient-​​il, Soumoud, un impé­ratif qui main­tient vivante l’identité pales­ti­nienne. L’impératif d’un peuple et d’« un pays sans fron­tières, ni état aux racines pro­fondes, à l’histoire récente ». Une notion dont devrait se pénétrer tous les consu­mé­ristes de la société d’abondance, les trans­fuges de gauche d’André Glucksman, nul­lement incommodé par la dis­pro­portion de l’offensive, à Alexandre Adler, ultra­sen­sible envers les vic­times israé­liennes mais inerte pour les Pales­ti­niens, sans doute moins humain que ses core­li­gion­naires, en passant par le sophiste Bernard Henry Lévy, le chantre de la libé­ration du peuple pales­tinien par l’armée d’occupation israélienne.

Le temps his­to­rique n’est pas réduc­tible au temps média­tique. Israël, durant le premier demi-​​siècle de son indé­pen­dance (19482000), a été vic­to­rieux dans toutes les guerres qui l’ont opposé aux armées conven­tion­nelles arabes, mais la ten­dance s’est inversée depuis le début du XXI me siècle, avec la mise en oeuvre de la stra­tégie de la guerre asy­mé­trique. Toutes ses confron­ta­tions mili­taires avec ses adver­saires arabes se sont depuis lors soldées par des revers mili­taires, que cela soit au Liban, en 2006, contre le Hez­bollah chiite libanais, ou en 2008, à Gaza, en Palestine, contre le Hamas sunnite palestinien.

Long­temps sous la coupe des états arabes, les Pales­ti­niens ont livré dans leur ghetto de Gaza, en décembre 2008, leur pre­mière guerre indé­pen­dante de toute tutelle. Désas­treux sur le plan humain pour les Pales­ti­niens, ce combat soli­taire et soli­daire de toutes les for­ma­tions de la gué­rilla, y compris le Fatah de Mahmoud Abbas, et les for­ma­tions mar­xistes, a néan­moins suscité un regain de sym­pathie inter­na­tionale envers la reven­di­cation nationale pales­ti­nienne et placé sur la défensive les gou­ver­ne­ments arabes. Désas­treuse pour les Israé­liens, sur le plan moral, l’expédition punitive israé­lienne conti­nuera de pro­duire ses effets cor­rosifs aussi long­temps que les pays occi­dentaux feront l’impasse sur les vio­la­tions israé­liennes au pré­texte d’assurer « la sécurité d’Israël » et de le ravi­tailler en armes, sans prendre en compte l’insécurité que son bel­li­cisme débridé génère à son envi­ron­nement, ni brider la colo­ni­sation ram­pante de la Palestine, aussi long­temps qu’ils conti­nueront de témoigner de leur man­suétude à l’égard de leur gen­darme régional, géné­rateur en chef du Hamas par qua­rante ans d’occupation illégale et abusive de la bande de Gaza, ancien­nement sous sou­ve­raineté égyptienne.

Le Liban et la Palestine ne sau­raient avoir pour vocation servir de défouloir aux enjeux élec­toraux des diri­geants israé­liens, Shimon Pérez, en 1996, à Cana, et Ehud Barak à Gaza, en 2008. L’opération « raisins de la colère » a pré­cipité dans la débâcle le chef du parti tra­vailliste d’alors, le « Prix Nobel de la Paix, Shimon Pérez, à la suite du bom­bar­dement d’un site des « Casques Bleus » de l’Onu dans cette localité du sud Liban, le 18 avril 1996, et le mas­sacre de 102 enfants qui s’y étaient réfugiés. L’opération « plomb durci » a été, elle, fatale à son suc­cesseur Ehud Barak, à la suite du bom­bar­dement d’une école de l’UNRWA, l’office des Nations unies pour le secours aux réfugiés pales­ti­niens, en janvier 2009, à Gaza.

, au point que des pays euro­péens, habi­tuel­lement favo­rables à Israël, ont bravé un tabou, en actionnant en justice des diri­geants israé­liens pour « crimes de guerre ». Cela a été le cas de la Bel­gique, en l’an 2.000, contre Ariel Sharon, ministre de la Défense à l’époque des faits, pour les mas­sacres des camps pales­ti­niens de Sabra Chatila (Bey­routh 1982). Cela est aujourd’hui le cas en Espagne pour Benyamin Ben Eliezer, son suc­cesseur au ministère de la Défense, pour­suivi pour « crimes contre l’humanité » pour un mas­sacre de Pales­ti­niens à Gaza, dix ans plu tard, en 2002

Certes Gaza a été détruite, comme aupa­ravant les chefs his­to­riques du Hamas, Cheikh Ahmad Yacine et Abdel Aziz Ran­tissi avaient été éliminés par voie « extra judi­ciaire », à un mois d’intervalles, en mars et avril 2004, mais l’ordonnateur de leur mise à mort et des mas­sacres des camps pales­ti­niens de Sabra Chatila, dans la ban­lieue sud-​​ouest de Bey­routh, en sep­tembre 1982, Ariel Sharon, s’est retrouvé, lui, plongé dans un état végé­tatif neuf mois après son forfait, trans­formé en un « mort-​​vivant » dont plus per­sonne ne se soucie, dont aucune per­son­nalité inter­na­tionale en visite en Israël ne fait le détour pour s’enquérir de son état de santé, com­plè­tement « zappé » des écrans de la vie. Mais le Hamas a survécu à Ariel Sharon, à son suc­cesseur Ehud Olmert, au tandem ultra faucon Ehud Barak (Défense) Tzipi Livni (Affaires étran­gères), à leur parrain col­lectif George Bush. Gilad Shalit est la victime de son propre camp, du zèle de ses rhé­teurs impé­ni­tents, qui à l’abri du risque, ins­tru­men­ta­lisent la com­mu­nau­ta­ri­sation de la vie publique fran­çaise, gage de leur survie et de leur magistère média­tique. Pour que son incar­cé­ration soit abrégée, celle de Marwane Bar­ghouti doit l’être aussi.

Gageons qu’au sein de l’intelligentsia fran­çaise, si propice à tous les embal­le­ments, nom­breux vont désormais réclamer la libé­ration de l’« otage » Bar­ghouti pour faci­liter la libé­ration de leur « otage » Shalit, œuvrer afin que les patho­logies contractées en Europe ne soient trans­posées en terre d’Orient, inciter ainsi Israël à prôner la lucidité et non la cécité, la coexis­tence non l’enfermement, la convi­vialité non l’emmurement, en un mot pré­venir la trans­for­mation d’Israël en ghetto et la Palestine en bantoustan.

Le prix fort que devra payer Israël pour la libé­ration de Gilad Shalit a été rendu plus coûteux du fait des « boni­ments » de Marek Halter, un homme dont « la stricte vérité n’est pas le souci premier », qui affirme « avoir fui par les égouts le ghetto de Var­sovie », conduisant « res­capés et his­to­riens à s’insurger » contre ce fait : « la confection des témoi­gnages inventés de toutes pièces, (de sur­croît mal inventés car ils ne cor­res­pondent pas à la réalité des événe­ments) empoi­sonne aussi bien l’image du passé que les recherches concernant ce passé », tran­chera avec dédain Michel Borwicz, un his­torien juif polonais, dans une condam­nation sans appel des pro­cédés de Marek Halter [2].

La fal­si­fi­cation des faits his­to­riques relève du révi­sion­nisme, un fait sévè­rement sanc­tionné en France. Il serait déplo­rable que ceux qui en ont été les vic­times y suc­combent à leur tour [3]. Cela vaut pour l’affaire Gilad Shalit, comme pour l’ensemble du récit palestinien.

[1] "Marek Halter, le boni­menteur" par Piotr Smolar, Revue XXI (Edi­tions les Arènes), 4me tri­mestre 2008

[2] "Palestine, une nation en mor­ceaux" par Ben­jamin Barthe - Edi­tions du Cygne, Janvier 2009.

[3] Selon l’organisation paci­fiste israé­lienne « La paix main­tenant », le nombre des colonies a aug­menté de 57% en 2008 par rapport à 2007, 61 pour cent des colonies ont été édifiées dans le péri­mètre de la « bar­rière de sécurité » et 39 pour cent à l’extérieur. Le nombre des colons est passé de 270.000 en 2007 à 285.000 en 2008, soit une aug­men­tation de 15.000 colons en un an. Ce chiffre ne tient pas compte des colonies à la péri­phérie de Jéru­salem qui comptent 200.000 habi­tants. Cf. « George Mit­chell veut conso­lider la trêve à Gaza », de Michel Bôle-​​​​Richard, le Monde du 29 janvier 2009