Festival « Naplouse nous t’aimons », un défi réussi

Haji Youssef, mardi 26 septembre 2006

Du 19 au 21 sep­tembre 2006 sur l’esplanade de l’Université Al Najah de Naplouse, plus de 20 000 per­sonnes ont visité les espaces d’exposition et assisté aux confé­rences et repré­sen­ta­tions artis­tiques. Toutes les pré­vi­sions des orga­ni­sa­teurs ont été dépassées.

Cela fait plus de 5 ans que Naplouse n’avait pas accueilli un événement de cette ampleur. Les habi­tants de cette ville sont venus en masse, avec leur famille, pour découvrir les indus­tries pales­ti­niennes qui ont ras­semblé 60 expo­sants de sec­teurs aussi variés que l’agroalimentaire, le phar­ma­ceu­tique, la télé­phonie et des métiers du livre et de l’impression.

Un espace asso­ciatif a mis en valeur les savoir-​​faire tra­di­tionnels au niveau du tissu, de la pro­duction de l’huile dolives, des savons et des conserves.

Chaque jour Rim Al Bana, la chan­teuse pales­ti­nienne de Nazareth, invitée d’honneur du fes­tival, a pré­senté ses chansons dédiées aux détenues et à la mémoires des enfants vic­times de l’occupation. Elle a été accom­pagnée par des groupes musicaux, de danses tra­di­tion­nelles et de théâtre, pro­venant de Naplouse et des camps et vil­lages aux alen­tours.

Le Consul Général de France, qui est resté plus de 6 heures au fes­tival, a exprimé sa satis­faction de voir le potentiel écono­mique et culturel de la Palestine ras­semblé dans ce fes­tival.

Des repré­sen­tants français, des ONG et asso­cia­tions (Tech-​​Dev, Les amis de Darna, Euro­pa­lestine, la société France Palestine Import), ont par­ticipé aux confé­rences et aux débats avec le public afin de montrer que nom­breux sont les Euro­péens qui refusent les poli­tiques d’embargo contre ce peuple sous occu­pation.

Faire le choix d’acheter des pro­duits pales­ti­niens en France, permet aux consom­ma­teurs de sou­tenir concrè­tement les Pales­ti­niens dans leur lutte pour la pré­ser­vation de leur terre et pour le droit au travail.

Des ONG comme Andines et la plate forme du com­merce équi­table ont envoyé des mes­sages de soutien à cette mani­fes­tation.

Le cycle de confé­rences, qui s’est déroulé tout au long des trois jours du fes­tival, avait pour objectif de mieux connaître l’économie pales­ti­nienne, ses obs­tacles, ses poten­tia­lités, et de pro­poser des alter­na­tives au modèle écono­mique dominant, tel que le com­merce équi­table.

Les inter­ve­nants (uni­ver­si­taires, indus­triels, ONG, repré­sen­tants ins­ti­tu­tionnels, Pales­ti­niens et Français) ont parlé de la situation de l’industrie pales­ti­nienne, de ses réa­lités et de ses pers­pec­tives d’avenir ; des échanges com­mer­ciaux entre la France et la Palestine, du concept de com­merce équi­table, et des expé­riences pales­ti­niennes et inter­na­tio­nales dans ce domaine, de l’importance de la qualité et de la com­mer­cia­li­sation des pro­duits pales­ti­niens, et enfin (de la place stra­té­gique) de la culture en tant vecteur économique.

C’est à lini­tiative de DARNA, maison des asso­cia­tions pour lini­tiative des jeunes et des citoyens à Naplouse, et l’Union des Indus­tries Pales­ti­niennes que ce fes­tival a eu lieu comme un hymne aux autres formes de résis­tance que sont la pro­duction et la consom­mation du produit Made in Palestine et la résis­tance cultu­relle à une occu­pation qui tend à effacer la pré­sence même du Pales­tinien sur sa terre.

Naplouse le 23÷09÷06 Haji Youssef

Guide des expo­sants, rapport des confé­rences sur le site www​.darna​-nablus​.ps