Fin du siège de Gaza !

IJAN, vendredi 5 décembre 2008

I J A N (Inter­na­tional Jewish Anti­Zionist Network) appelle les ins­ti­tu­tions, les mou­ve­ments, les acti­vistes et toux ceux qui sou­tiennent la justice à exiger la fin du siège de Gaza par Israël.

Les Pales­ti­niens de la bande de Gaza sont menacés d’une crise huma­ni­taire créée par un blocus écono­mique qui dure depuis deux ans, lequel a exa­cerbé les effets de soixante ans d’une oppression colo­niale impi­toyable. Au cours des deux der­nières semaines, le blocus de toute four­niture ali­men­taire et médicale a élevé cette crise huma­ni­taire à un niveau tel qu’il sonne l’heure de la menace d’une des­truction totale.

Nous sommes indignés mais non surpris de cette escalade. Comme cela a été annoncé par des auteurs poli­tiques comme Ilan Pappe et Toufic Haddad, le désen­ga­gement uni­la­téral israélien de Gaza a préparé le terrain. Après le retrait, Israël a maintenu le contrôle des fron­tières de Gaza, de l’espace aérien et de l’espace maritime, isolant ainsi le ter­ri­toire pra­ti­quement et poli­ti­quement. Cela s’est pour­suivi avec le soutien incon­di­tionnel des Etats-​​Unis et de leurs alliés et la com­plicité d’une large partie de la com­mu­nauté inter­na­tionale, y compris des voisins de Gaza.

On peut com­parer les aver­tis­se­ments sur Gaza à d’autres dans l’histoire. Ainsi le grand poète yiddish Mor­dekhai Gebirtig, a écrit son fameux poème "S’Brent" (ça brûle) en 1938, après le pogrom de 1936 à Przytyk, aver­tissant de la catas­trophe qui s’abattra sur les Juifs d’Europe.

La fin du cessez-​​le-​​feu entre Israël et le HAMAS – la jus­ti­fi­cation israé­lienne pour la reprise des hos­ti­lités – a été en fait pro­voquée par Israël pendant les élec­tions pré­si­den­tielles aux USA. En toute mau­vaise foi, Israël a attaqué des civils de Gaza et argué ensuite de la riposte pales­ti­nienne pour jus­tifier cet accrois­sement de souf­france. Les agis­se­ments d’Israël à Gaza sont une attaque contre la vie elle-​​même, une forme de punition col­lective et un crime contre l’humanité inacceptable.

Israël a retenu la leçon du gou­ver­nement nazi à Var­sovie et autres régimes d’oppression. En kid­nappant et retenant en otage des tra­vailleurs de l’aide huma­ni­taire et des obser­va­teurs inter­na­tionaux des droits humains. Israël empêche les témoi­gnages et les infor­ma­tions sur ce qui se passe à Gaza.

La der­nière démons­tration de vio­lence par Israël et le mépris arrogant des leaders israé­liens envers l’humanité du peuple de Gaza et ainsi envers l’humanité de nous tous, devraient convaincre les ins­ti­tu­tions, les orga­ni­sa­tions non gou­ver­ne­men­tales, les groupes animés par la foi et tous les êtres conscients d’intervenir immédiatement.

Ceux qui ont soutenu le refus d’Israël de recon­naître l’élection démo­cra­tique du gou­ver­nement HAMAS devraient main­tenant com­prendre qu’affamer Gaza est la consé­quence inévi­table de ce soutien.

Stop à l’encerclement et au blocus de Gaza !

Stop à la prise en otage des inter­ve­nants huma­ni­taires et des obser­va­teurs des droits humains.

Seule une cam­pagne de boycott, dés­in­ves­tis­sement et sanc­tions contre Israël à une chance de mettre fin à la vio­lence israélienne.

Si l’artiste et révo­lu­tion­naire juif Mor­dekhai Gebirtig vivait aujourd’hui, il écrirait "S’Brent" pour Gaza.