Empê­chons l’entrée d’Israël dans l’OCDE ! Des orga­ni­sa­tions du Col­lectif national appellent à un ras­sem­blement devant l’OCDE lundi 10 mai à 18H30 *

Afps, mardi 4 mai 2010

Une cam­pagne de mels massive est indis­pen­sable très rapi­dement pour convaincre les pays euro­péens qui res­pectent encore le droit inter­na­tional de ne pas laisser entrer dans le riche club occi­dental un Etat qui le bafoue quotidiennement.
Un ras­sem­blement est organisé le 10 mai au car­refour des rues André Pascal, Henri de Bornier et de la rue de Fran­que­ville (Paris 16ème) - Métro La Muette (Ligne 9). Ce ras­sem­blement est initié dans le cadre du Col­lectif National pour une Paix Juste et Durable entre Pales­ti­niens et Israéliens

Un mauvais coup se trame dans notre dos. Le club des trente pays les plus riches, l’Organisation de coopé­ration et de déve­lop­pement écono­miques (OCDE), s’apprête ( en ce mois de mai) à accueillir en son sein Israël avec les ter­ri­toires arabes qu’il occupe.

Cette décision, alors même que l’Etat israélien relance la colo­ni­sation tout en sabotant les efforts de paix, amé­ri­cains comme euro­péens, est une pro­vo­cation. Il faut tout faire pour l’empêcher.

Si la France est, comme tou­jours depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, favo­rable à ce res­ser­rement des liens avec Israël, d’autres pays membres - notamment le Mexique, la Turquie, la Suède, la Bel­gique et la Suisse - hésitent à franchir ce pas. A nous de les convaincre, en les inondant de mels et de fax : un seul refus suffira à bloquer l’adhésion d’ Israël.

Vous trou­verez ci-​​dessous la position de l’AFPS, un modèle de lettre en anglais et en français aux ambas­sa­deurs des trente Etats membres de l’OCDE et une liste d’adresses mels.

Faites passer ce message le plus largement possible.

APPEL du Col­lectif National pour une Paix Juste et Durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens à faire barrage à l’entrée d’Israël à l’OCDE.

Le Col­lectif National, indigné par la pers­pective de l’intégration d’Israël à l’OCDE, tient à sou­ligner qu’Israël est un Etat qui s’est mis hors la loi à de nom­breux titres : l’occupation et la colo­ni­sation illé­gales de ter­ri­toires pales­ti­niens depuis 1967 ; des crimes de guerre, au Liban et à Gaza notamment, ainsi que l’indique le rapport Gold­stone voté par l’Assemblée Générale des Nations Unies ; d’innombrables vio­la­tions des droits humains, des accords et conven­tions signés par lui, dont l’accord d’association avec l’UE, les conven­tions de Genève sur les pri­son­niers ; l’édification d’un mur d’annexion, en grande partie à l’intérieur des ter­ri­toires qu’il occupe, mur dont la Cour de Justice Inter­na­tionale a dénoncé l’illégalité et demandé la démolition.

L’entrée d’Israël à l’OCDE revien­drait au blan­chiment de toutes ces vio­la­tions par les Etats membres de l’OCDE. Mais plus grave encore peut-​​être, l’OCDE, orga­ni­sation de déve­lop­pement et de coopé­ration écono­mique, en défi­nissant un « ter­ri­toire écono­mique israélien » qui inclut le Golan syrien occupé, les ter­ri­toires pales­ti­niens de Cis­jor­danie occupés, et Jéru­salem Est illé­ga­lement annexée, prend l’extraordinaire res­pon­sa­bilité, hors de son champ de com­pé­tence, d’entériner les annexions pures et simples d’Israël, et de pré­dé­ter­miner les fron­tières poli­tiques d’Israël contre toutes les règles et les normes de la légis­lation inter­na­tionale. Ainsi l’OCDE fran­chirait une étape très dan­ge­reuse pour l’ensemble du monde en recon­naissant l’inacceptable état de fait créé par Israël sur le terrain par la vio­lence, mais aussi en par­ti­cipant au déman­tè­lement du droit inter­na­tional auquel nous sommes très attachés comme garant de la paix.

Le Col­lectif National appelle les citoyens à adresser en nombre la lettre ci-​​annexée aux repré­sen­tants des pays membres auprès de l’OCDE dont les adresses élec­tro­niques jointes, ainsi qu’au Ministère des Affaires Etrangères.

Modèle de lettre aux ambassadeurs

à personnaliser à votre gré :

Mister Ambassador,

This very month, the Orga­ni­zation for Eco­nomic Co-​​operation and Deve­lopment (OECD) is expected to decide on Israeli mem­bership. Now, Israel’s lack of respect of human rights and inter­na­tional law and its ten­dency to obs­truct any rea­listic peace process is met with wides­pread inter­na­tional cri­ticism. Despite the cri­ticism, this state has repea­tedly shown that it has no intention to modify its policy. On the contrary, Israel continues its unlawful policies without having to face any real, concrete conse­quences. In contrast to the sta­te­ments and condem­na­tions by words of mouth, Israel is given « special treatment » in inter­na­tional politics and co-​​operations, special treatment lacking any jus­ti­fi­cation. A granted mem­bership to the OECD would be another example of this special treatment, and a way to encourage Israël to keep on its denial of the rule of law and of peace.

We believe that there are many reasons to deny Israel mem­bership in the OECD, including :

The pro­duction in the occupied ter­ri­tories is in conflict with inter­na­tional law, and the European Court of Justice cla­rified as recently as February that pro­ducts from the West Bank cannot be clas­sified as Israeli. In the figures forming the basis for the decision on mem­bership, no dis­tinction has been made with regards to place of pro­duction. Instead of being punished for crimes under inter­na­tional law, the figures benefit Israel. To welcome Israël in such condi­tions, would be a de facto recog­nition of the « Eretz Israël » concept. This is unthin­kable for anyone who wants to reach peace by the rule of law.

According to the OECD convention the member coun­tries must share a com­mitment to the rule of law and the respect of human rights. Several of the current member coun­tries have claimed repea­tedly that this com­mitment is not shared by the Israeli authorities.

In the text of the convention one can read that co-​​operation makes a vital contri­bution to pea­ceful and har­mo­nious rela­tions among the peoples of the world. The member coun­tries have on several occa­sions expressed cri­ticism that Israel’s actions are coun­ter­pro­ductive to the deve­lopment of such rela­tions. As recently as March, the US, EU, Russia and the UN issued a joint condem­nation of Israel’s policies in Jeru­salem, claiming that these policies undermine the peace process. The Israeli ignore the cri­ticism with com­plete impunity.

We the­refore urge you to act in order to reverse the expected positive res­ponse to the Israeli mem­bership appli­cation, which would be received as an encou­ra­gement to Isarêl to keep on acting against peace. Each country has a right to veto avai­lable. We urge you to make use of it, in accor­dance with other country repre­sen­ta­tives if possible.

We look forward to receiving your reply, which we expect to be a positive one, and of which we will keep our activist members informed.

Yours faithfully.

Signature : [1]

Adressez vos courriers à :

France
 Représentant auprès de l’OCDE

dfra.ocde-paris@diplomatie.gouv.fr

Telephone : +33 (0)1 43 17 57 50


Fax : +33 (0)1 43 17 58 02 MAE

Belgique

parisocde@diplobel.fed.be

Telephone : + 33 (0)1 56 75 34 50


Fax : +33 (0)1 56 75 34 70

Grèce


Telephone : +33 (0)1 45 02 24 10


Fax : +33 (0)1 45 00 71 55

13
Fax : +33 (0)1 44 17 67 70

Mexique



mexico.contact@oecd.org

Tel : (5255) 91 38 62 33

Fax : (5255) 52 80 04 80

Norvège

oecd.paris@mfa.no

Telephone : +33 (0)1 45 24 97 84


Fax : +33 (0)1 45 20 08 82

Suède


oecd-del.paris@foreign.ministry.se

Telephone : +33 (0)1 45 24 98 60


Fax : +33 (0)1 45 24 18 34

Suisse


vertretung@pao.rep.admin.ch

Telephone : +33 (0)1 49 55 74 50

Fax : +33 (0)1 45 51 01 49

Turkey

turkdel.oecd@mfa.gov.tr

Telephone : +33 (0)1 42 88 50 02


Fax : +33 (0)1 45 27 28 24

[1] en français :

Monsieur l’Ambassadeur,

Ce mois-​​​​ci, l’Organisation de Coopé­ration et de Déve­lop­pement Écono­mique doit se pro­noncer sur la can­di­dature d’Israël. Or le manque total de respect de l’Etat israélien pour les droits humains et le droit inter­na­tional ainsi que son obs­truction à tout pro­cessus de paix ont fait l’objet de nom­breuses cri­tiques inter­na­tio­nales. Cependant, cet Etat a montré de façon répétée qu’il n’a en rien modifié pour autant sa poli­tique malgré ces cri­tiques. Tout au contraire il poursuit sa poli­tique illégale sans avoir à affronter aucune consé­quence réelle qui soit concrète. Par contraste avec les réso­lu­tions et les condam­na­tions ver­bales dont il fait l’objet, Israël reçoit donc un « trai­tement spécial » sur le plan de la poli­tique, un trai­tement que rien ne jus­tifie. Lui offrir de devenir membre de l’OCDE serait un exemple de plus de ce trai­tement spécial, et une façon de l’encourager dans son déni du droit et de la paix.

A ces raisons majeures nous pensons qu’il en existe de nom­breuses autres pour refuser l’adhésion d’Israël à l’OCDE, parmi lesquelles :

La prise en compte de la pro­duction dans les ter­ri­toires occupés viole le droit inter­na­tional, et pas plus tard qu’en février dernier, la Cour de Justice des Com­mu­nautés Euro­péennes a rappelé clai­rement que les pro­duits des colonies ne peuvent en aucun cas être consi­dérés comme des pro­duits israé­liens. Dans les chiffres qui servent de fon­dement à la demande d’adhésion, il n’y a aucune dis­tinction en fonction de la zone de pro­duction : ces para­mètres écono­miques incluent les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés de Cis­jor­danie et du plateau du Golan syrien. Accepter cette adhésion, dans ces condi­tions, ce serait accepter de fait l’idée du « Grand Israël ». Ce n’est pas conce­vable pour qui­conque veut la paix par le droit.

D’après la convention de l’OCDE, les Etats membres doivent par­tager un même enga­gement à res­pecter le droit inter­na­tional et le respect des droits de l’homme. Plu­sieurs des membres actuels de l’OCDE ont exprimé de façon répétée que cet enga­gement n’est pas partagé par les dirigeants israéliens.

Dans le texte de la convention on peut lire que la coopé­ration est une contri­bution majeure aux rela­tions paci­fiques et har­mo­nieuses entre les peuples du monde. Les Etats membres ont, à plu­sieurs reprises, cri­tiqué les actions d’Israël au motif qu’elles sont contre-​​​​productives vis-​​​​à-​​​​vis du déve­lop­pement de telles rela­tions. Pas plus tard qu’en mars, les Etats-​​​​Unis, l’Union Euro­péenne, la Russie et les Nations Unies ont publié une condam­nation commune de la poli­tique israé­lienne à Jéru­salem. Les diri­geants de ce pays ignorent ces décla­ra­tions en toute impunité.

Nous vous prions donc ins­tamment d’agir de façon à inverser la réponse positive attendue à la demande d’adhésion d’Israël qui serait com­prise comme un encou­ra­gement à ses entre­prises qui tournent le dos à la paix. Chaque pays membre de l’OCDE dispose en la matière d’un droit de veto concernant ce type de décision. Nous vous demandons de l’utiliser, si pos­sible avec d’autres Etats membres.

Dans l’attente de votre réponse, que nous espérons positive, et dont nous tien­drons nos mili­tants informés, nous vous prions de croire en nos salutations distinguées.

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